Et la femme retirée, toute sanglotante après avoir jeté un regard

d'ineffable tendresse sur l'apparent dormeur,--Kuranosuké se lève, sans

aucune trace d'ivresse dans les manières et avec des traits exprimant la

plus vive émotion.

«Ô dieux, dit-il en gémissant, quelle fidélité! C'est plus que je n'en

peux supporter!»

Pendant qu'il parlait, les larmes ruisselaient sur ses joues.

«C'est le modèle des femmes. Au lieu de me blâmer de ce qui peut sembler

un crime de ma part, elle invente des excuses à ma conduite et prend

pour elle toute la faute. Je vais mettre un terme à cela sur-le-champ.

Elle ne sera pas témoin du rôle que j'ai à jouer pour faire réussir mon

plan. D'un autre côté, mes petits-enfants ne se souviendront pas de moi

comme d'un ivrogne imbécile. Je vais la renvoyer. Mais encore, comment

m'y prendrai-je?»

Cet homme énergique et brave arpentait la chambre, et dans son

angoisse, il se tordait les bras et grinçait des dents. Tout sage qu'il

était, il avait oublié, en entreprenant de jouer le rôle d'un débauché,

qu'il lui serait impossible de fatiguer le dévouement de sa femme. Le

seul parti qu'il eût à prendre, était de lui donner une lettre de

divorce, et de l'envoyer avec ses plus jeunes enfants chez son père,

lequel comprendrait, il en était certain, la véritable raison qui le

poussait à agir ainsi et donnerait à la pauvre femme consolation et

conseil.

À ce moment, il entendit la voix de ses enfants, et sa femme qui leur

disait très bas:

--«Ne faites pas de bruit, mes petits; votre papa n'est pas bien, vous

le dérangeriez.

--Est-ce qu'il a encore cette drôle de maladie de l'autre jour? demanda

l'aîné.

--Chut! chut! dit la mère. Votre papa a beaucoup d'ennuis, et il ne faut

pas parler ainsi.»

L'infortuné pensa à ses devoirs envers son prince mort, et s'armant

d'un coeur d'acier contre tout sentiment, il se recoucha et recommença à

faire semblant de sommeiller.

--«Honorable mari, votre bain est prêt.

--Mon bain? s'écria-t-il, en se levant et en prenant un flageolet, dont

il se mit à jouer. Puis brusquement: Je sors.»

Il se dirigea vers la porte. Aussitôt sa femme ramassa son chapeau de

_ronin_, et le lui présenta à genoux, en disant:

--«Honorable époux, mettez ceci. Vous avez des ennemis aux environs.»

Kuranoské se retourna et lui dit:

--«Assez. Vous causez trop. Je vous donnerai une lettre de divorce et

vous aurez à retourner chez votre père. Je vous accorderai la

permission de vous charger de nos deux plus jeunes enfants. Mon

domestique vous accompagnera.»

Avant qu'elle eût pu répondre, il avait mis son chapeau et descendait le

sentier, en chancelant. Sa femme le regarda s'éloigner comme si elle

venait de s'éveiller d'un songe.

* * * * *

C'est alors que Kotsuké (_celui qui a commis un grand forfait, entend

dans le trottinement d'une souris les pas du vengeur_), tout à fait

rassuré par l'indignité de la vie de son ennemi, se relâchait de la

surveillance qu'il faisait exercer autour de son habitation, renvoyait

une partie de ses gardes.

La nuit de la vengeance était enfin arrivée, et la voici telle que nous

la fait voir la suite des planches d'un album. Une froide nuit d'hiver

(décembre 1701) à l'heure du boeuf (2 heures du matin), dans une

tourmente de neige, les conjurés, vêtus d'un surtout noir et blanc pour

se reconnaître, et en dessous de toile d'acier, marchent silencieusement

vers le _yashki_ de l'homme dont ils se sont promis d'aller déposer la

tête sur le tombeau de leur seigneur.

