--Allons, mon garçon, viens avec nous pour nous montrer les sentiers
qui raccourcissent la descente vers Lucques, cria tout à coup à
Hyeronimo le chef des sbires. Nous te donnerons une poignée de
_baïoques_ pour la récompense.
--Volontiers, messieurs, répondit gracieusement Hyeronimo en reprenant
ses sandales ferrées et en jetant à terre sa zampogne, mais je n'ai
pas besoin de baïoques pour rendre service; nous sommes assez riches à
la cabane, avec nos châtaigniers et notre maïs, pour donner aux
pauvres pèlerins sans rien demander aux riches comme vous.
Il se mit à marcher gaiement devant eux en laissant la pauvre Fior
d'Aliza, un pied levé, tout étonnée et toute triste de ne plus pouvoir
continuer la danse, par un si beau matin d'automne.