BONAPARTE.

Au quartier-général à Brescia, le 25 thermidor an 4 (12 août 1796).

_À M. le chevalier d'Azara, à Rome._

J'ai reçu, monsieur, plusieurs lettres de vous, auxquelles les

circonstances et mes occupations ne m'ont pas permis de répondre aussi

promptement que j'aurais voulu.

Cacault vous remettra les deux pièces authentiques que vous m'avez

envoyées, avec une lettre de la municipalité de Ferrare: vous y verrez

que c'est une affaire arrangée.

On m'assure que la cour de Rome vous a demandé de lui prouver que la

France était érigée en république. On m'assure qu'à Rome on ne veut plus

accorder de bénédictions aux Ferrarais et aux Bolonais, mais bien à

ceux de Lugo. Joignez à cela le légat envoyé à Ferrare et le retard de

l'exécution de l'armistice, et le roi votre maître se convaincra de la

mauvaise foi d'un gouvernement dont l'imbécillité égale la faiblesse.

M. Capelletti se conduit fort mal à Bologne: c'est à vous, monsieur, à

y mettre ordre; je serais fâché de le chasser de la ville. Aussi bien,

j'ignore ce qu'il est, ce qu'il fait, et ce qu'il prétend.

S.A.R. l'archiduc de Parme s'est conduit envers l'armée française avec

la plus grande franchise et les sentimens d'amitié les plus sincères.

Je vous prie, monsieur, de croire aux sentimens, etc.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 500 / 899 题