C’est à David Hume que se rattachait plutôt Diderot. La différence qui
est grande, c’est que David Hume, en son scepticisme, reste un homme
grave, réservé, de bonne compagnie et de discrétion et n’est que
sceptique, tandis que Diderot est violemment négateur et homme de
paradoxes, de boutades, d’insolence et de cynisme.
Il est presque ridicule, dans une histoire sommaire de la philosophie,
de nommer comme sous-Diderot, si l’on peut ainsi parler, Helvetius et
d’Holbach qui ne sont que des hommes d’esprit se croyant philosophes et
qui ne sont pas toujours hommes d’esprit.