Mais si, dans la composition des vitraux, comme dans toutes les branches

de l'architecture du moyen âge, il est des principes dont les artistes

ne s'écartent pas, lorsqu'il s'agit d'appliquer ces principes, ils font

preuve d'une grande liberté et d'une fertilité peu ordinaire. Ces fonds

entre les sujets légendaires, ces tapisseries, ne se composent pas

seulement de ces semis, de ces quadrillés, de ces _squamatures_, mais

aussi d'enroulements, d'entrelacs disposés, comme dessin et couleur, de

manière à laisser les sujets se détacher nettement. Voici (fig. 12) un

exemple de ces sortes de fonds[354]. Le bleu sert de fond aux sujets, le

rouge à la tapisserie, les médaillons A sont jaunes éteints par une

grisaille, entourés d'un orle blanc également atténué par de la

grisaille. Pour les enroulements, ils se composent de verres blanc

verdâtre, bleu (cendre bleu), bleu verdâtre, blanc, blanc bleuté, jaune,

bleu intense, et vert d'émeraude, ces trois derniers tons en petite

quantité. Ces bleus de diverses nuances rayonnent d'une manière

suffisante, malgré la peinture qui les couvre, pour violacer un peu le

rouge sur les bords, ce qui donne à cette tapisserie l'éclat velouté

nécessaire, tout en restant brillant. Les sujets sont entourés d'un

filet rouge cerné de deux perlés blancs. Le perlé qui sépare la bordure

de la tapisserie est vert pâle, la bordure est sur fond bleu, les

feuillages alternativement blancs et pourpre sombre. Le filet

d'entourage, suivant l'usage, est blanc. Ici, la bordure est dans une

tonalité froide, nacrée, et fait briller les tapisseries à fond rouge.

Les sujets sont généralement tenus aussi dans une tonalité froide et

nacrée, de sorte qu'ils se détachent par la délicatesse de leur

coloration sur le fond puissant de la tapisserie qui leur sert de fond;

et cette délicatesse de coloration des sujets est rappelée par la

bordure. Les médaillons jaunes servent de liaison entre la puissance de

coloration de la tapisserie et l'éclat fin des sujets et bordures.

Nous voudrions abréger ces détails infinis de l'art du verrier, mais il

est difficile d'être plus court, si l'on prétend en faire une critique

pouvant conduire à un résultat pratique. Nous sommes assez porté à

croire que dans ces questions de coloration, l'instinct joue le

principal rôle; il peut être utile de faire connaître que l'observation

et la connaissance de certaines lois sont non moins essentielles à

l'artiste, d'autant que jamais cette connaissance n'a été une gêne pour

ceux qui, étant naturellement doués des qualités du coloriste, sont

appelés à décorer les édifices.

Avant de pousser plus avant l'étude des transformations des procédés de

coloration des vitraux, il paraît nécessaire de revenir sur la partie si

essentielle de la composition et du dessin des cartons.

Le peu que nous avons dit à ce propos suffit cependant, pensons-nous, à

faire ressortir un point important, savoir: que les procédés de

composition et de dessin des vitraux s'écartent des procédés de

composition et de dessin de la peinture opaque. L'art dit verrier

diffère essentiellement de l'art du peintre. La lumière passant à

travers des surfaces colorées a, sur les rapports de ces couleurs entre

elles, une influence différente de celle qu'elle exerce sur des surfaces

opaques; la lumière passant à travers un dessin modifie également ses

contours, fait qui ne se produit pas, si elle frappe directement une

surface dessinée. Supposons, par exemple, deux inscriptions identiques

comme dimension et forme, l'une enlevée en blanc dans un écran noir,

l'autre tracée en noir sur un verre blanc ou bleu très-clair. Si la

lumière du jour passe à travers ces deux inscriptions juxtaposées, la

distance qui permettra de lire encore l'inscription se détachant en

clair sur un fond noir ne permettra plus de déchiffrer l'inscription

tracée en noir sur un fond clair. La différence sera telle, que si

l'inscription tracée en noir se lit (comme dernière limite de distance)

à 10 mètres, l'inscription claire sur fond noir se lira encore à 15

mètres. Si l'on s'éloigne davantage, l'inscription noire disparaîtra

tout à fait, et l'inscription claire tracera une lueur blanche sur le

fond noir, mais ne disparaîtra point entièrement tant que l'objet sur

lequel elle se détache sera visible. C'est l'effet du rayonnement de la

lumière, dont nous avons indiqué déjà les effets, lorsqu'elle traverse

des surfaces colorées. À propos du dessin, il nous faut revenir un

instant sur ces effets.

