Au quartier-général à Brescia, le 1er fructidor an 4 (18 août 1796).
_Au général Kellermann._
Nous sommes dans des circonstances, mon cher général, où nous avons le
besoin le plus urgent de troupes.
Les maladies nous mettent tous les jours beaucoup de monde aux hôpitaux,
je vous prie donc de ne pas perdre un seul moment, et d'activer la
marche des troupes le plus qu'il vous sera possible. Le moindre retard
peut être dangereux et produire le plus mauvais effet.
Wurmser reçoit à chaque instant de nouveaux renforts. Je compte, mon
cher général, sur votre zèle ordinaire, et je vous prie de recevoir mes
complimens pour les peines que vous n'avez cessé de vous donner.