NOTES:

[24] En vertu de la loi du 21 mai-27 juin 1790 sur l'organisation

de la Commune de Paris, les Assemblées de section n'avaient lieu

qu'exceptionnellement. Leur permanence date seulement du décret

de la Législative du 25 juillet 1792.

[25] D'après la loi du 21 mai-27 juin 1790 (articles 4 à 7 du

titre IV), chaque section devait posséder seize _commissaires

de section_ chargés de surveiller et de seconder au besoin le

commissaire de police, de veiller à l'exécution des ordonnances,

arrêtés ou délibérations, et de donner à la Municipalité tous

les avis que celle-ci pouvait leur demander. Ces commissaires

(article 8 du même titre) devaient nommer entre eux un président

et se réunir «tous les huit jours et, en outre, toutes les fois

que des circonstances extraordinaires l'exigeront».

[26] Les cas les plus fréquents de convocation des Assemblées de

section étaient ceux fournis par les élections. Les élections

de la Municipalité avaient eu lieu du 2 août au 6 octobre 1790

(Cf. Sigismond LACROIX, _Actes de la Commune de Paris pendant

la Révolution_, 2e série, t. I, Introduction, pp. XXIX-XXXI).

Elles avaient dû être suivies, en vertu de l'article 22 du titre

IV de la loi du 21 mai-27 juin 1790, de l'élection des seize

commissaires, du commissaire de police et du secrétaire-greffier

de la section. On avait procédé ensuite, à partir du 11 octobre,

aux élections du corps électoral (Cf. CHARAVAY, _Assemblée

électorale de Paris_, t. I, Introduction, pp. VIII-XI). Ce sont

ces dernières élections qui sont désignées ici par le terme

d'élections primaires.

[27] Ici le qualificatif _primaires_ est évidemment employé comme

l'équivalent du mot _électorales_.

[28] Le président des commissaires, convoquant l'Assemblée de la

section en dehors des cas d'élections (voyez la note suivante),

était tout désigné pour la présider.

[29] Les Assemblées de section étaient convoquées par la

Municipalité pour les élections. Mais elles pouvaient en outre

être réunies par le président des commissaires de la section

quand la réunion était réclamée par une pétition des citoyens de

la section. L'article 1er du titre IV de la loi du 21 mai-27 juin

1790 porte en effet ceci: «Le président des commissaires d'une

section sera tenu de convoquer sa section, lorsque cinquante

citoyens actifs se réuniront pour le demander.»

[30] Cette nomination était faite par cooptation (voyez plus

loin, p. 4).

[31] D'après l'_Almanach général du département de Paris pour

l'année 1791_, CERFVOL père (Jacques-Auguste) était un ancien

directeur des fermes qui demeurait rue Plâtrière, nº 16.

[32] A partir de cet endroit, jusqu'au dernier paragraphe: «Il

a ensuite été fait lecture...», toute cette partie du présent

procès-verbal a déjà été éditée par M. Sigismond LACROIX (_Actes

de la Commune de Paris_, 2e série, t. I, pp. 674-676), le début

de la séance ayant été simplement résumé, sans indication de

coupure.

[33] Telle était en effet l'étendue de la paroisse de

Saint-Eustache avant le décret du 4 février 1791 qui modifia

le nombre et la circonscription des paroisses de la ville de

Paris: voyez DELARC, _L'Eglise de Paris pendant la Révolution

française_, t. I, pp. 405-407.

[34] Le texte porte: «que le sujet». Il faut évidemment supprimer

ce _que_ sous peine de rendre la phrase inintelligible.

[35] Il s'agit ici de l'élection du second substitut adjoint du

procureur de la Commune, fixée au jeudi 9 décembre par arrêté du

Corps municipal du 1er décembre (d'après S. LACROIX, _Actes de

la Commune_, 2e série, t. I, p. 674, n. 4, et voyez _ibid._, pp.

423-424).

[36] S. LACROIX (_op. cit._, 2e série, t. I, p. 674), donne à ce

passage la forme suivante, qui n'est pas conforme au texte: «...

dans l'examen d'autres questions; relativement à l'offrande des

pains bénits, il a été fait lecture d'une délibération...» Et,

quelques lignes plus bas, S. LACROIX supprime le 2º.

