Il montre la nature entière comme une grande hiérarchie allant du moins
parfait et du plus informe au plus achevé et au plus déterminé; à un
autre point de vue comme séparée en deux grands règnes, celui de la
nécessité (minéraux, végétaux, animaux), celui de la grâce (humanité).
Il la montre voulue par Dieu, projetée par Dieu, créée par Dieu;
gouvernée par Dieu selon des volontés antécédentes et des volontés
conséquentes, c’est-à-dire par des volontés générales (Dieu veut que
l’homme soit sauvé) et des volontés particulières (Dieu veut que le
pécheur soit puni) et l’ensemble des volontés générales c’est la
création et la suite de toutes les volontés particulières, c’est la
Providence. La nature et l’homme avec elle sont l’œuvre, non seulement
de Dieu puissant, mais de Dieu bon et c’est par amour qu’il nous a créés
et il faut lui rendre amour pour amour et c’est ce que fait la nature
elle-même involontairement par son obéissance à ses lois et c’est ce que
nous devons faire volontairement par obéissance à ses commandements.