(Anonyme. Même écriture que celle du n°94.)
Paris, lundi, 2 octobre 1865.
_À M. L. Thibaut, avocat._
La personne qui a écrit à M. L. Th..., vendredi dernier, l'a attendu
toute la soirée d'hier, dimanche, au rendez-vous de l'église
Notre-Dame-des-Victoires. Elle l'a vu s'approcher, mais M. L. Th... a eu
défiance sans doute.
La personne n'a pas dit toute la vérité dans sa première lettre. Elle ne
croyait pas avoir besoin d'insister.
Ce n'est pas à M. L. Th... surtout que la personne porte intérêt, c'est
bien davantage encore à la malheureuse fille du baron Péry de Marannes.
Si M. L. Th... gardait des doutes, s'il voulait s'entretenir avec la
personne--la voir,--il serait sûr de la trouver demain mardi à la
consultation de M. le Dr Schontz, rue de la Pépinière, n°.... Dimanche
prochain il serait désormais trop tard, les événements se précipitent.
M. L. Th... est supplié de ne plus hésiter. Il n'a pas le droit de
refuser. La malheureuse J. P. est perdue sans ressource.