LXXVIII

De ce jour-là, monsieur, il n'y a plus eu une belle matinée pour nous.

Mais, excusez-moi, le reste est si triste, qu'une pauvre femme comme

moi ne pourrait plus vous le raconter sans pleurer. Si vous en voulez

savoir plus long, il faut que l'aveugle vous le raconte à son tour, ou

bien Fior d'Aliza elle-même, car, pour ce qui concerne la justice qui

vint se mêler de nos affaires et nous ruiner, Antonio comprend cela

mieux que moi; et, pour ce qui concerne l'amour avec son cousin

Hyeronimo, rapportez-vous-en à la jeune _sposa_; c'est son affaire à

elle, et je ne crois pas que, de notre temps, on s'aimât comme ils se

sont aimés...

--Et comme ils s'aiment, dit, en reprenant sa belle-soeur,

l'aveugle...

--Et comme ils s'aimeront, murmura tout bas entre ses dents la

fiancée.

Cours familier de Littérature - Volume 21 · 第 153 / 222 题