La Vallière entra chez la reine mère, sans se douter le moins du monde
qu’il se fût tramé contre elle un complot dangereux.
Elle croyait qu’il s’agissait du service, et jamais la reine mère
n’avait été mauvaise pour elle en pareille circonstance. D’ailleurs, ne
ressortissant pas immédiatement à l’autorité d’Anne d’Autriche, elle ne
pouvait avoir avec elle que des rapports officieux, auxquels sa propre
complaisance et le rang de l’auguste princesse lui faisaient un devoir
de donner toute la bonne grâce possible.
Elle s’avança donc vers la reine mère avec ce sourire placide et doux
qui faisait sa principale beauté.
Comme elle ne s’approchait pas assez, Anne d’Autriche lui fit signe de
venir jusqu’à sa chaise.
Alors Madame rentra, et, d’un air parfaitement tranquille, s’assit près
de sa belle-mère, en reprenant l’ouvrage commencé par Marie-Thérèse.
La Vallière, au lieu de l’ordre qu’elle s’attendait à recevoir
sur-le-champ, s’aperçut de ces préambules, et interrogea curieusement,
sinon avec inquiétude, le visage des deux princesses.
Anne réfléchissait.
Madame conservait une affectation d’indifférence qui eût alarmé de
moins timides.
— Mademoiselle, fit soudain la reine mère sans songer à modérer son
accent espagnol, ce qu’elle ne manquait jamais de faire à moins qu’elle
ne fût en colère, venez un peu, que nous causions de vous, puisque tout
le monde en cause.
— De moi? s’écria La Vallière en pâlissant.
— Feignez de l’ignorer, belle; savez-vous le duel de M. de Guiche et de
M. de Wardes?
— Mon Dieu! madame, le bruit en est venu hier jusqu’à moi, répliqua La
Vallière en joignant les mains.
— Et vous ne l’aviez pas senti d’avance, ce bruit?
— Pourquoi l’eussé-je senti, madame?
— Parce que deux hommes ne se battent jamais sans motif, et que vous
deviez connaître les motifs de l’animosité des deux adversaires.
— Je l’ignorais absolument, madame.
— C’est un système de défense un peu banal que la négation
persévérante, et, vous qui êtes un bel esprit, mademoiselle, vous devez
fuir les banalités. Autre chose.
— Mon Dieu! madame, Votre Majesté m’épouvante avec cet air glacé.
Aurais-je eu le malheur d’encourir sa disgrâce?
Madame se mit à rire. La Vallière la regarda d’un air stupéfait.
Anne reprit:
— Ma disgrâce!... Encourir ma disgrâce! Vous n’y pensez pas,
mademoiselle de La Vallière, il faut que je pense aux gens pour les
prendre en disgrâce. Je ne pense à vous que parce qu’on parle de vous
un peu trop, et je n’aime point qu’on parle des filles de ma Cour.
— Votre Majesté me fait l’honneur de me le dire, répliqua La Vallière
effrayée; mais je ne comprends pas en quoi l’on peut s’occuper de moi.
— Je m’en vais donc vous le dire. M. de Guiche aurait eu à vous
défendre.
— Moi?
— Vous-même. C’est d’un chevalier, et les belles aventurières aiment
que les chevaliers lèvent la lance pour elles. Moi, je hais les champs,
alors je hais surtout les aventures et... faites-en votre profit.
La Vallière se plia aux pieds de la reine, qui lui tourna le dos. Elle
tendit les mains à Madame, qui lui rit au nez.
Un sentiment d’orgueil la releva.
— Mesdames, dit-elle, j’ai demandé quel est mon crime; Votre Majesté
doit me le dire, et je remarque que Votre Majesté me condamne avant de
m’avoir admise à me justifier.
— Eh! s’écria Anne d’Autriche, voyez donc les belles phrases, madame,
voyez donc les beaux sentiments; c’est une infante que cette fille,
c’est une des aspirantes du grand Cyrus... c’est un puits de tendresse
et de formules héroïques. On voit bien, ma toute belle, que nous
entretenons notre esprit dans le commerce des têtes couronnées.