Le rayonnement de la lumière, passant à travers un verre blanc sur

lequel on appose un écran, fait paraître les parties réservées à travers

cet écran plus grandes qu'elles ne le sont réellement, et cela aux

dépens des bords du vide. Passant à travers un verre bleu, le

rayonnement de la lumière rend les bords de l'écran confus et bleuit une

zone de la surface opaque environnante. Passant à travers un verre rouge

jaspé, le rayonnement se manifeste par étincelles très-vives, mais sans

colorer les bords opaques d'une manière diffuse; si ce verre rouge est

d'un ton uni et intense, la teinte réelle disparaît presque entièrement

à distance et semble être une tache d'un brun livide. Passant à travers

un verre jaune, le rayonnement détache les contours du vide bien nets,

sans bavures, ne modifie pas sa dimension à l'oeil, mais la teinte jaune

paraît plus obscure au centre que sur les bords. Suivant que les tons

verts et pourpres se rapprochent du bleu, du jaune ou du rouge, l'espace

vide laissé dans l'écran participera plus ou moins à ces trois qualités.

La figure 13 donne une idée de ce phénomène. Le carré C est le vide réel

laissé au milieu de l'écran. Le blanc et les trois couleurs simples

produiront dans ce vide, à une certaine distance, les apparences que

nous présentons ici. Ces apparences ont donc sur le dessin une influence

dont il faut tenir compte, et dont les artistes verriers des XIIe et

XIIIe siècles se sont fort préoccupés. Ainsi ont-ils employé le blanc et

le jaune pour cerner, rendre nettes, les formes principales du vitrail,

et notamment pour faire autour des verrières une marge de 2 ou 3

centimètres de largeur qui les détache des tableaux ou meneaux de

maçonnerie; ainsi ont-ils procédé autour des panneaux, des vitraux

légendaires. S'ils peignent les traits de dessin et d'ombres sur un

bleu, ils ont le soin de les tenir plus larges et plus fermes que sur un

rouge, et surtout que sur un jaune ou un blanc. D'ailleurs, ils se

servent des influences des tons les uns sur les autres pour neutraliser

les effets du rayonnement trop puissants. Sur les filets blancs, ils

peindront des perles ou un filet noir droit ou trembloté. Pour les

vêtements des figures, ils se garderont d'employer les qualités du bleu

limpide des fonds; qui, par son rayonnement, fait disparaître les traits

que l'on appose dessus; ils emploieront des bleus gris, des bleus

turquoise ou verdâtres. Le plus ou moins de fermeté à donner aux

hachures peintes produisant les ombres, n'étant pas indiqué sur le

carton; si, comme nous l'avons expliqué plus haut, le maître faisait

couper le verre sur un trait avant l'indication de ces hachures, les

verres étant coupés et assemblés sur le châssis à peindre opposé à la

lumière du jour, le peintre forçait ou diminuait le modelé en raison de

la qualité plus ou moins rayonnante de chaque pièce.

L'influence des tons sur le dessin étant ainsi reconnue, nous allons

examiner comment les maîtres procédaient pour composer, tracer et

modeler les figures et les ornements des verrières.

Dans leurs compositions, ils évitaient, autant que faire se pouvait, les

agglomérations de personnages ou de parties d'ornement, afin de laisser

deviner le fond dans toute l'étendue d'un motif. En cela la composition

du vitrail diffère de celle de la peinture opaque. Autant il convient,

dans cette dernière, de grouper les personnages d'une scène de manière à

les détacher, le plus souvent, les uns sur les autres, autant il est

nécessaire, dans un vitrail, de distinguer ces personnages en faisant

apparaître fréquemment le fond autour de chacun d'eux. À distance, par

suite de la vivacité des tons translucides, si des personnages sont

groupés en assez grand nombre, il devient difficile, pour l'oeil, de les

comprendre séparément. L'absence de toute perspective linéaire ou

aérienne, l'impossibilité d'éteindre les tons, à moins de les pousser à

l'opacité, ce qui fait tache, produisent la confusion, si l'on ne

retrouve pas, au moins par échappées, le fond qui dessine le contour de

chaque figure. De même pour les ornements; non-seulement le plomb doit

les dessiner nettement, mais aussi le ton de fond. Les peintres verriers

des XIIe et XIIIe siècles n'ont guère failli à cette règle élémentaire.

Par une raison analogue, les mouvements, les gestes des personnages sont

vivement accentués, exagérés, les formes des ornements

très-vigoureusement dessinées. La translucidité des tons tend à amollir

les contours; à les brouiller: il fallait donc parer à cet effet par un

dessin très-ferme, exagéré, détaché; il fallait augmenter souvent le

trait vigoureux du plomb par un cerné noir; et, afin d'éviter la

lourdeur, laisser entre ce cerné noir et le plomb un filet pur du ton

local, ainsi que nous l'avons vu pratiquer dans les exemples du XIIe

siècle (fig. 5 et 8).

