allant vers Seth.
--Certainement oui! tâtez seulement et vous verrez si ce n’est pas un
Peau-Rouge!
--Qu’allez-vous en faire?
--Rien!
--Allez-vous le laisser partir? jetons-le par-dessus le bord.
--Hum! je ne veux pas, Haldidge; j’ai deux ou trois bonnes raisons pour
ne pas faire cela. En premier lieu, ce n’est pas nécessaire; le pauvre
diable ne nous a pas fait de mal; et, quoique je déteste toute sa race,
je n’aime pas à les tuer tant qu’ils ne m’ont pas fait de mal, ou n’ont
pas essayé de m’en faire. Toutefois, la raison la plus importante, c’est
que je me trouve bien assis et que je ne veux pas me déranger.
--C’est un fameux niais de se laisser ainsi étouffer; à sa place, je
vous donnerais une bonne secousse, et je vous enverrais par-dessus bord!
--Non pas, si vous compreniez votre position... Ah! coquin!»
L’Indien entendit peut-être les paroles du chasseur. En tout cas, il
essaya d’exécuter ce qu’il avait dit, et il y réussit. Au moment où Seth
poussait son exclamation, il tombait la tête en avant sur Haverland,
qu’il renversait en roulant avec lui. Au même instant, le sauvage sauta
par-dessus bord et s’éloigna rapidement à la nage.
«C’est un vilain tour, dit Seth, en reprenant sa place; je m’étais
justement assis sur lui pour le préserver de la pluie; comme le chien
est ingrat.»
Leur attention fut reportée sur la marche du canot, ils étaient
entraînés rapidement par le courant et leur position commençait à
devenir inquiétante. Il n’y avait aucun moyen de le diriger, et, s’ils
venaient à rencontrer soit un arbre, soit un rocher, ils couleraient à
fond à l’instant. Mais ils n’y pouvaient rien, et tous restaient assis
et se préparaient au choc qui pouvait leur survenir d’un instant à
l’autre. Pendant qu’ils avançaient ainsi, ils entendirent le fond du
canot qui frottait sur quelque chose; il vacilla un instant; et, tout à
coup, il resta immobile: la proue s’emplissait rapidement et il
commençait à s’enfoncer.
«Par dessus bord! tous, nous enfonçons!» s’écria Haldidge.
Ils sautèrent dans l’eau qui n’avait pas plus de deux pieds de
profondeur et le canot, ainsi allégé de son chargement, se dégagea et
disparut dans l’obscurité.
«Ne bougez pas que je n’aie fait quelques sondages!» dit Seth.
Il pensa, tout naturellement, que pour atteindre la rive, il devait se
diriger à angle droit sur le courant. Quelques pas lui montrèrent qu’il
n’était plus dans la rivière même, mais dans l’eau qui avait débordé sur
la rive.
«Suivez-moi, mes enfants, nous sommes en bonne voie!» cria-t-il.
[Illustration: «Suivez-moi, mes enfants, nous sommes en bonne voie!»
cria-t-il.]
Les buissons et les hautes herbes embarrassaient leurs pieds, les
branches qui étaient au-dessus de leur tête fouettaient leurs visages,
pendant qu’ils cherchaient à sortir de l’eau. Quelques instants après
ils étaient de nouveau sur la terre ferme. Le canot leur avait fait
traverser la rivière, de telle sorte que cette pénible besogne était
terminée.
«Maintenant, si nous avions seulement un bon feu! dit Haverland.
--Oui! car Ina doit beaucoup souffrir!
«Oh! ne pensez pas à moi!» répondit gaiement la brave jeune fille.
Seth découvrit, avec sa pénétration ordinaire, que l’orage avait été
très-peu de chose en cet endroit, et que le bois était relativement sec.
En déblayant les feuilles qui étaient à la surface, il en trouva
d’autres dessous qui n’étaient pas humides. Il en fit un gros tas sur
lequel il plaça de petites brindilles surchargées elles-mêmes de grosses
branches empilées les unes sur les autres. Après beaucoup de peine, Seth
parvint à faire jaillir une étincelle de son briquet, et, en quelques
instants, ils eurent un bon feu réconfortant et petillant.
«C’est bien, dit Graham, mais n’est-ce pas imprudent, Seth?
--Bah! il faut que je sèche ma peau cette nuit, si le feu a quelque
vertu.»