Ils escaladent la palissade. Ils enfoncent à coups de marteau la porte

intérieure. Ils égorgent les samouraïs de Kotsuké, dans l'effarement

grotesque de grosses femmes, se sauvant chargées d'enfants. Ils

poursuivent les fuyards jusque sur les poutres du plafond, d'où ils les

précipitent en bas.

Mais de Kotsuké, point. On ne le trouve nulle part, et on désespérait

même de le découvrir, quand Kuranosuké, plongeant les mains dans son

lit, s'aperçoit que les couvertures sont encore chaudes. Il ne peut être

loin. On sonde les recoins à coups de lance et bientôt on le tire de sa

cachette,--un coffre à charbon,--déjà blessé à la hanche.

Une planche en couleur nous montre le vieillard, habillé d'une robe de

satin blanc, et traîné tout tremblant devant le chef de l'expédition.

À ce moment Kuranosuké se met à genoux devant le blessé, et après les

démonstrations de respect dues au rang élevé du vieillard, lui dit:

«Seigneur, nous sommes des hommes de Takumi-no-Kami. Votre Grâce a eu

une querelle avec lui. Il a dû mourir et sa famille a été ruinée. En

bons et fidèles serviteurs nous vous conjurons de faire _hara-kiri_

(s'ouvrir le ventre). Je vous servirai de second, et après avoir en

toute humilité recueilli la tête de Votre Grâce, j'irai la déposer en

offrande sur la tombe du seigneur Takumi.»

Kotsuké ne se rendant pas à l'invitation qui lui était faite, Kuranosuké

lui coupait la tête avec le petit sabre qui avait servi à son maître à

s'ouvrir le ventre.

Alors les 47 ronins se dirigeaient vers le petit cimetière du temple de

la Colline-du-Printemps, où reposait le seigneur d'Akô sous trois

couches de pierre, surmontées d'une plaque et de son épitaphe ainsi

conçue:

_Le grand Samuraï, couché en paix... et qui durant sa vie jouit des

titres honorables de Majordome général et de

Grand-homme-ayant-le-privilège-d'audience-avec-le-Mikado_.

Et leur offrande faite de la tête de Kotsuké, se regardant déjà comme

morts, ils demandaient aux bonzes de les ensevelir, et se rendaient au

tribunal.

Condamnés sur l'avis de Hayashi Daigaku, chef des académiciens, consulté

par le pouvoir exécutif, les quarante-sept ronins s'ouvraient le ventre,

et enterrés autour du corps de leur maître, la sépulture du prince d'Akô

et de ses fidèles serviteurs devenait un lieu de pèlerinage.

* * * * *

Telle est l'histoire de ces quarante-sept hommes dont faisait partie le

fabricateur de la petite écritoire de poche. On conçoit, après le

déchiffrement de l'inscription par Hayashi, l'intérêt que j'eus à savoir

la part qu'il avait pu prendre à l'expédition contre la résidence de

Kotsuké; part dont je ne trouvais trace ni dans le roman de Tamenaga

Shounsoui, ni dans les légendes du vieux Japon de M. Mitfort; on

comprend la curiosité que j'éprouvai même à faire connaissance avec la

personne de mon artiste-héros, par un portrait, une figuration, une

représentation quelconque.

Et je me mis à fouiller mes albums, et je trouvai le recueil qui porte

pour titre: _Sei tû Guishi deu_ (LES CHEVALIERS DU DEVOIR ET DU

DÉVOUEMENT), ou le peintre Kouniyoshi nous représente les ronins dans

l'action de l'attaque du yashki de Kotsuké: l'un portant une bouteille

d'alcool «pour panser les blessures et faire de grandes flammes afin

d'épouvanter l'ennemi», l'autre «tenant deux chandelles et deux épingles

de bambou pour servir de chandeliers», celui-ci éteignant avec de l'eau

les lampes et les braseros, celui-là ayant aux lèvres le sifflet «dont

les trois coups prolongés» doivent annoncer la découverte de Kotsuké; et

presque tous dans des poses de violence et d'élancement, brandissant à

deux mains des sabres et des lances, et tous enveloppés d'un morceau

d'étoffe de soie bleue, avec leurs lettres distinctives sur leurs

uniformes, leurs armes, leurs objets d'équipement, et tous ayant sur eux

un _yatate_, écritoire de poche, et dans leur manche un papier

expliquant la raison de l'attaque[57].

