Tu attaches à tes mains légères tes crotales
retentissants, Myrrhinidion ma chérie, et à
peine nue hors de la robe, tu étires tes membres
nerveux. Que tu es jolie, les bras en l'air,
les reins arqués et les seins rouges!
Tu commences: tes pieds l'un devant l'autre
se posent, hésitent, et glissent mollement.
Ton corps se plie comme une écharpe, tu
caresses ta peau qui frissonne, et la volupté
inonde tes longs yeux évanouis.
Tout à coup, tu claques des crotales! Cambre-
toi sur les pieds dressés, secoue les reins,
lance les jambes et que tes mains pleines de
fracas appellent tous les désirs en bande
autour de ton corps tournoyant!
Nous, applaudissons à grands cris, soit que,
souriant sur l'épaule, tu agites d'un
frémissement ta croupe convulsive et musclée,
soit que tu ondules presque étendue, au
rhythme de tes souvenirs.