Mais les Indiens ne vinrent pas les inquiéter, quoiqu’il eût été
très-peu prudent à eux d’allumer du feu. Il était plus que probable,
comme Seth Jones le fit remarquer, que les sauvages qui les
poursuivaient avaient perdu leur piste, et qu’ils auraient beaucoup de
difficultés à la retrouver et à la suivre.
La première aube se leva enfin sur nos pauvres fugitifs, qui mouraient
de faim. Lorsque le jour augmenta, ils regardèrent autour d’eux, et ils
découvrirent qu’ils avaient campé au pied d’une colline extrêmement
boisée. Ils s’aperçurent aussi qu’Haldidge, le chasseur, était absent.
Comme on s’en étonnait, la détonation de sa carabine se fit entendre;
et, au bout de quelques instants, on le vit descendre la colline pliant
sous le poids d’un jeune cerf dix-cors qui fut rapidement dépouillé;
plusieurs gros morceaux furent mis à la broche ou grillés sur le feu, et
nos cinq amis firent un repas plus abondant et plus substantiel que ceux
que l’on fait jamais dans le monde.
«Avant de reprendre notre voyage, dit Haldidge, je désire que vous
veniez tous avec moi au sommet de cette colline, pour voir de quel beau
point de vue l’on peut jouir.
--Oh! nous n’avons pas le temps d’admirer les points de vue, répondit
Seth.
--Je sais bien que nous n’avons pas de temps à perdre, ajouta le
chasseur, mais cet endroit est d’une beauté particulière, et je pense
que vous en serez satisfaits.»
Le chasseur était si pressant que ses amis furent obligés d’accéder à sa
demande. Ils commencèrent donc l’ascension, tandis qu’Haldidge, qui les
conduisait, semblait avoir abandonné toute anxiété, et être tout
souriant et plein d’espoir.
«Voyez si vous aimez cette vue!» dit-il en désignant l’occident.
Les fugitifs regardèrent dans la direction qu’il indiquait. Le spectacle
qu’ils aperçurent était bien celui qui devait leur plaire, plus qu’aucun
autre dans l’univers; car, au-dessous d’eux, à cinq cents pas environ,
se trouvait le village même vers lequel ils s’avançaient depuis si
longtemps. Il paraissait d’une beauté merveilleuse à la brillante clarté
du soleil du matin. Une vingtaine de maisonnettes étaient serrées les
unes contre les autres, et la fumée de plusieurs cheminées s’élevait
dans l’atmosphère, tandis que, çà et là, on voyait quelques colons aller
et venir. A un coin du village, on découvrait le fort et la gueule
béante de son canon qui brillait au soleil du matin comme de l’argent
bruni. Un ou deux petits bateaux couraient sur la rivière, et leurs
avirons étaient maniés par des bras vigoureux et agiles. La rivière, que
le bûcheron avait suivie en se sauvant avec sa femme et sa sœur, coulait
au pied du village, et l’œil pouvait suivre ses contours pendant
plusieurs lieues. On voyait çà et là, dans la campagne, les chaumières
des établissements de quelques hardis colons; elles ressemblaient de
loin à de toutes petites ruches d’abeilles.
«Vous ne m’avez pas dit si ce paysage vous plaisait? reprit le chasseur.
--Ah! Haldidge, vous le saviez avant de me le demander! répondit
Haverland d’une voix émue. Dieu soit loué! car il a été bien
miséricordieux pour nous.»
Ils se mirent alors à descendre la colline, mais sans échanger un seul
mot; car leurs cœurs étaient trop pleins d’émotion. Un charme étrange
semblait s’être emparé de Seth Jones. A la vue du village, il était
devenu tout à coup pensif et silencieux; il refusait même de parler; son
esprit était évidemment occupé par quelque pensée absorbante. Plusieurs
fois, il soupira profondément et pressa ses mains contre sa poitrine,
comme si les palpitations tumultueuses de son cœur le faisaient
souffrir. L’expression de sa figure était étonnamment changée, son air
railleur et plaisant avait entièrement disparu, en même temps que les
rides de son front et de son nez paraissaient effacées. Son visage en ce
moment était réellement beau. C’était une merveilleuse métamorphose; et
ses compagnons se demandaient: «Est-ce bien là Seth Jones?»
Tout à coup, il crut s’apercevoir que les yeux de ses compagnons étaient
fixés sur lui, et qu’il s’était oublié; son ancienne expression étrange
reparut sur son visage. Il reprit sa vieille allure et Seth Jones
redevint encore lui-même.