La Vallière se sentit mordre au cœur; elle devint non plus pâle, mais
blanche comme un lis, et toute sa force l’abandonna.
— Je voulais vous dire, interrompit dédaigneusement la reine, que, si
vous continuez à nourrir des sentiments pareils, vous nous humilierez,
nous femmes, à tel point que nous aurons honte de figurer près de vous.
Devenez simple, mademoiselle. À propos, que me disait-on? vous êtes
fiancée, je crois?
La Vallière comprima son cœur, qu’une souffrance nouvelle venait de
déchirer.
— Répondez donc quand on vous parle!
— Oui, madame.
— À un gentilhomme?
— Oui, madame.
— Qui s’appelle?
— M. le vicomte de Bragelonne.
— Savez-vous que c’est un sort bien heureux pour vous, mademoiselle, et
que, sans fortune, sans position... sans grands avantages personnels,
vous devriez bénir le Ciel qui vous fait un avenir comme celui-là.
La Vallière ne répliqua rien.
— Où est-il ce vicomte de Bragelonne? poursuivit la reine.
— En Angleterre, dit Madame, où le bruit des succès de Mademoiselle ne
manquera pas de lui parvenir.
— Ô ciel! murmura La Vallière éperdue.
— Eh bien! mademoiselle, dit Anne d’Autriche, on fera revenir ce
garçon-là, et on vous expédiera quelque part avec lui. Si vous êtes
d’un avis différent, les filles ont des visées bizarres, fiez-vous à
moi, je vous remettrai dans le bon chemin: je l’ai fait pour des filles
qui ne vous valaient pas.
La Vallière n’entendait plus. L’impitoyable reine ajouta:
— Je vous enverrai seule quelque part où vous réfléchirez mûrement. La
réflexion calme les ardeurs du sang; elle dévore toutes les illusions
de la jeunesse. Je suppose que vous m’avez comprise?
— Madame! Madame!
— Pas un mot.
— Madame, je suis innocente de tout ce que Votre Majesté peut supposer.
Madame, voyez mon désespoir. J’aime, je respecte tant Votre Majesté!
— Il vaudrait mieux que vous ne me respectassiez pas, dit la reine avec
une froide ironie. Il vaudrait mieux que vous ne fussiez pas innocente.
Vous figurez-vous, par hasard, que je me contenterais de m’en aller, si
vous aviez commis la faute?
— Oh! mais, madame, vous me tuez?
— Pas de comédie, s’il vous plaît, ou je me charge du dénouement.
Allez, rentrez chez vous, et que ma leçon vous profite.
— Madame, dit La Vallière à la duchesse d’Orléans, dont elle saisit les
mains, priez pour moi, vous qui êtes si bonne!
— Moi! répliqua celle-ci avec une joie insultante, moi bonne?... Ah!
mademoiselle, vous n’en pensez pas un mot!
Et, brusquement, elle repoussa la main de la jeune fille.
Celle-ci, au lieu de fléchir, comme les deux princesses pouvaient
l’attendre de sa pâleur et de ses larmes, reprit tout à coup son calme
et sa dignité; elle fit une révérence profonde et sortit.
— Eh bien! dit Anne d’Autriche à Madame, croyez-vous qu’elle
recommencera?
— Je me défie des caractères doux et patients, répliqua Madame. Rien
n’est plus courageux qu’un cœur patient, rien n’est plus sûr de soi
qu’un esprit doux.
— Je vous réponds qu’elle pensera plus d’une fois avant de regarder le
dieu Mars.
— À moins qu’elle ne se serve de son bouclier, riposta Madame.
Un fier regard de la reine mère répondit à cette objection, qui ne
manquait pas de finesse, et les deux dames, à peu près sûres de leur
victoire, allèrent retrouver Marie-Thérèse, qui les attendait en
déguisant son impatience.
