_Assemblée générale de la section des Postes du 27 juillet 1792, l'an
4e de la liberté[412]._
L'an mil sept cent quatre-vingt-douze, l'an 4e de la liberté, le
vingt-sept juillet, l'Assemblée générale de la section des Postes
légalement convoquée suivant l'ajournement porté au procès-verbal de
l'Assemblée générale de la section du 24 juillet 1792, M. Bellet,
président du Comité, a remis sur le bureau le procès-verbal du 24 et
différents paquets adressés à la section des Postes. M. Bellet a invité
l'Assemblée à se nommer un président et un secrétaire. L'Assemblée a
nommé par acclamation M. Le Bœuf[413], président, et M. Lindet,
secrétaire.
Il a été fait lecture du procès-verbal de la séance du 24. Il a été
arrêté que le mot déchéance serait substitué à ceux de suspension du
pouvoir exécutif pendant la guerre[414].
Il a été fait par le président lecture d'une lettre des sections des
Quatre-Nations et des Quinze-Vingts réunies, relative à une fête
civique à donner à M. le Maire, avec un placard[415] y joint, avec
invitation d'y coopérer par une souscription volontaire et de nommer à
cet effet deux commissaires pour se joindre à ceux desdites sections.
Après que plusieurs membres ont parlé sur cet objet[416], la
question préalable a été invoquée et motivée sur ce que l'Assemblée,
en apprenant l'idée et l'intention manifestées dans ces écrits, pense
cependant que le moment n'est pas favorable pour une fête, quoiqu'elle
désirait (_sic_) manifester elle-même combien elle estime M. Pétion[417].
Il a été fait lecture d'un placard concernant la formation des nouvelles
divisions de gendarmerie nationale, destinées au service de la ville de
Paris[418].
Il a été arrêté qu'il serait fait une pétition à l'Assemblée
nationale pour lui demander qu'elle se fasse rendre compte du mode
de remplacement de l'état-major de la garde parisienne, le plus tôt
possible[419], et, pour la rédaction et la présentation de la pétition
à l'Assemblée nationale, MM. Desvieux, Blachelard (_sic_), Frosté et Le
Bœuf ont été nommés. Il a été arrêté que la section dénoncerait le
journal intitulé _Journal de Paris_, ______ (_sic_) à Monsieur le
Procureur de la Commune de Paris.
Il a été arrêté qu'il serait ajouté, à la pétition à présenter à
l'Assemblée nationale, qu'elle serait priée de presser le jugement
des prévenus de crimes de lèse-nation, qui sont dans les prisons
d'Orléans[420].
Il a été arrêté que M. Bachelard se transporterait à la section des
Quatre-Nations, pour y prendre des renseignements sur l'affaire du sieur
de Quincy, par elle arrêté il y a deux ans ou environ, et en faire son
rapport à l'Assemblée le plus tôt possible. Séance levée à neuf heures
et demie.