Au quartier-général à Brescia, le 25 thermidor an 4 (12 août 1796).
_Au citoyen Cacault, à Rome._
Le pape a envoyé un cardinal légat à Ferrare, dans le temps qu'il
croyait sans doute les Français perdus. Cela est-il conforme au traité
d'armistice que nous avons signé? Les bourgeois de Ferrare ont refusé
de le recevoir. Je viens de donner l'ordre à ce cardinal de se rendre
sur-le-champ au quartier-général.
Vous recevrez une lettre de la municipalité de Ferrare qui paraît être
d'accord avec M. d'Azara; c'est donc une affaire finie. Je vous envoie
en conséquence les deux pièces authentiques que le ministre m'avait
envoyées.
Le premier convoi d'argent n'est pas encore arrivé: tout va bien
lentement. Il paraît qu'il y a beaucoup de mauvaise foi. Surveillez, et
instruisez-moi; envoyez des hommes affidés pour savoir ce qui se fait à
Naples et ce qui s'y est fait pendant nos opérations militaires. Je vous
enverrai des relations et des adresses qui vous feront plaisir, et vous
mettront au fait de ce qui s'est passé.