Les sentinelles du fort avaient aperçu et reconnu les fugitifs; et,
quand ceux-ci arrivèrent à la palissade qui entourait le village, ils
trouvèrent une foule considérable qui les attendait.
«Je vous reverrai tous!» dit Haldidge, en se séparant des autres et en
passant à l’extrémité supérieure de l’établissement.
Après s’être arrêté, pendant quelques instants, pour répondre aux
demandes de ses amis, Haverland se dirigea vers la maisonnette où il
avait laissé sa femme et sa sœur; il vit bientôt que les bons colons lui
avaient construit et donné une maison. Comme il s’avançait doucement
vers la porte, dans l’intention de surprendre gaiement sa femme,
celle-ci le rencontra par hasard. Elle poussa un cri de joie étouffé,
s’élança vers lui et le serra dans ses bras. Un instant après, elle
pressa Ina sur son sein, et toutes deux laissaient couler de douces
larmes.
[Illustration: Un instant après, elle pressa Ina sur son sein.]
«Que le ciel soit béni!... Que le ciel soit béni!... Oh! ma chère.... ma
chère enfant;... je te croyais perdue pour toujours!...»
Graham et Seth se tinrent respectueusement à l’écart pendant quelques
instants. Le dernier toussa plusieurs fois et passa furtivement sa main
sur ses yeux. Quand la mère se fut remise, elle se retourna et reconnut
Graham qu’elle salua cordialement.
«Et vous aussi! dit-elle, en prenant la main de Seth et en le regardant
fixement: vous avez été plus qu’un ami pour nous; puisse le ciel vous
récompenser, car nous ne pourrons jamais le faire!
--Là!... Là!... ne dites pas cela!... hum!... hum!... Je crois que j’ai
pris froid pendant la nuit!»
Mais la ruse était inutile. Les larmes devaient finir par couler, et
Seth, pendant quelques secondes, pleura comme un enfant; mais on le
voyait sourire à travers ses larmes. Ils entrèrent tous dans la maison.
«Notre premier devoir est de remercier Dieu pour sa miséricorde;
remercions-le tous!» dit le bûcheron.
Ils tombèrent à genoux et adressèrent de ferventes actions de grâce à
l’Être suprême qui leur avait témoigné sa bonté d’une façon si
merveilleuse. Les colons, avec une véritable délicatesse de cœur,
voulaient se retirer, et ne cédèrent qu’aux instances de la famille.
Comme ils se relevaient, Marie, la sœur d’Haverland, entra dans la
maison. Graham, qui regardait alors Seth, tressaillit à l’émotion que
celui-ci laissa percer. Le pionnier devint pourpre et trembla de tous
ses membres; mais il fit un violent effort et il se remit assez à temps
pour la saluer. Marie le remercia et commença à parler, parce qu’elle
vit qu’il était embarrassé de le faire et peu à son aise. Un soupçon
brilla sur son beau visage si calme; elle pâlit et rougit tour à tour.
Son visage redevint bientôt calme et pensif, et une expression touchante
brilla dans ses yeux tristes et languissants. Seth sortit rapidement
pour méditer sur les mystères de ses propres pensées.
La maisonnette fut encombrée jusqu’à près de minuit par des amis qui
étaient venus pour les féliciter.
La réunion fut gaie et heureuse, ce fut une soirée enfin dont on se
souviendra longtemps.
* * * * *
Une semaine après, la maison d’Haverland voyait encore réunis Ina, Seth
Jones, le bûcheron, Mme Haverland, et Marie. Seth s’assit dans un coin
et causa avec Ina tandis que les trois autres parlaient ensemble. On
lisait le bonheur sur chaque visage. La douce et mélancolique beauté de
Marie était illuminée d’un sourire. Elle était belle ainsi et avait un
air de reine. Ses cheveux, noirs comme la nuit, étaient rassemblés
derrière sa tête, comme pour les empêcher de friser; mais, malgré cela,
une mèche rebelle se plaisait à la contrarier et à voltiger. Une légère
rougeur colorait ses joues, et son œil bleu avait une expression qui
dénotait la joie et la satisfaction.
Seth était resté la plupart du temps avec le bûcheron. Son langage
cependant changeait souvent. Il y avait dans sa conversation des mots si
polis et si choisis qu’ils faisaient croire que, sans aucun doute, il
était très-instruit.
