H onneur et gloire à toi, praticien habile!
E spoir de l’affligé dont tu taris les pleurs!
N ’en déplaise aux Midas, dont pullule la ville,
O n trouve en ton savoir la fin de ses douleurs!
Q ue ton talent est grand! il n’est point équivoque;
U n succès de quinze ans le rend exempt d’erreurs,
E t pour premier Dentiste, au loin, proclame Hénoque.
Je n’ai pas emprunté, comme on pourrait le croire, cet acrostiche à la
circonférence d’un mirliton; il a été publié dans un journal (section
des annonces). J’ai cru d’abord que le sieur Hénoque avait extrait un
chicot à Apollon, et que le dieu des vers, par reconnaissance, avait
confectionné lui-même et déposé respectueusement aux pieds de l’
Espoir des affligés dont _il_ tarit les pleurs,
cet HOMMAGE bien senti. Après avoir été aux renseignements, je suis
porté à croire qu’Apollon est totalement étranger à la chose. Il paraît
que ce fabricant d’osanores, plein de reconnaissance pour les services
qu’il a rendus à la société, n’a point hésité, malgré un grand fonds de
modestie, à s’adresser le présent HOMMAGE. Un homme doit être fier de
lui quand il peut se dire:
Honneur et gloire à toi, praticien habile,
et qu’il ajoute:
Que ton talent est grand! il n’est point équivoque.
_Nota._ Ne pas confondre le sieur Hénoque avec son homonyme, père de
Mathusalem, qui vivait l’an 3412 av. J. C. Ces deux hommes célèbres
n’ont de commun que le nom; Hénoch l’ancien n’était même pas dentiste.