Il était alors six heures et demie du soir, et le roi venait de prendre
son goûter. Il ne perdit pas de temps; le repas fini, les affaires
terminées, il prit de Saint-Aignan par le bras et lui ordonna de le
conduire à l’appartement de La Vallière. Le courtisan fit une grosse
exclamation.
— Eh bien! quoi? répliqua le roi; c’est une habitude à prendre, et,
pour prendre une habitude, il faut qu’on commence par quelques fois.
— Mais, Sire, l’appartement des filles, ici, c’est une lanterne: tout
le monde voit ceux qui entrent et ceux qui sortent. Il me semble qu’un
prétexte... Celui-ci, par exemple...
— Voyons.
— Si Votre Majesté voulait attendre que Madame fût chez elle.
— Plus de prétextes! plus d’attentes! Assez de ces contretemps, de
ces mystères; je ne vois pas en quoi le roi de France se déshonore à
entretenir une fille d’esprit. Honni soit qui mal y pense!
— Sire, Sire, Votre Majesté me pardonnera un excès de zèle...
— Parle.
— Et la reine?
— C’est vrai! c’est vrai! Je veux que la reine soit toujours respectée.
Eh bien! encore ce soir, j’irai chez Mlle de La Vallière, et puis, ce
jour passé, je prendrai tous les prétextes que tu voudras. Demain, nous
chercherons: ce soir, je n’ai pas le temps.
De Saint-Aignan ne répliqua pas; il descendit le degré devant le roi
et traversa les cours avec une honte que n’effaçait point cet insigne
honneur de servir d’appui au roi.
C’est que de Saint-Aignan voulait se conserver tout confit dans
l’esprit de Madame et des deux reines. C’est qu’il ne voulait pas non
plus déplaire à Mlle de La Vallière, et que pour faire tant de belles
choses, il était difficile de ne pas se heurter à quelques difficultés.
Or, les fenêtres de la jeune reine, celles de la reine mère, celles de
Madame elle-même donnaient sur la cour des filles. Être vu conduisant
le roi, c’était rompre avec trois grandes princesses, avec trois femmes
d’un crédit inamovible, pour le faible appât d’un éphémère crédit de
maîtresse.
Ce malheureux de Saint-Aignan, qui avait tant de courage pour protéger
La Vallière sous les quinconces ou dans le parc de Fontainebleau, ne
se sentait plus brave à la grande lumière: il trouvait mille défauts à
cette fille et brûlait d’en faire part au roi.
Mais son supplice finit; les cours furent traversées. Pas un rideau ne
se souleva, pas une fenêtre ne s’ouvrit. Le roi marchait vite: d’abord
à cause de son impatience, puis à cause des longues jambes de de
Saint-Aignan, qui le précédait.
À la porte, de Saint-Aignan voulut s’éclipser; le roi le retint.
C’était une délicatesse dont le courtisan se fût bien passé.
Il dut suivre Louis chez La Vallière.
À l’arrivée du monarque, la jeune fille achevait d’essuyer ses
yeux; elle le fit si précipitamment, que le roi s’en aperçut. Il la
questionna comme un amant intéressé; il la pressa.
— Je n’ai rien, dit-elle, Sire.
— Mais, enfin, vous pleuriez.
— Oh! non pas, Sire.
— Regardez, de Saint-Aignan, est-ce que je me trompe?
De Saint-Aignan dut répondre; mais il était bien embarrassé.
— Enfin, vous avez les yeux rouges, mademoiselle, dit le roi.
— La poussière du chemin, Sire.
— Mais non, mais non, vous n’avez pas cet air de satisfaction qui vous
rend si belle et si attrayante. Vous ne me regardez pas.
— Sire!
— Que dis-je! vous évitez mes regards.
Elle se détournait en effet.
— Mais, au nom du Ciel, qu’y a-t-il? demanda Louis, dont le sang
bouillait.