En ce moment, ses manières étaient nerveuses; et, quoiqu’il causât
joyeusement avec Ina, ses yeux étaient constamment fixés sur le visage
de Marie Haverland.
Après un moment de silence, il se leva, prit sa chaise et alla s’asseoir
à côté d’elle. Elle ne le regarda pas, ni personne non plus. Il s’assit
un instant; puis il murmura:
«Marie?»
Elle tressaillit! ses yeux lancèrent un instant, sur le visage de Seth,
des lueurs de météore; puis elle devint pâle comme la mort et elle
serait tombée de sa chaise, si Seth ne l’avait soutenue dans ses bras.
Haverland leva les yeux et fut frappé de stupeur; toute la famille était
remplie d’étonnement.
«Ciel miséricordieux!... Eugène Morton!... s’écria Haverland en se
levant tout droit.
--Oui, en vérité, dit celui-ci à qui l’on s’adressait.
--Vous êtes-vous relevé d’entre les morts?
--Je suis revenu à la vie, Alfred, mais je n’ai jamais été avec les
morts.»
Au lieu de cette faible voix et criarde qui avait jusqu’ici caractérisé
son organe, il avait maintenant une voix basse taille, riche et
mélodieuse.
Haldidge et Graham, entrèrent dans la maison, et Seth parut, sous son
véritable caractère, grand, noble, gracieux et imposant.
«Où est Seth? demanda Graham, ne remarquant pas l’étranger présent.
--Voici celui que vous avez jusqu’ici pris pour cet individu, dit
l’étranger en riant et en jouissant de son étonnement.
--Seth, en vérité; mais ce n’est plus Seth! s’écrièrent-ils tous les
deux.
--Ah! leur dit-il, je vais tout vous expliquer en deux mots. Je n’ai pas
besoin de vous dire, mes amis, que mon caractère, depuis que je suis
parmi vous, a été un rôle joué. Seth Jones est un mythe et, à ma
connaissance, cet individu n’a jamais existé. Mon véritable nom est
Eugène Morton. Il y a dix ans, Marie Haverland et moi, nous engageâmes
notre foi l’un à l’autre. Nous devions nous marier un an après; mais,
quelques mois plus tard, la guerre de la Révolution éclata, et on fit un
appel de volontaires dans notre petit village du New-Hampshire. Je
n’avais aucune envie, ni aucun droit de ne pas accomplir mon devoir;
notre petite compagnie fut envoyée dans le Massachussets où la guerre
régnait alors. Dans une escarmouche, quelque temps après la bataille de
Bunker-Hill, je fus dangereusement blessé et laissé chez un fermier
habitant au bord du chemin. J’envoyai un mot par un de mes camarades à
Marie, pour lui faire savoir que j’étais blessé, mais que j’espérais la
revoir sous peu. Le porteur de ce message fut probablement tué; car il
est certain que ce mot ne parvint jamais à Marie, et qu’au contraire on
lui fit un rapport tout différent. Il y avait dans notre compagnie, un
individu qui l’aimait aussi; et, en apprenant mon malheur, il lui fit
dire que j’avais été tué. Lorsque je rejoignis mon corps, quelques mois
plus tard, j’appris que cet individu avait déserté. Je pensai qu’il
était retourné au pays, et je résolus de demander un congé pour revoir
mon pays natal; j’appris là qu’Haverland, sa femme, et sa sœur avaient
quitté le village pour aller dans l’Ouest. Un de mes amis m’informa que
le déserteur était parti avec eux, et qu’il était certain qu’il
épouserait Marie. Je ne pus douter de la vérité de ce récit. Pour
adoucir ce grand chagrin, je retournai de suite sous les drapeaux et me
mêlai à tous les combats, autant que je pus le faire; souvent je
m’exposais à dessein au danger demandant la mort à grands cris. Pendant
l’hiver de 1776, je me trouvais sous les ordres du général Washington, à
Trenton; j’avais traversé le Delaware avec lui et nous engageâmes
bientôt un combat désespéré avec les Hessiens. Dans la chaleur même de
l’action, il me vint tout à coup à l’esprit que l’histoire du mariage de
Marie n’était pas vraie; et, chose assez singulière, quand la bataille
