Au grand quartier-général à Plaisance, le 17 floréal an 4 (6 mai 1796).
_Du même au ministre d'Espagne à Parme._
J'ai reçu, monsieur, votre lettre. Comme il n'est pas dans mon coeur, ni
dans l'intention du peuple français, de faire mal sans but et de nuire
en rien aux peuples, je consens à suspendre toute hostilité contre le
duc de Parme et la marche de mes troupes sur Parme; mais il faut que,
dans la nuit, le duc envoie des plénipotentiaires pour conclure la
suspension.
Je fais marcher quelques régimens de cavalerie, avec une brigade, à
trois lieues de Plaisance: cela ne doit donner aucune inquiétude au duc
de Parme, dès l'instant qu'il accepte les conditions dont nous sommes
convenus. Je suis charmé que cette occasion me mette à même de vous
prouver les sentimens d'estime et de considération avec lesquels, etc.