Au quartier-général à Brescia, le 26 thermidor an 4 (12 août 1796).
_Au sénat de Bologne_.
J'apprends, messieurs, que les ex-jésuites, les prêtres et les religieux
troublent la tranquillité publique.
Faites-leur connaître que dans le même temps que la république française
protège la religion et ses ministres, elle est inexorable envers ceux
qui, oubliant leur état, se mêlent des affaires publiques ou civiles.
Prévenez les chefs des différentes religions que la première plainte
qui me sera portée contre les religieux, j'en rendrai tout le couvent
responsable, je les chasserai de la ville, et je confisquerai leurs
biens au profit des pauvres.