L'album, montré à Hayashi, en le priant de désigner Otaka dans les

quarante-sept ronins représentés, et en lui demandant s'il ne

connaissait pas quelque détail imprimé sur l'homme, il me dit en

feuilletant l'album: «Le voici, Otaka!... ou plutôt Quengo Tadao... car

il y a une défense d'indiquer les vrais noms des ronins, et ils sont

représentés avec les noms _défigurés_ qu'ils ont au théâtre.» Et disant

cela, Hayashi avait le doigt sur la planche, où est imprimé, en couleur,

un guerrier au casque bleu, au vêtement noir et blanc doublé de bleu, la

tête baissée, les deux mains sur le bois d'une lance, un pied en l'air,

un autre appuyé à plat sur le sol, et portant un furieux coup de haut

en bas.

Puis comme Hayashi cherchait dans sa mémoire, s'il connaissait quelque

détail biographique sur Otaka, ses yeux s'arrêtant sur la demi-page de

caractères gravés au-dessus du guerrier, il s'écria: «Mais sa

biographie... la voici!» Et je la donne telle qu'il me l'a traduite

d'après le texte d'Ippitsou-an.

_Tadao appartient héréditairement à une famille vassale de Akao.

Dès sa jeunesse, il se fit remarquer par son dévouement au maître,

tel qu'il n'y en a pas deux. Son talent dans la tactique et les

manoeuvres de cavalerie lui fit un renom brillant. Après le

désastre de la maison de son maître, il est venu à Yedo, en cachant

au fond du coeur l'idée de la vengeance. Mais ouvertement il se

présenta comme artiste, se fit appeler Shiyó dans la société de

poésie, et fut ami de Kikakou, célèbre poète de ce temps. Il fut

admis également à la société de thé de Tchanoyu et fut élève de

Yamada Sôhen, célèbre maître de thé, qui connaissait Kira (Kotsuké)

assez intimement. Il parvint ainsi à se mettre au courant des

habitudes de son ennemi. Afin de se renseigner le mieux possible,

il se déguisa en marchand d'objets de bambou[58], et de balais,

qu'il offrait naturellement dans les meilleures conditions, et

fréquenta la résidence de Kira. Il sut ainsi que le 14e jour du 12e

mois, était le jour du grand nettoyage, et que ce jour le monde

s'enivre et dort de fatigue. C'est ainsi qu'il indiqua à Oishi la

nuit qu'il fallait choisir pour attaquer. Pendant ce combat, il fut

blessé dans les ténèbres de la nuit, et l'on croit que c'est

Kobayashi Heihati qui fut son adversaire._

On remarquera la phrase _se déguisa en marchand d'objets de bambou_,

qu'il lui arrivait de fabriquer lui-même, ainsi que le prouve la petite

écritoire de poche de ma collection.

EDMOND DE GONCOURT.

NOTES:

[1: Chez Dumineray, éditeur, 1851, un vol. in-18.]

[2: EN 18.. paraissait dans la première huitaine de décembre avec cette

note au verso du titre:

_Ce roman a été livré à l'impression le 5 novembre._

Sauf les couvertures, il était complètement imprimé le 1er décembre.

Au reste,--qui le lira?]

[3: Ce roman portait pour titre dans la première édition: LES HOMMES DE

LETTRES.]

[4: E. Dentu, libraire-éditeur, 1860, un volume in-18.]

[5: Édition illustrée de dix eaux-fortes, gravées par James Tissot, un

volume grand in-8°, publié chez G. Charpentier, 1875.]

[6: Charpentier, libraire-éditeur, 1864. 1 vol. in-18.]

[7: Maison Quantin, 1886, un volume des _Chefs-d'oeuvre du roman

contemporain_, illustré de dix compositions par Jeanniot, gravées par

Muller, petit in-4°.]

[8: G. Charpentier, 1877. 1 vol. in-18.]

[9: Rapports des docteurs Lélut et Baillarger dans la _Revue

pénitentiaire_, t. II, 1845.--Exemples de folie pénitentiaire aux

États-Unis, cités par le _Dictionnaire de la politique_, de Maurice

Block.]

[10: Charpentier, 1879, 1 vol. in-18.]

[11: À propos de la réalité que j'ai mise autour de ma fabulation, je

tiens à remercier hautement M. Victor Franconi, M. Léon Sari, et les

frères Hanlon-Lee qui ne sont pas seulement les souples gymnastes que

tout Paris applaudit, mais qui raisonnent encore de leur art comme des

savants et des artistes.]

[12: G. Charpentier, éditeur, 1882. 1 volume in-18.]

[13: Cette expression, très blaguée dans le moment, j'en réclame la

paternité, la regardant, cette expression, comme la formule définissant

le mieux et le plus significativement le mode nouveau de travail de

l'école qui a succédé au romantisme: l'école du _document humain_.]

[14: G. Charpentier et Cie, éditeurs, 1884. 1 vol. in-18.]

[15: La langue française, d'après le dictionnaire de l'Académie, est

peut-être, de toutes les langues des peuples civilisés du monde, la

langue possédant le plus petit nombre de mots.]

[16: Lettre de M. Taine, publiée dans l'ÉVÉNEMENT du 7 octobre 1883.]

[17: CHATEAUBRIAND ET SON GROUPE LITTÉRAIRE, par Sainte-Beuve, qui jette

en note, au bas de mes citations: «La nouveauté, une nouveauté

originale, c'est là, le point important et le secret des grands

succès.»]

[18: Voir cette préface à l'autobiographie JOURNAL DES GONCOURT,

_Mémoires de la vie littéraire_.]

[19: Librairie internationale A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1866. 1

volume in-8°.]

[20: Nous appelons l'attention du public sur cette date, qui a son

importance pour l'originalité de notre pièce.]

[21: Dans la première édition d'HENRIETTE MARÉCHAL, nous avons dit,

d'après l'annonce des journaux de théâtre, que nous avions été reçus à

l'unanimité. C'est une erreur. Nous avons été simplement reçus, d'après

le renseignement officiel que nous communique l'archiviste du

Théâtre-Français, M. Léon Guillard.]

[22: Voir les deux pièces que nous donnons à l'_Appendice_.]

[23: Nous n'avons que le temps de remercier, en courant, MM. Jules

Janin, Théophile Gautier, Nestor Roqueplan, Paul de Saint-Victor, Ernest

Feydeau, Jules Vallès, Xavier Aubryet, Louis Ulbach, Francisque Sarcey,

Jouvin, Jules Richard, Jules Claretie, Camille Guinbut, Henri de

Bornier, et tous ceux que nous oublions.]

[24: À propos de ceci, M. Feydeau, dans un remarquable article,

rappelait que ce fait d'une haute protection n'était pas nouveau; que M.

Augier avait eu besoin de la volonté de l'Empereur pour se faire rendre

par la censure le FILS DE GIBOYER; M. Alexandre Dumas fils, de

l'intervention de M. de Morny, pour faire lever l'interdiction de la

DAME AUX CAMÉLIAS.--Et puisque ici les noms de ces deux maîtres du

théâtre moderne viennent sous notre plume, disons à M. Émile Augier et à

M. Alexandre Dumas fils, combien nous avons été consolés par les bravos

donnés par eux à une pièce, qu'honorait encore l'applaudissement de Mme

Sand.]

[25: E. Dentu, 1873. 1 vol. in-8°.]

[26: Seul le titre a été changé. La pièce a été lue sous le titre de

MADEMOISELLE DE LA ROCHEDRAGON. Mais le matin de la lecture, sur

l'annonce des journaux, nous recevions la visite d'une personne qui nous

apprenait l'existence d'une marquise de la Rochedragon, d'une vieille

femme qui souffrait de l'idée de se voir affichée, imprimée. Nous

n'avions pu nous refuser à un changement de nom.]

[27: M. Carvalho, alors directeur du Vaudeville, avait eu l'idée de

monter LA PATRIE EN DANGER, dans le temps où il jouait l'_Arlésienne_

d'Alphonse Daudet.]

[28: (Note de la seconde édition.) Un journal nous a accusé de nous être

inspiré pour le type de Boussanel du Cimourdain de M. Hugo; nous n'avons

qu'à répondre ceci: l'impression de notre pièce a précédé la publication

de QUATRE-VINGT-TREIZE. Mais un critique légitimiste ne nous a-t-il pas

sérieusement reproché d'avoir plagié MADAME BENOITON dans RENÉE

MAUPERIN, roman paru deux ou trois ans avant la représentation de M.

Sardou?]

[29: G. Charpentier, 1879. 1 volume in-18.]

[30: La NUIT DE LA SAINT-SYLVESTRE a été publiée dans l'_Éclair_. C'est

un petit proverbe spirituel, mais dont l'esprit a un peu trop la bouche

en coeur.]

[31: Une lettre de M. Monval, archiviste de la Comédie-Française, qui a

bien voulu, deux fois, faire la recherche, me dit que la pièce de LA

NUIT DE LA SAINT-SYLVESTRE, et celle des INCROYABLES ET MERVEILLEUSES,

peut-être présentée en dernier lieu, sous le titre du RETOUR À ITHAQUE,

n'existent pas aux archives. Il se demande si les manuscrits n'auraient

pas été remis directement aux examinateurs qui les auraient égarés.]

[32: Les journalistes qui me disaient que ma tentative était absurde, et

que seules les moeurs de la bourgeoisie présentaient de l'intérêt, ne se

doutaient guère, que plus de cent ans avant, quand paraissait MARIANNE,

les gazetiers jetaient à Marivaux qu'il n'y avait uniquement que les

aventures de l'aristocratie qui pouvaient intéresser le public, qu'au

fond les moeurs des bourgeois étaient de basses moeurs, indignes de la

lecture d'un homme qui se respecte.]

[33: Ma préface imprimée, j'apprends que la NUIT DE LA SAINT-SYLVESTRE,

une des deux pièces déposées par moi au Théâtre-Français, et que je

réclamais il y a trois mois, vient d'être vendue en vente publique, le

26 mai, à la vente de M. Aubry, libraire. Je signale le fait aux auteurs

qui, dans le temps, auraient déposé des pièces au Théâtre-Français, et

croiraient pouvoir les retirer à leur heure.]

[34: G. Charpentier et Cie, éditeurs, 1887, 3 vol. in-18.]

[35: Je refonds dans notre JOURNAL le petit volume des IDÉES ET

SENSATIONS qui en étaient tirées, en les remettant à leur place et à

leur date.]

[36: E. DENTU, libraire, 1854, 1 vol. in-8.]

[37: E. DENTU, libraire, 1855, 1 vol. in-8.]

[38: _Librairie académique_, DIDIER ET Cie, libraires-éditeurs, 1865, 2

vol. in-18.]

[39: E. DENTU (1857-1858), 2 vol. in-16.]

