Au quartier-général à Roverbello, le 16 prairial an 4 (4 juin 1796).
_Au ministre de la république à Venise._
Le sénat m'a envoyé deux sages du conseil; il est nécessaire que vous
lui témoigniez le mécontentement de la république de ce que Peschiera a
été livrée aux Autrichiens. Le sang français a coulé pour la reprendre.
Il ne faut pas cependant nous brouiller avec une république dont
l'alliance nous est utile.
J'ai parlé aux sages de la cocarde nationale; je crois que vous devez
fortement tenir pour que les Français la portent, et que l'injure qui a
été faite soit réparée.
Tenez-moi instruit de tout en détail. Je pars à l'instant pour Milan,
adressez-moi là vos nouvelles; ne me laissez pas ignorer ce que fait
Beaulieu et le mouvement des troupes en Bavière.