Et ainsi finit, entre le vin et les larmes, le roman de ces messieurs.
Les amis de Kobus le raillent un peu sur sa conversion.
Qu'il vous suffise donc de savoir qu'environ quinze jours après
son mariage, Fritz réunit tous ses amis à dîner dans la même
salle où Sûzel était venue s'asseoir au milieu d'eux trois mois
auparavant, et qu'il déclara hautement que le vieux rebbe avait
eu raison de dire autrefois: «qu'en dehors de l'amour tout n'est
que vanité; qu'il n'existe rien de comparable, et que le mariage
avec la femme qu'on aime est le paradis sur la terre!»
Et David Sichel, alors tout ému, prononça cette belle sentence
qu'il avait lue dans un livre hébraïque et qu'il trouvait
sublime, quoiqu'elle ne fût pas du Vieux Testament:
«Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres. Quiconque aime
les autres connaît Dieu. Celui qui ne les aime pas ne connaît pas
Dieu, car Dieu est amour!»