Mais les grands personnages, les étudiants rieurs, les publicistes
graves, les rapins échevelés, les industriels enrichis, les commis
joyeux, les étrangers ahuris, les littérateurs fantaisistes, les oncles
indulgents et les clercs de notaire dansants, tout cela ne forme que la
moitié du public d’un bal; l’autre moitié, et la plus belle, où Chicard
va-t-il la prendre? Quelles sont les femmes assez grecques, assez
Pompadour, assez humanitaires, pour être constamment à la hauteur de
cette chorégraphie, de cette passion, de cette littérature?
Chicard, en grand éclectique qu’il était et qu’il est encore, sans
doute, aujourd’hui, prenait ses danseuses partout et nulle part. Il les
choisissait tantôt dans le magasin de la lingère, tantôt au comptoir
des cafés, tantôt dans les coulisses des théâtres....
Dans les quartiers retirés on trouve encore quelques débris de ces
nuits dantesques, qui conservent avec orgueil leurs lettres et les
montrent ainsi que des parchemins constatant qu’ils sont de race.