fut terminée, je n’y pensai plus. Mais, au milieu de l’engagement
suivant, qui eut lieu à Princeton, la même pensée me revint et me
poursuivit depuis lors jusqu’à la fin de la guerre. Je résolus de
chercher Marie. Tout ce que je pus apprendre, c’est qu’Haverland avait
émigré, et avait quitté le pays. Si elle avait épousé le déserteur, je
savais que c’était avec la ferme croyance que j’étais mort. En
conséquence, je n’avais pas le droit de la rendre malheureuse et de la
faire souffrir par ma présence, et c’est pour cette raison que je pris
un déguisement. Je teignis mes cheveux, depuis longtemps déjà mal
soignés, et cela changea tellement toute ma physionomie, que je me
reconnus à peine moi-même; le teint de ma jeunesse s’était bronzé au
rude métier de la guerre, et le chagrin avait complété le changement; ce
n’est pas étrange, alors, qu’un vieil ami ne m’ait pas reconnu, surtout
quand je jouai le rôle de «gars de la montagne Verte», en prenant sa
voix et ses manières, mon identité était alors, je le savais,
parfaitement à l’abri de toute découverte. Je vins dans ce pays; et
après des recherches longues et persévérantes, je trouvai Haverland qui
coupait du bois dans la forêt. Je me présentai à lui comme étant Seth
Jones, et je retrouvai Marie. Le récit de son mariage était faux. Je me
serais fait connaître alors, si le danger qui menaçait Haverland n’était
pas tombé sur lui presque aussitôt. Comme la famille était tourmentée
sur le sort d’Ina, je pensai que me faire reconnaître ne servirait qu’à
embarrasser et à distraire leurs mouvements.
«Il me reste peu de choses à ajouter! Je vous félicite, Graham, du choix
que vous avez fait; vous allez vous marier demain? Eh bien! Marie, ne
m’épouserez-vous pas en même temps?
--Oui! répondit-elle en plaçant ses mains dans celles de Seth.
--Maintenant, félicitez-moi, mes amis,» dit-il, avec un visage radieux.
Et tous se réunirent autour de lui.
Ils éprouvèrent d’abord, il est vrai, quelque difficulté à croire que
Seth Jones avait disparu pour toujours; ils regrettaient même ce visage
singulier et excentrique; mais ils avaient gagné à sa place un ami
sincère et dévoué dont ils étaient tous fiers.
FIN.
TABLE.
I. Un étranger 5
II. Sombre nuage 19
III. L’orage éclate 35
IV. Une maison de moins et un ami de plus 45
V. Seth trouve la piste et il la quitte 63
VI. La mort ou la vie 85
VII. L’expérience de Seth 97
VIII. Rencontre inattendue 113
IX. La poursuite 129
X. Deux captifs chez les Indiens 149
XI. Toujours en chasse 163
XII. Correspondance de Seth 181
XIII. Explications 195
XIV. Dans le camp ennemi 207
XV. Plans et manœuvres 221
XVI. Épreuves 237
XVII. Dangers 249
XVIII. Hors de la vallée de la mort 261
XIX. Le retour 293
FIN DE LA TABLE.
8490--Imprimerie générale de Ch. Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris.
EN VENTE A LA MÊME LIBRAIRIE:
LA FILLE DU GRAND CHEF
PAR ANN S. STEPHENS
Un volume in-18, illustré de gravures sur bois
Prix: 2 francs
FLÈCHE D’OR
PAR M. V. VICTOR
Un volume grand in-18 jésus, illustré de gravures
Prix: 2 francs
L’ANGE DES FRONTIÈRES
PAR EDWARD S. ELLIS
Un volume in-18 jésus, illustré de gravures
Prix: 2 francs
L’ESPION INDIEN
PAR EDWARD S. ELLIS
Un volume grand in-18 jésus, illustré de gravures
Prix: 2 francs
L’AUBERGE DE L’OURS NOIR
PAR M. V. VICTOR
Un volume grand in-18 jésus, illustré de gravures
Prix: 2 francs
L’ENFANT D’ADOPTION
PAR ANN S. STEPHENS
Un volume in-18, illustré de gravures sur bois
Prix: 2 francs
LA FAMILLE DU BATELIER
PAR M. V. VICTOR
Un volume grand in-18 jésus, illustré de gravures
Prix: 2 francs
SOUS PRESSE:
LE ROI BARNABÉ OU LES VIERGES DE LA FORÊT
PAR N. W. DUSTEED
Imprimerie générale de Ch. Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris.