#Auteur de La malédiction du parasol, hyper-roman publié aux éditions 00h00.com
La malédiction du parasol a d'abord eu pour nom: Apparitions inquiétantes. La
version originale s'est développée sous forme de feuilleton pendant deux ans sur
le site d'Anacoluthe. Il s'agit d'"une longue histoire à lire dans tous les
sens, un labyrinthe de crimes, de mauvaises pensées et de plaisirs ambigus..."
Une histoire qui trouve son aboutissement en étant publiée le le 8 février 2000
aux éditions 00h00.com, en tant que premier titre de la collection 2003,
consacrée aux nouvelles écritures numériques.
Suite à son succès, le 25 août 2000, le roman est réédité en version imprimée
aux éditions "Florent Massot présente", avec une couverture en 3D. Pour marquer
l'événement, même si le texte n'a pas changé, un nouveau titre est donné au
livre.
La malédiction du parasol est "un cyber-polar fait de récits hypertextuels
imbriqués en gigogne, lit-on sur le site de 00h00. Entre personnages de
feuilleton américain et intrigue policière, le lecteur est - hypertextuellement
- mené par le bout du nez dans cette saga aux allures borgésiennes. (...) C'est
une histoire de meurtre et une enquête policière; des textes écrits court et
montés serrés; une balade dans l'imaginaire des séries télé; une déstructuration
(organisée) du récit dans une transposition littéraire du zapping; et par
conséquent, des sensations de lecture radicalement neuves. (A noter que la
version 'papier' adaptée de cette narration hypertextuelle restitue presque
exactement le rythme et le nerf de l'écran.)"
*Entretien du 5 juin 2000
= Les possibilités offertes par l'hypertexte ont-elles changé votre mode
d'écriture?
Les possibilités offertes par l'hypertexte m'ont permis de développer et de
donner libre cours à des tendances que j'avais déjà auparavant. J'ai toujours
adoré écrire et lire des textes éclatés et inclassables (comme par exemple La
vie mode d'emploi de Perec ou Si par une nuit d'hiver un voyageur de Calvino) et
l'hypermédia m'a donné l'occasion de me plonger dans ces formes narratives en
toute liberté. Car pour créer des histoires non linéaires et des réseaux de
textes qui s'imbriquent les uns dans les autres, l'hypertexte est évidemment
plus approprié que le papier.
Je crois qu'au fil des jours, mon travail hypertextuel a rendu mon écriture de
plus en plus intuitive. Plus "intérieure" aussi peut-être, plus proche des
associations d'idées et des mouvements désordonnés qui caractérisent la pensée
lorsqu'elle se laisse aller à la rêverie. Cela s'explique par la nature de la
navigation hypertextuelle, le fait que presque chaque mot qu'on écrit peut être
un lien, une porte qui s'ouvre sur une histoire.
= Deux portraits de l'auteur
- sur le site d'Anacoluthe,
- sur le site des éditions 00h00.com.