[40: Note de la seconde édition. Des changements ont été apportés à la

première édition. Indépendamment de corrections et d'additions, des

notices qui ont pris ou doivent prendre leur place naturelle dans

d'autres livres, telles que les notices de Watteau, de la du Barry, de

la Camargo, ont été remplacées par des études sur Lagrenée l'aîné, sur

Collin d'Harleville, sur la comtesse d'Albany.]

[41: G. CHARPENTIER, éditeur, 1878, 1 vol. grand in-8, illustré

d'encadrements de pages et de reproductions de tableaux, dessins,

gravures du temps.]

[42: Librairie de FIRMIN DIDOT fils, frères et Cie, 1860, 2 volumes

in-8°.]

[43: Addition à la préface de l'édition de 1860, qui se trouve dans

l'édition en trois volumes in-18, publiés par G. CHARPENTIER,

1878-1879.]

[44: Librairie FIRMIN-DIDOT ET Cie, 1862, 1 volume in-8.]

[45: Ces trois volumes sont restés à l'état de projets.]

[46: POULET-MALASSIS et DE BROISE, 1861. 1 vol. in-18.]

[47: Addition à la préface de la première édition, publiée dans

l'édition illustrée donnée par DENTU en 1877, petit in-4°.]

[48: Addition à la préface de la première et de la deuxième édition,

donnée dans l'édition publiée par G. CHARPENTIER en 1885.]

[49: DENTU, 1882, petit in-8° carré illustré.]

[50: E. DENTU, libraire-éditeur, 1855. Brochurette tirée à 42

exemplaires.]

[51: Édition publiée chaque année par fascicules contenant quatre

eaux-fortes gravées par Jules de Goncourt, et imprimés par Perrin à 200

exemplaires. DENTU, libraire-éditeur, 1859-1873.]

[52: HENRI PLON, imprimeur-éditeur, 1873, 1 vol. in-8.]

[53: Dans cette édition, tout cet inédit, pour mieux le faire sentir et

apprécier par le lecteur, nous le donnons en italique.]

[54: G. CHARPENTIER, éditeur, 1881, 2 vol. in-18.]

[55: LES FIDÈLES RONINS, roman historique japonais, par Tamenaga

Shounsoui, traduit sur la version anglaise de MM. Shionchiro Saito et

Edward Greey, par B. H. Gausseron. Quantin, 1882.]

[56: TALES OF OLD JAPAN, by A.-B. Mitfort. London, Macmillan, 1871.]

[57: C'était la copie des instructions rédigées par Kuranosuké, dont

l'original existerait encore au temple de la Colline-du-Printemps, et

qui, au milieu de recommandations relatives aux préparatifs du combat, à

l'échange des mots de passe, etc., etc., contient ce curieux paragraphe:

«Avant de partir, prenez médecine. Faites-le, que vous soyez bien

portant ou non. L'émotion subite rend souvent malade un homme robuste.»]

[58: La date de la fabrication de l'objet, 1683, si elle est

juste,--l'exécution du prince d'Akô ayant eu lieu en 1690,--semblerait

indiquer que la petite écritoire fut exécutée, avant que Otaka fût ronin

et marchand d'objets de bambou, mais ainsi qu'au Japon, les gens, qui ne

font pas profession d'être artistes, sculptent des netzkés pour leur

plaisir. Otaka, plus tard, comme marchand d'objets de bambou, aurait

utilisé le talent d'agrément de sa jeunesse.]

[57: C'était la copie des instructions rédigées par Kuranosuké, dont

l'original existerait encore au temple de la Colline-du-Printemps, et

qui, au milieu de recommandations relatives aux préparatifs du combat, à

l'échange des mots de passe, etc., etc., contient ce curieux paragraphe:

«Avant de partir, prenez médecine. Faites-le, que vous soyez bien

portant ou non. L'émotion subite rend souvent malade un homme robuste.»]

Préfaces et manifestes littéraires · 第 8 / 8 段