Le procédé de dessin adopté au XIIe siècle, tout empreint encore des

traditions de l'école grecque-byzantine, procédé qui convient d'ailleurs

si bien à la peinture sur verre, ne pouvait se perpétuer en France à une

époque où se développaient les écoles laïques, qui, en peinture comme en

sculpture, penchaient vers le naturalisme.

Les peintres verriers du XIIe siècle, comme les gréco-byzantins dans

leurs peintures, cherchaient toujours à faire apparaître le nu en dépit

des draperies qui le couvrent; les vêtements les plus amples

paraissaient, dans ces oeuvres, collés sur les parties saillantes du

corps, et se développaient en dehors de la forme humaine comme entraînés

par le vent. On sent, dans cette manière de traduire la nature, une

tradition antique, un souvenir de l'importance que les Grecs donnaient

au nu dans leurs ouvrages d'art. Les idées chrétiennes ne permettaient

plus la reproduction du nu; on le recouvrait d'étoffes, mais de manière

à faire comprendre qu'on n'oubliait pas entièrement ce qui avait fait la

gloire de l'art grec antique. Les artistes verriers, comme les

sculpteurs du XIIIe siècle, étudiaient la nature telle qu'elle se

présentait à leurs yeux, et n'avaient pas de raisons pour conserver

l'hiératisme si cher aux byzantins. Dès le commencement de ce siècle, on

reconnaît, dans les peintures sur verre, l'influence de l'étude de la

nature par la manière dont sont traitées les draperies, dans la

physionomie des têtes, l'expression vraie du geste. Ces modifications

apportées dans l'art du verrier par l'école laïque ont une telle valeur,

que nous croyons nécessaire d'insister par des exemples. La figure 3 a

fait voir un fragment d'un vitrail de la première moitié du XIIe siècle

tout empreint du _faire_ grec-byzantin. La figure 5 montre déjà un

progrès accompli, une tendance vers l'observation de la nature, dans la

manière dont les draperies sont tracées. Or, ce roi de Juda représenté

figure 5 ne peut avoir été peint avant 1145, puisqu'il appartient à la

partie de la cathédrale de Chartres qui date de 1140. Voici maintenant

(fig. 14) un panneau d'un vitrail de la cathédrale de Bourges, replacé

dans les verrières du XIIIe siècle, mais qui provient évidemment de

l'église bâtie pendant la seconde moitié du XIIe siècle[355]. Le dessin

de ce panneau, qui représente les deux apôtres Pierre et Paul, affecte

encore de soumettre les plis des draperies aux nus; cependant il y a,

dans les poses, les gestes et le faire des draperies, une tendance à

s'affranchir de l'archaïsme gréco-byzantin. Cette tendance vers l'étude

de la nature, en abandonnant les traditions grecques, est marquée d'une

manière définitive dans les figures d'anges qui accompagnent la

représentation de la sainte Vierge du vitrail de la cathédrale de

Chartres, dit _Notre-Dame de la belle verrière_. Ce vitrail nous montre

la figure de la Vierge assise, appartenant à l'école du XIIe siècle.

Mais ce sujet a été entouré de bordures et d'anges qui datent d'une

restauration faite pendant les premières années du XIIIe siècle.

Les tentatives vers le naturalisme sont évidentes dans ces restaurations

ou adjonctions. Nous prenons, de cette verrière, un panneau (fig. 15),

représentant un des anges qui tiennent des flambeaux aux pieds de la

Vierge toute empreinte du style archaïque du XIIe siècle[356]. Les plis

du vêtement de cet ange ne sont plus traités suivant la tradition

hiératique de l'école byzantine; il n'y a plus l'affectation à faire

apparaître le nu en dépit du mouvement naturel des draperies. L'artiste

d'ailleurs s'est efforcé de laisser voir le fond, afin de profiler

nettement la silhouette de la figure. Les jambes, les bras, les ailes,

se détachent autant que possible.

Avec le style du dessin, le mode d'exécution change également. Dans les

vitraux du XIIe siècle, les plus anciens, les demi-teintes sont

employées; et cette partie essentielle du modelé des vitraux mérite un

examen attentif, d'autant qu'elle a été le sujet de discussions plus

étendues que concluantes. Théophile[357] indique clairement le procédé

employé pour poser les demi-teintes. Il dit: «Lorsque vous aurez fait

les ombres principales (_priores umbras_) sur les draperies de ce genre,

et qu'elles seront sèches, tout ce qui reste de verre sera couvert d'une

teinte légère, non aussi dense que la seconde ombre, non aussi claire

que la troisième, mais qui tienne le milieu entre deux. Cela sec, avec

la hampe du pinceau, vous ferez, de chaque côté des premières ombres

posées, des traits fins (enlevés), de sorte qu'il reste des linéaments

délicats (clairs) entre les premières ombres et la seconde teinte.»

