JULIE.

_Post-scriptum_ de Déterville à Valcour.

Je l'attends, . . . et pour couvrir son cercueil des larmes amères de

mon désespoir, et pour lui rendre les derniers soins. Je t'envoye

toujours ce funeste detail, ainsi que ses lettres posthumes. Que ces

cruels écrits entretiennent éternellement ta douleur. Si tu fais tant

que de pouvoir survivre à celle qui sut t'aimer ainsi . . . Au moins

regrette la sans cesse, qu'elle nourrisse toutes les pensées de ta

vie, et consacre-lui tous les instans de ton existence, je ne te

permets d'autres distractions que celles que la piété pourra t'offrir

. . . Mais si jamais, quoiqu'elle te conseille, le monde te revoit

après une telle perte, je dirai, Valcour n'était pas digne d'Aline,

il ne l'est plus de Déterville.

Aline et Valcour, ou Le Roman Philosophique. Tome 4 · 第 53 / 60 题