CINQUANTE-DEUXIÈME ASSEMBLÉE.—DU 28 JUILLET 1792

L'an mil sept cent quatre-vingt-douze, l'an 4e de la liberté, le

vingt-huit juillet, l'Assemblée générale de la section des Postes

légalement convoquée par un arrêté de la Municipalité, du 25 du courant,

pour délibérer sur un arrêté de la section des Lombards, tendant à

former un camp sous les murs de Paris[421].

M. Bellay (_sic_), président du Comité, a remis sur le bureau le

procès-verbal d'hier, l'arrêté du Corps municipal et l'arrêté de la

section des Lombards en date du 23 du courant, sur lequel la Commune de

Paris a été convoquée.

Il a ensuite invité l'Assemblée à se nommer un Président et un

secrétaire, et l'Assemblée a nommé par acclamation M. Le Bœuf,

président, et M. Lindet, secrétaire.

Il a été fait lecture du procès-verbal d'hier, et sur la lecture,

il a été arrêté que la dénonciation à faire du _Journal de

Paris_ serait différée, jusqu'à ce que le membre qui avait fait cette

dénonciation, et suivant ses offres, justifie des numéros qu'il entend

dénoncer.

Avant de passer à l'ordre du jour, il a encore été arrêté que,

lorsqu'on battrait l'appel général, tout citoyen étant obligé de se

rendre à son poste, il ne sera point tenu d'assemblée de la section, et

elle sera remise au lendemain, à moins que le même motif ne subsiste

encore.

L'ordre du jour a été ouvert par la lecture de l'arrêté du Corps

municipal, ainsi que de l'arrêté de la section des Lombards, et, après

une discussion réfléchie, beaucoup de membres ayant émis leur opinion et

la discussion étant fermée par un arrêté, l'Assemblée, rendant justice

aux motifs qui ont dicté l'arrêté de la section des Lombards du 23

de ce mois, s'en rapporte et persiste dans son arrêté du 24, pris sur

l'arrêté du Corps municipal, concernant celui de l'arrêté (_sic_) de

la section de la Fontaine-de-Grenelle sur les dangers de la patrie,

lequel arrêté dudit jour 24 contient divers moyens qu'elle a cru utiles,

nécessaires et avantageux, et qui rentrent dans ceux que la section des

Lombards manifeste dans son arrêté[422].

M. Desvieux, commissaire nommé par la section[423] pour coopérer avec

les commissaires des autres sections, qui se sont rendus à la Maison

commune à l'effet d'y faire une adresse à l'armée au nom de la Commune

de Paris et d'après le vœu de la section du Marché-des-Innocents, a

fait lecture d'un projet d'adresse à l'armée, dressé et rédigé par

les commissaires en commun, et qu'il a soumis à la discussion[424].

L'adresse[425], ayant été discutée mûrement et mise aux voix, a été

adoptée en tout son contenu, avec l'amendement que M. Desvieux est

invité de proposer aux commissaires, de changer les sens figurés, et

d'avoir la force de dire la vérité toute nue.

M. Dévieux (_sic_) a demandé la parole pour faire lecture de la

pétition ou adresse à l'Assemblée nationale, tendant à demander le

plus tôt possible le mode de remplacement de l'état-major de la garde

nationale parisienne, de la rédaction de laquelle il a été chargé à la

séance d'hier, conjointement avec MM. Blachelard (_sic_), Frosté et Le

Bœuf.

L'Assemblée en ayant entendu la lecture avec satisfaction l'a adoptée

en tout son contenu; la séance levée à dix heures et demie.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 199 / 357 题