Pièce numéro 102

(Écriture de Lucien.)

Mardi, minuit.

Je n'ai pas pu revoir Jeanne. J'aurais voulu me consulter avec elle. Il

y a une pensée qui tourne autour de mon cerveau. Cette personne

accomplit un devoir en travaillant au salut de Jeanne.

Un devoir impérieux!

Elle représente, dit-elle, le père de Jeanne.

Jeanne pourra me dire, peut-être....

Il y a des moments où mon coeur se dilate tout à coup. Je me sens léger

et fort. Cette horrible crainte de la justice, entêtée dans son

égarement, ne pèse plus sur moi. Je viendrai seul devant les juges, je

serai sûr de moi. La vérité jaillira de ma poitrine si haute et si

éclatante, dès que le danger de Jeanne ne sera plus là....

Voici une pensée qui a heurté mon esprit comme un choc: il y a bien

longtemps que je n'ai entendu parler ni de M. Louaisot ni d'Olympe.

Se reposent-ils dans leur victoire?

Je suis terriblement seul, Geoffroy. Je ne connais pas à Paris une

créature humaine à qui je puisse demander conseil!

Le dernier vivant · 第 239 / 341 题