Dans le monde, on sait mettre des paletots à toutes les vérités, même
les plus jolies.
Enfin l’_aria della calumnia_ s’exécute absolument comme si Bartholo le
chantait.
Il est avéré que Caroline ne peut pas renvoyer sa femme de chambre.
Le monde s’acharne à trouver le secret de cette énigme. Madame de
Fischtaminel se moque d’Adolphe, Adolphe revient chez lui furieux, fait
une scène à Caroline et renvoie Justine.
Ceci produit un tel effet sur Justine, que Justine tombe malade, elle
se met au lit. Caroline fait observer à son mari qu’il est difficile de
jeter dans la rue une fille dans l’état où se trouve Justine, une fille
qui, d’ailleurs, leur est bien attachée et qui est chez eux depuis leur
mariage.
—Dès qu’elle sera rétablie, qu’elle s’en aille! dit Adolphe.
Caroline, rassurée sur Adolphe et indignement grugée par Justine, en
arrive à vouloir s’en débarrasser; elle applique sur cette plaie un
remède violent, et elle se décide à passer par les fourches caudines
d’une autre petite misère que voici: