Mon père et ma tante, déjà ébranlés par la violence de ma résolution
et par l'obstination de ma pensée, n'osèrent plus résister à cette
voix du frère quêteur, qu'ils étaient habitués à considérer comme
l'ordre du ciel.
Je profitai de leur hésitation pour m'arracher de nouveau de leurs
bras, qui me retenaient plus faiblement, et pour m'élancer, sans plus
de réflexion, sourde à leurs cris, par le sentier qui descend dans la
plaine.