L. ADÉLAÏDE L. D'ORLÉANS.

_P. S._ Faites moi donner de vos nouvelles et de celles de votre

pauvre père. Le Roi, la Reine me chargent d'être leur interprète

auprès de vous et de lui, c'est au nom de tous.

(_Les lignes suivantes sont de la main de la reine Marie-Amélie._)

C'est de tout mon coeur que je m'unis à ma soeur pour vous dire

combien je suis occupée de vous et de votre père, combien je vous

plains et combien je partage tous vos regrets; vous connaissez mon

ancienne amitié pour vous.

St Cloud, 15 juillet 1831.

Je suis bien fâchée de vous avoir manquée hier, ma chère comtesse,

nous étions à Paris; je crois, et j'espère que la journée d'hier

déconcertera un peu tous les mauvais sujets et les agitateurs de tous

les partis par l'indignation que le peuple et les ouvriers ont

manifestée aux acteurs de ces coupables tentatives. Je vous remercie

beaucoup de votre intéressante lettre, et de l'extrait curieux qu'elle

contenait; je regrette que ce soit encore votre projet de venir

dimanche, car je ne pourai en profiter; nous allons passer la matinée

à Paris, mais j'espère et je vous demande de m'en dédomager un autre

jour. Bonjour, ma chère comtesse, vous connaissez tous mes sentimens

pour vous, c'est de tout mon coeur que je vous en renouvelle

l'expression; soyez, je vous en prie, ma bonne interprète auprès de

votre excellent père.

Récits d'une tante (Vol. 3 de 4) Mémoires de la Comtesse de Boigne, née d'Osmond · 第 36 / 106 题