Au quartier-général à Roverbello, le 15 prairial an 4 (3 juin 1796).
_A monsieur le duc d'Aoste._
J'ai reçu, monsieur, votre courrier; la conduite du roi à l'occasion de
M. Bounnafier est digne de lui.
Je vais prendre des mesures pour que, pendant le peu de temps que la
police de la ville d'Alba appartiendra à l'armée, il ne se commette
aucun trouble; mais j'espère que nous hâterons, le plus que possible,
le moment de l'exécution du traité, afin de voir consolidée la paix qui
doit désormais unir les deux puissances.
J'ai ordonné au commandant de la place d'Alba de faire relâcher
différens particuliers, sujets du roi, qui avaient été arrêtés, pour je
ne sais pas trop quelle espèce de représailles.
Je me flatte que vous êtes persuadé que je n'oublierai rien de ce qui
pourra vous être agréable, me mériter votre estime, et vous convaincre
des sentimens de considération, etc.