— Rien, encore une fois, Sire; et je suis prête à montrer à Votre
Majesté que mon esprit est aussi libre qu’elle le désire.
— Votre esprit libre, quand je vous vois embarrassée de tout, même de
votre geste! Est-ce que l’on vous aurait blessée, fâchée?
— Non, non, Sire.
— Oh! c’est qu’il faudrait me le déclarer! dit le jeune prince avec des
yeux étincelants.
— Mais personne, Sire, personne ne m’a offensée.
— Alors, voyons, reprenez cette rêveuse gaieté ou cette joyeuse
mélancolie que j’aimais en vous ce matin; voyons... de grâce!
— Oui, Sire, oui!
Le roi frappa du pied.
— Voilà qui est inexplicable, dit-il, un changement pareil!
Et il regarda de Saint-Aignan, qui, lui aussi, s’apercevait bien de
cette morne langueur de La Vallière, comme aussi de l’impatience du roi.
Louis eut beau prier, il eut beau s’ingénier à combattre cette
disposition fatale, la jeune fille était brisée; l’aspect même de la
mort ne l’eût pas réveillée de sa torpeur.
Le roi vit dans cette négative facilité un mystère désobligeant; il se
mit à regarder autour de lui d’un air soupçonneux.
Justement il y avait dans la chambre de La Vallière un portrait en
miniature d’Athos.
Le roi vit ce portrait qui ressemblait beaucoup à Bragelonne; car il
avait été fait pendant la jeunesse du comte.
Il attacha sur cette peinture des regards menaçants.
La Vallière, dans l’état d’oppression où elle se trouvait et à cent
lieues, d’ailleurs, de penser à cette peinture, ne put deviner la
préoccupation du roi.
Et cependant le roi s’était jeté dans un souvenir terrible qui, plus
d’une fois, avait préoccupé son esprit, mais qu’il avait toujours
écarté.
Il se rappelait cette intimité des deux jeunes gens depuis leur
naissance.
Il se rappelait les fiançailles qui en avaient été la suite.
Il se rappelait qu’Athos était venu lui demander la main de La Vallière
pour Raoul.
Il se figura qu’à son retour à Paris, La Vallière avait trouvé
certaines nouvelles de Londres, et que ces nouvelles avaient
contrebalancé l’influence que, lui, avait pu prendre sur elle.
Presque aussitôt il se sentit piqué aux tempes par le taon farouche
qu’on appelle la jalousie.
Il interrogea de nouveau avec amertume.
La Vallière ne pouvait répondre: il lui fallait tout dire, il lui
fallait accuser la reine, il lui fallait accuser Madame.
C’était une lutte ouverte à soutenir avec deux grandes et puissantes
princesses.
Il lui semblait d’abord que, ne faisant rien pour cacher ce qui se
passait en elle au roi, le roi devait lire dans son cœur à travers son
silence.
Que, s’il l’aimait réellement, il devait tout comprendre, tout deviner.
Qu’était-ce donc que la sympathie, sinon la flamme divine qui devait
éclairer le cœur, et dispenser les vrais amants de la parole?
Elle se tut donc, se contentant de soupirer, de pleurer, de cacher sa
tête dans ses mains.
Ces soupirs, ces pleurs, qui avaient d’abord attendri, puis effrayé
Louis XIV, l’irritaient maintenant.
Il ne pouvait supporter l’opposition, pas plus l’opposition des soupirs
et des larmes que toute autre opposition.
Toutes ses paroles devinrent aigres, pressantes, agressives.
C’était une nouvelle douleur jointe aux douleurs de la jeune fille.
Elle puisa, dans ce qu’elle regardait comme une injustice de la part de
son amant, la force de résister non seulement aux autres, mais encore à
celle-là.
Le roi commença à accuser directement.