[37] L'arrêté du district de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, en date

des 4 et 7 juin 1790, sur la qualité du pain bénit, est une pièce

imprimée (aff. in-fol. plano) qui est à la Bib. nat., Lb{40} 3258

(TOURNEUX, nº 7743). Il existe encore (d'après S. LACROIX, _op.

cit._, 2e série, t. I, p. 674, n. 5) à l'état de pièce manuscrite

à la Bib. nat. (dép{t} des man., carton 2683, fol. 56).—Le curé

et les marguilliers de la paroisse de Saint-Nicolas-du-Chardonnet

adressèrent, le 19 août 1790, un mémoire au Comité ecclésiastique

de la Constituante demandant l'annulation de la délibération du

district, en date du 4 juin, sur la présentation du pain à bénir;

le Comité répondit que le curé et les marguilliers pouvaient

attaquer judiciairement cette délibération: 2 pièces man., Arch.

nat, D XIX, 68, nº 430. (TUETEY, t. III, nº 3888.)

[38] S. LACROIX (_Actes de la Commune_, 2e série, t. I, p. 675) a

lu, à tort, _conférée_.

[39] Le manuscrit porte: _Dumoutiès._ J'ai cru devoir corriger

l'orthographe de ce nom. S. LACROIX (2e série, t. 1, p. 676),

a corrigé ainsi: _Dumontiez._ Mais c'est bien _ou_ et non _on_

qu'il faut lire. Il y avait deux personnages de ce nom à la

section des Postes, le père et le fils. Le père s'appelait

François, était marchand tailleur ou mercier, rue des

Grands-Piliers-de-la-Tonnellerie; il devait avoir 57 ans en 1790.

Le fils, qui était ancien marchand, avait 35 ans à la même époque

et demeurait dans la même rue. Tous deux devinrent électeurs en

1791 (voyez CHARAVAY, _Assemblée électorale de Paris_ du 26 août

1791 au 12 août 1792, p. 16). Le premier devait plus tard faire

partie, comme officier municipal, de la Commune du 2 décembre

1792. Il ne faut pas confondre les Dumoutiez père et fils, de

la section des Postes, avec Dumontier Denis, marchand fripier,

rue de la Poterie-aux-Halles, de la section des Halles, qui fut

officier municipal de la Commune constitutionnelle depuis le 25

octobre 1791 jusqu'au 10 août 1792 et resta en fonctions après

cette date (voyez mon _Histoire de la Commune du 10 août 1792_,

pp. 297, 313, 317 et 1150).

[40] Le manuscrit me semble porter _Bunet_. S. LACROIX,

_loc. cit._, a lu: _Bunel_. Je connais en effet un Bunel,

qui était limonadier. Mais il appartenait à la section de la

Fontaine-Montmorency (voyez mon _Histoire de la Commune du 10

août 1792_, p. 745). Il est possible par contre qu'il s'agisse

ici de l'électeur de la section des Postes, BUREL Pierre-André,

avocat, 55 ans, rue du Four-Saint-Honoré (d'après CHARAVAY,

_Assemblée électorale de Paris_, du 18 novembre 1790 au 15 juin

1791, p. 19).

[41] Peut-être s'agit-il de GIROUST Jean-Antoine-Théodore,

peintre de l'Académie, rue Plâtrière, hôtel Bullion, membre du

Comité de la section (d'après l'_Almanach général du département

de Paris, pour l'année 1791_).

[42] Décret des 16-20 juin 1790. (Voyez S. LACROIX, 2e série, t.

I, pp. 334 et 335-339.)

[43] C'est bien «le» tour et non «la» tour que porte le manuscrit.

[44] On a vu (cf. p. 1, n. 25) que, d'après la loi du 21 mai

1790, les Comités de section ne devaient se réunir régulièrement

que tous les huit jours.

[45] S. LACROIX (2e série, t. I, p. 676) écrit: _Maréchal_. Je

n'ai pas cru pouvoir modifier l'orthographe d'une signature.

MARESCHAL Joseph, bourgeois, rue Ticquetonne, nº 31 (d'après

l'_Almanach général du département de Paris, pour l'année 1791_).

[46] La signature est bien ici: «de Cerfvol», et non «Cerfvol».

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 19 / 357 题