Au quartier-général à Milan, le 13 vendémiaire an 5 (4 octobre 1796).
_Au citoyen Garreau, commissaire du gouvernement._
Nous avons le plus grand besoin d'argent, soit à l'armée, soit en
France: je crois donc qu'il faudrait que vous prissiez ce soir des
mesures pour faire ramasser le plus qu'il sera possible des sommes sur
les créances de la chambre, les capitaux de l'archiduc et les créances
connues sous le nom de Rivellet: ces trois objets pourront nous être
d'une grande ressource, et vous savez que nous avons besoin de ne rien
épargner.