Ma chérie, votre faiblesse m'inquiète; ce mot-là toujours répété dans
les télégrammes, m'angoisse.
Pauvre petite! cette lettre qui vous a coûté un évanouissement, mes yeux
ne s'en peuvent détacher.
Je vous en prie, ayez la volonté de réagir. Vous guérie, nous pourrons
être si heureux! Toute ma tendresse pour vous, tout votre amour, ont
cahoté un peu notre amitié; mais elle demeurera plus noble, plus belle,
plus douce aussi... Ah! ayez la force de vivre!
Cette amitié représentera un grand effort d'honnêteté de ma part; de la
vôtre une droiture sublime, rare à rencontrer. Les joies intimes qu'elle
nous a déjà données, c'est un peu de bonheur, croyez-moi.
Adieu, mon amie. Je suis triste. Je ne sais plus si j'ai fait bien ou
mal quand je songe à l'état affreux où vous êtes... par pitié,
guérissez!