Théophile admet donc trois opérations pour faire le modelé: une

première, qui consiste à tracer avec le pinceau les premières ombres ou

plutôt les ombres principales, une seconde, qui consiste à passer une

légère demi-teinte comme un glacis; puis une troisième, qui consiste à

poser une demi-teinte lavée assez intense à côté de ces ombres, en

enlevant des clairs, pour laisser entre cette demi-teinte et l'ombre des

traits déliés, aussi pour obtenir les grandes lumières. Voilà le procédé

sommairement indiqué; voyons, en examinant les vitraux du XIIe siècle,

comment on obtenait ce résultat. Sur ces vitraux, on remarque en effet

un premier travail d'ombres fait par hachures, non absolument opaques,

très-fines et transparentes à leur naissance, très-pleines aux points où

l'ombre prend de l'importance, mais encore transparentes. Après ce

premier travail, le verre a dû subir une première cuisson, ce que ne dit

pas Théophile, mais ce qu'indiquent parfaitement les anciens verres.

Cette première ombre, étant ainsi vitrifiée, ne pouvait se délayer par

l'apposition d'une deuxième teinte. Le peintre posait donc cette seconde

teinte, qui faisait la demi-teinte forte, et il avait le soin de limiter

son étendue, de dessiner son contour, en grattant le verre avec la hampe

du pinceau, notamment entre cette demi-teinte forte et l'ombre. Il

n'avait pas à craindre d'enlever celle-ci déjà vitrifiée, ce qui

facilitait l'exécution de ce travail délicat. Posait-il la demi-teinte

la plus légère avant celle plus intense? Cela est probable, rien ne

l'empêchait de le faire; mais ce qui est important, et ce dont Théophile

ne dit mot, c'est que, par-dessus l'ombre principale cuite, sombre, mais

transparente, le peintre posait des traits opaques, le pinceau étant

chargé d'une couleur épaisse, pour obtenir des renforts d'ombres sans

aucune translucidité. Les verres étaient de nouveau remis au four, et

les demi-teintes, ainsi que les traits de force, se vitrifiaient[358].

Ceux-ci ont une saillie très-sensible au toucher, sont empâtés; en un

mot, parfaitement nets, sans bavures ni fusion avec la première ombre.

C'est ainsi que sont modelés les beaux vitraux du XIIe siècle, de

Notre-Dame de Chartres, de l'église abbatiale de Saint-Denis, de la

cathédrale de Bourges (anciens). Prenons (fig. 16) un morceau d'un

vitrail du XIIe siècle que nous reproduisons grandeur d'exécution. Avec

la couleur brune, sombre, mais encore translucide, le peintre a tracé

les plis principaux de cette manche, puis la pièce a été mise au four.

Cette première préparation vitrifiée, il a posé les demi-teintes en

enlevant les clairs avec un style, et sur l'ombre vitrifiée les traits

opaques épais, empâtés. À la partie inférieure du coude, le peintre a

posé une demi-teinte par hachures fondues par-dessus la première ombre

évidemment vitrifiée, car autrement les linéaments déliés de cette

première ombre auraient été détrempés et brouillés par le liquide tenant

la demi-teinte en suspension. On voit que, suivant l'indication de

Théophile, des filets clairs ont été enlevés parfois entre la

demi-teinte et l'ombre pour retrouver la localité du ton, ainsi qu'il

est dit ci-dessus. La pose des demi-teintes sur les vitraux du XIIe

siècle avait donc une grande importance; elle exigeait deux cuissons et

augmentait d'autant le prix de ces ouvrages. Aussi, dès le commencement

du XIIIe siècle, lorsque la dimension plus grande des fenêtres donna aux

artistes verriers des surfaces énormes à couvrir, on chercha des

procédés à la fois plus rapides et moins dispendieux. Les verres ne sont

cuits au four qu'une fois; les demi-teintes se posent à côté et sur les

ombres, et se fondent un peu avec elles, parce que le pinceau, si

légèrement manié qu'il soit, entraîne des parcelles de cette ombre en

posant cette demi-teinte. On se sert toujours d'ailleurs du style ou de

la hampe du pinceau pour nettoyer les bords des demi-teintes et pour

obtenir des filets purs, mais ils ne peuvent plus avoir la netteté de

ceux qui sont tracés sur les verres du XIIe siècle. C'est ainsi qu'est

modelé l'ange de la belle verrière de Chartres (fig. 15). Le détail A

(fig. 16) explique ce procédé. Plus tard la demi-teinte est posée à

plat, le trait d'ombre étant sec, comme on ferait un lavis rapidement

passé avec le pinceau peu chargé de ton. L'ombre se fond à peine avec ce

lavis léger. Ces moyens matériels se modifient encore vers la fin du

XIVe siècle et pendant le XVe, comme nous le verrons tout à l'heure.

Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 9 - (T - U - V - Y - Z) · 第 29 / 41 段