[648] C'est-à-dire sans doute que les portes de le salle seraient
ouvertes à 10 heures et que la séance commencerait à 11 heures.
[649] Le jour même, 25 août, les membres du Comité de
surveillance de la section du Contrat-Social dénonçaient à
la législative comme «esclaves des tyrans que nous venons
de renverser», un certain nombre des personnages les plus
en vue de la section des Postes, au premier rang desquels
Payen-Deslauriers, représentent de la section à la Commune
centrale, qui devait être dénoncé à la section le lendemain (voir
ci-après, pp. 224-225).—Voici le texte de la dénonciation du
Comité de surveillance de la section du Contrat-Social, en date
du 25 août (p. man., Bib. nat., dép{t} des man., fonds français,
carton 6574, fol. 34-35).
_Pétition faite à l'Assemblée nationale par le Comité de
surveillance de la section du Contrat-Social, ci-devant des
Postes._
_Ce 25 août 1792, l'an 4e de la liberté et le 1er de l'égalité._
Législateurs, dans ces instants où la Patrie est en danger, où
tous bons citoyens (_sic_) doivent s'armer pour la défendre, la
soutenir et la venger, nous osons paraître devant vous pour, comme
membres du Comité de surveillance permanent, dénoncer des ingrats,
esclaves des tyrans que nous venons de renverser, qui n'ont pas
hésité de signer l'arrêt qui devait causer notre perte et celle
totale de nos frères, qui, comme des Césars ont reçu la mort
pour nous maintenir dans cette liberté et cette égalité que nous
chérissons et que nous soutiendrons au péril de notre vie.
Oui, Législateurs, nous nous présentons devant vous, pour vous
prouver les intentions de notre section et réclamer votre autorité
afin d'avoir de la Commune un pouvoir authentique pour poursuivre
des hommes indignes de partager avec nous cette sainte Liberté que
leur conduite a déshonorée.
Ces hommes en place ou fonctionnaires publics sont: MM. CHAUDOT,
notaire; GIRAULT nommé par le ci-devant roi commissaire
conciliateur en Amérique; LAURENT, membre du tribunal du 2e
arrondissement; PAYEN-DESLAURIERS, municipal; BRUNIER, médecin.
Ces hommes, Législateurs, méritent une censure, votre mépris et
notre indignation.
Prononcez, Législateurs, leurs châtiments, vous ne pouvez les
soustraire à la juste rigueur de la Loi qui les attend.
[650] Sur cette question, voyez F. BRAESCH, _La Commune du 10
août 1792_, pp. 883 et suiv.
[651] Je n'ai pas trouvé ces adresses.
[652] Le texte original porte: «... Androt...»; J'ai conservé la
forme: Andrau, de la p. 210 (voyez aussi p. 216 et n. 631, et p.
217 et n. 634).