Au quartier-général à Brescia, le 1er fructidor an 4 (18 août 1796).
_Au chef de l'état-major._
Les chefs de corps remettront aux généraux de division sous qui ils se
trouvent, la note des officiers absens, et spécialement de ceux qui se
trouveraient à Milan, Brescia et Plaisance.
2°. Ceux qui seraient à Brescia, à Milan et à Plaisance sans permission
et qui se trouvent absens depuis plus de quarante-huit heures, seront
sur-le-champ destitués par le général de division, qui en enverra à cet
effet la note au chef de l'état-major.
3°. Le général de division se fera rendre compte de ceux qui sont
absens par permission, révoquera les permissions qui ne seraient pas
indispensables au service. Il fixera dans cette révocation le jour où
l'officier doit rejoindre son corps, sous peine de destitution.
4°. Les commandans de Milan, de Brescia et de Plaisance feront publier
dans la ville et consigner aux portes, que tout militaire, quel qu'il
soit, même blessé, ait à se faire inscrire à l'état-major de la place.
5º. La municipalité n'accordera aucun billet de logement que sur le visa
du commandant de la place.
6°. La municipalité remettra, tous les cinq jours, la liste des
officiers logés dans la ville, avec le jour de leur arrivée. Les
commandans des places enverront un double de cet état à l'état-major
général.
7°. Ils feront arrêter tous les officiers qui se trouveraient dans leur
ville sans une permission des chefs de corps, visée par le général de
division.
8°. Ceux qui auraient des raisons réelles de service qui autorisassent
leur séjour dans une de ces places, auront de l'état-major de la place
un billet qui les autorisera à rester tant de jours.
9º. Tout officier qui sera surpris dans une de ces places six heures
après l'expiration de sa permission sera arrêté, et il en sera rendu
compte au général de division sous lequel se trouve son corps.