BONAPARTE.

Au quartier-général à Brescia, le 1er fructidor an 4 (18 août 1796).

_Au général Kellermann._

Nous sommes dans des circonstances, mon cher général, où nous avons le

besoin le plus urgent de troupes.

Les maladies nous mettent tous les jours beaucoup de monde aux hôpitaux,

je vous prie donc de ne pas perdre un seul moment, et d'activer la

marche des troupes le plus qu'il vous sera possible. Le moindre retard

peut être dangereux et produire le plus mauvais effet.

Wurmser reçoit à chaque instant de nouveaux renforts. Je compte, mon

cher général, sur votre zèle ordinaire, et je vous prie de recevoir mes

complimens pour les peines que vous n'avez cessé de vous donner.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 510 / 899 题