«_I Circoli, nientemeno, si reputavano, ed erano padroni....
Avvi una testimonianza gravissima di quello che potesse allora
il Governo, ed è del Ministro Inglese. Se fossero pubblicati i
Dispacci di Benoît Champy Ministro di Francia, ne avremmo altra
solenne conferma._»
Il signor Benoît Champy si è fatto pregio d'inviare la seguente lettera
a lode del signor Guerrazzi.
«Paris, 10 Septembre 1851.
«Monsieur.
«Vous me demandez quelles ont été mes impressions au sujet de la ligne
politique suivie par le Ministère formé en Toscane au mois d'octobre
1848, dans les diverses circonstances qui ont succédé et suivi le
départ de S.A.R. le Grand-Duc, de Sienne pour Santo-Stefano. C'est au
nom de la défense d'un accusé que vous m'adressez cette demande: il est
de mon devoir de vous répondre; je le fais avec une entière franchise.
«Je déclare donc, 1º que jusqu'au départ de S. A. R. le Grand-Duc,
de Sienne pour Santo Stefano, le Ministère dont M. Guerrazzi faisait
partie m'a paru constamment animé de la ferme résolution de maintenir
intacts les droits et l'autorité du Souverain, en même temps que les
principes politiques qu'il représentait en arrivant au pouvoir.
«2º Qu'après le départ de S. A.R. le Grand-Duc pour Santo Stefano,
les membres du Gouvernement Provisoire, parmi lesquels figurait M.
Guerrazzi, non seulement ont cherchè par de louables efforts à protéger
la paix publique et la sécurité privée, mais encore ont résisté avec
énergie a la pression des Clubs, qui demandaient que la déchèance
du Souverain fût immédiatement prononcée et la République proclamée
en Toscane. La volonté des Membres du Gouvernement Provisoire était
de réserver à la Nation seule le droit de décider de la forme et de
l'organisation politiques qu'il lui conviendrait d'adopter.
«Telles sont, Monsieur, mes impressions: elles sont encore aujourd'hui
ce qu'elles étaient au mois de mars 1849, époque à laquelle, nommé
Ministre de France à Carlsruhe, j'ai dù quitter la Toscane. EN VOUS
TRANSMETTANT CE TÉMOIGNAGE, J'AJOUTE QU'IL EST L'EXPRESSION D'UNE
CONVINCTION SÉRIEUSE ET PROFONDE.
«Veuillez recevoir, Monsieur, l'assurance de mes sentiments de haute
considération.
«AV. BENOÎT CHAMPY,
«Représentant du Peuple à l'Assemblée Nationale,
ancien Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire
en Toscane.
«_A Monsieur l'Avocat Corsi,
«Florence.»_
H
Ivi. — Pag. 314.
«_Facendo scrivere il 14 febbraio 1849 (giorno della Spedizione
a Santo Stefano) al Governatore di Portoferraio, lo Ammoniva: «Se
il Principe è _partito_, non è _decaduto_; lo Stato non è perciò
venuto a mancare; le leggi non sono abolite ec._»
Nè solo faceva scrivere, che il Principe non era decaduto, ma
confidenzialmente lo scriveva di propria mano egli stesso al Prefetto
di Lucca Raimondo Buoninsegni:
«Ministero dello Interno
«A. C.
«Torno a scrivervi. — Armate — armate — armate.
«Suscitate con tutti i mezzi il patriottismo del Popolo.
«Credete a me; co' _Riformisti_ non tregua mai nè pace; ci fanno guerra
sotterranea e crudele.
«Non temete Piemonte. Francia e Inghilterra stanno con noi e
proteggono. _Non abbisogniamo di giuramento. I soldati giurarono
allo Stato. Lo Stato ci è. Leopoldo NON FU DICHIARATO DECADUTO: ciò
spetterà, SE VORRÀ FARLO, alla Nazione._
«I soldati non saranno tutti cattivi: separate i buoni dai tristi;
comprimete, fucilate: fate il diavolo e peggio, che in questi casi è il
meglio.
«A Manganare fu scritto opportunamente. Eccitate i soldati con premii
e buone parole. Domani una Legge militare.
«Sarà provvisto danaro in tempo. Confermo le passate. Energia, perdio!
energia; le mezze misure ci ammazzano.
«Firenze, 13 febbraio 1849. — 1 ora e ½ pom.
«GUERRAZZI.
«Avvisate di ora in ora.»
I