_À Versailles, ce 11 mai 1744._[605]
«_Que vous este heureux, monsieur le maréchal, vous este avec le Roy,
que vostre_ ritournelle _est malheureuse, elle est éloigné du roy, vous
allé voit le Roy toute la journée, moy je ne le verré peut-estre que
dans cinq mois, c'est bien affreux, mais vous ne me plainderé pas, car
vous avez bien autre chose à penser, aussi je ne m'y attend pas. Je
connois votre attachement pour le Roy, ainsi je ne suis pas en peine du
soin que vous prendrez de sa personne, l'on peut s'en rapporter à vous.
Adieu, monsieur le maréchal, vous devé sçavoir à quoy vous en tenir sur
l'amitiés que je vous ay voué depuis bien longtemps._»
_À Plaisance, ce 16 mai 1744._
«_Je vous rend mille graces, monsieur le maréchal, du bulletin que vous
maves envoyé. Je suis, je vous assure, bien touché de toutes vos
attentions, cela me fait juger de la bonté de votre cœur, car les
malheureux vous font pitié, et vous faite ce qui est en vous pour leurs
adoucir leurs peines. Je vous répond que cela vous sera méritoire.
Recevez en attendant, monsieur le maréchal, les assurances de la plus
sincère reconnoissance et de la plus tendre amitié._