AU ROY.

Sire, dellibérant le capitaine Muer, gentilhomme escossoys qui est de

voz gardes, aller servyr son quartier, et estant passé devers la Royne

d'Escoce, sa Mestresse, pour prandre ses lettres de recommandation à

Vostre Majesté, il l'a trouvée si resserrée qu'il n'a peu avoir d'elle

ung seul mot d'escript; dont Mr. l'évesque de Roz m'a prié que je luy

en vollusse bailler ung de ma part pour vous tesmoigner, Sire, qu'il

s'est toutjour porté en homme de bien au service de la Royne, sa

Mestresse, et s'est monstré son bon et fidelle subject, soubstennant

constantment son party en tout ce qu'il luy a esté possible. A cause

de quoy le dict sieur évesque, qui cognoist les vrays serviteurs de sa

Mestresse, m'a prié de bien fort singullièrement le vous recommander.

Et m'asseurant, que, en considération de ce, Vostre Majesté le

recepvra très volontiers et avecques faveur, et que la présente n'est

pour aultre chose, je n'adjouxteray rien plus icy qu'une très dévotte

prière à Dieu, etc.

De Londres ce XIIIe d'octobre 1569.

_Du mesmes jour._

Correspondance diplomatique de Bertrand de Salignac de La Mothe Fénélon, Tome Second Ambassadeur de France en Angleterre de 1568 à 1575 · 第 112 / 189 题