_Denise à Philippe._
Les Ravenelles, 23 mars.
C'est peut-être me guérir que de ne plus savoir ce que sont mes regrets
ni ce qu'ils regrettent; mes heures se traînent, mes grands désirs sont
morts, j'en reste abattue et tremblante.
Mes jours, mes nuits sont singulièrement mélancoliques. Je cherche à
suicider mes souvenirs. Ne me trouvez pas faible de ne pas vous cacher
ces souffrances: j'ai le coeur plein de larmes.
Mais vous? pourquoi être triste? qu'avez-vous?