Au quartier-général à Milan, le 14 vendémiaire an 5 (5 octobre 1796).
_Au cardinal Mattei._
Les circonstances dans lesquelles vous vous êtes trouvé, Monsieur,
étaient difficiles et nouvelles pour vous; c'est à cela que je veux bien
attribuer les fautes essentielles que vous avez commises. Les vertus
morales et chrétiennes que tout le monde s'accorde à vous donner, me
font désirer vivement que vous vous rendiez dans votre diocèse.
Assurez tous les ministres du culte et les religieux des différentes
congrégations, de la protection spéciale que je leur accorderai, toutes
les fois cependant qu'ils ne se mêleront pas des affaires politiques des
nations.