ASSEMBLÉE DU 25 AOUT

L'an mil sept cent quatre-vingt-douze, le 25 août, l'an 4e de la

liberté et le 1er de l'égalité.

L'Assemblée, après avoir adopté le procès-verbal de la veille, a arrêté

que l'Assemblée primaire ouvrirait demain à 10 pour 11 h. du matin

(_sic_)[648]; a arrêté que le président ferait connaître la loi relative

à ceux qui ne se sont pas fait enregistrer dans la garde nationale

depuis 1790, et s'ils pouvaient occuper des places;

A arrêté que les commissaires du Comité de surveillance feraient demain

la lecture de la liste des pétitionnaires des 8 mille[649];

A arrêté que la proposition faite par M. Poupart de nommer sur-le-champ

les commissaires demandés par la Commune pour apposer les scellés

sur les effets d'or, d'argent ou de cuivre des églises, sera renvoyée au

Comité de surveillance pour nommer ces mêmes commissaires[650].

Il a été fait lecture de différentes pièces, plus intéressantes les unes

que les autres, parmi lesquelles s'est trouvée une adresse des citoyens

de la ville d'Orléans aux patriotes parisiens dont mention honorable a

été demandée dans le procès-verbal, ainsi que de celle du département

des Bouches-du-Rhône[651].

L'Assemblée a nommé MM. Poupart et Boussaroque, tuteurs des enfants

mineurs Andrau[652].

Il a été fait lecture d'une lettre de M. Quettier, qui donne sa

démission d'assesseur du juge de paix, laquelle a été acceptée. M.

Frosté a donné aussi sa démission d'assesseur et de secrétaire, et a

envoyé ses épaulettes et sa dragonne en or pour les veuves et orphelins

des malheureuses victimes de la journée du 10 août. Mention honorable a

été demandée dans le procès-verbal.

M. Peronard (_sic_) a remis sur le bureau ses galons de sergent-major,

M. Bachelard est chargé de les vendre et d'en remettre le montant à M.

Poupart.

Un membre de l'Assemblée a lu un projet d'adresse à l'Assemblée

nationale sur le mode qu'on doit employer par rapport aux électeurs

qui doivent nommer les députés à la Convention nationale.

M. Langlois a demandé que l'Assemblée fût autorisée à nommer elle-même

ses électeurs à la Convention nationale et que, s'il y avait contre eux

quelque inculpation, elle fût libre de les révoquer; la proposition a

été adoptée.

La séance a été levée à 10 heures ½.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 296 / 357 题