La Vallière ne tenta même pas de se défendre; elle supporta toutes
ces accusations sans répondre autrement qu’en secouant la tête, sans
prononcer d’autres paroles que ces deux mots qui s’échappent des cœurs
profondément affligés:
— Mon Dieu! mon Dieu!
Mais, au lieu de calmer l’irritation du roi, ce cri de douleur
l’augmentait: c’était un appel à une puissance supérieure à la sienne,
à un être qui pouvait défendre La Vallière contre lui.
D’ailleurs, il se voyait secondé par de Saint-Aignan. De Saint-Aignan,
comme nous l’avons dit, voyait l’orage grossir; il ne connaissait pas
le degré d’amour que Louis XIV pouvait éprouver; il sentait venir tous
les coups des trois princesses, la ruine de la pauvre La Vallière, et
il n’était pas assez chevalier pour ne pas craindre d’être entraîné
dans cette ruine.
De Saint-Aignan ne répondait donc aux interpellations du roi que par
des mots prononcés à demi-voix ou par des gestes saccadés, qui avaient
pour but d’envenimer les choses et d’amener une brouille dont le
résultat devait le délivrer du souci de traverser les cours en plein
jour, pour suivre son illustre compagnon chez La Vallière.
Pendant ce temps, le roi s’exaltait de plus en plus.
Il fit trois pas pour sortir et revint.
La jeune fille n’avait pas levé la tête, quoique le bruit des pas eût
dû l’avertir que son amant s’éloignait.
Il s’arrêta un instant devant elle, les bras croisés.
— Une dernière fois, mademoiselle, dit-il, voulez-vous parler? Voulez
vous donner une cause à ce changement, à cette versatilité, à ce
caprice?
— Que voulez-vous que je vous dise, mon Dieu? murmura La Vallière. Vous
voyez bien, Sire, que je suis écrasée en ce moment! vous voyez bien que
je n’ai ni la volonté, ni la pensée, ni la parole!
— Est-ce donc si difficile de dire la vérité? En moins de mots que vous
ne venez d’en proférer, vous l’eussiez dite!
— Mais, la vérité, sur quoi?
— Sur tout.
La vérité monta, en effet, du cœur aux lèvres de La Vallière. Ses
bras firent un mouvement pour s’ouvrir, mais sa bouche resta muette,
ses bras retombèrent. La pauvre enfant n’avait pas encore été assez
malheureuse pour risquer une pareille révélation.
— Je ne sais rien, balbutia-t-elle.
— Oh! c’est plus que de la coquetterie, s’écria le roi; c’est plus que
du caprice: c’est de la trahison!
Et, cette fois, sans que rien l’arrêtât, sans que les tiraillements de
son cœur pussent le faire retourner en arrière, il s’élança hors de la
chambre avec un geste désespéré.
De Saint-Aignan le suivit, ne demandant pas mieux que de partir.
Louis XIV ne s’arrêta que dans l’escalier, et, se cramponnant à la
rampe:
— Vois-tu, dit-il, j’ai été indignement dupé.
— Comment cela, Sire? demanda le favori.
— De Guiche s’est battu pour le vicomte de Bragelonne. Et ce
Bragelonne!...
— Eh bien?
— Eh bien! elle l’aime toujours! Et, en vérité, de Saint-Aignan, je
mourrais de honte si, dans trois jours, il me restait encore un atome
de cet amour dans le cœur.
Et Louis XIV reprit sa course vers son appartement à lui.
— Ah! je l’avais bien dit à Votre Majesté, murmura de Saint-Aignan en
continuant de suivre le roi et en guettant timidement à toutes les
fenêtres.
Malheureusement, il n’en fut pas à la sortie comme il en avait été à
l’arrivée.
Un rideau se souleva; derrière était Madame.
Madame avait vu le roi sortir de l’appartement des filles d’honneur.
Elle se leva lorsque le roi fut passé, et sortit précipitamment de
chez elle; elle monta, deux par deux, les marches de l’escalier qui
conduisait à cette chambre d’où venait de sortir le roi.