--Guzman! appelai-je.
Car je l'entendais toujours grommeler à travers la porte.
--Monsieur?
--Celui qui a écrit la lettre s'est-il rencontré avec la Normande?
--Non, Monsieur.
--C'est bien, va te coucher.
Je déposai sur ma table de nuit les épreuves dont l'envoi était une
obligeante attention de M. Louaisot, ainsi que la liste des histoires
que mon pauvre petit Martroy devait m'apporter le lendemain. Par-dessus
le tout, je posai le dossier de Lucien,--et je me mis au lit.
J'étais disposé à faire une longue et laborieuse séance. La lettre de
Lucien me disait: «Hâte-toi.» Et j'étais de son avis: pour agir il faut
savoir. Or, j'étais encore loin de savoir.
Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, il y avait sur la liste de
Calvaire-Martroy un titre ainsi conçu: _Histoire de l'enfant d'Ida_.
Ida, c'était Olympe. Je n'avais jamais entendu dire que Mme la
marquise eût un enfant....
Je me remis donc à dévorer mon dossier, désirant ardemment avoir achevé
cette part de travail quand arriverait l'appoint promis par Martroy.
Je me disais: J'en saurai alors plus long que Lucien lui-même, et mon
brave M. Louaisot ne compte pas là-dessus!
_Note de Geoffroy_.--J'en étais resté au n°91 bis, qui était un permis
de visiter l'accusée Jeanne Péry, femme Thibaut, délivré à maître L.
Thibaut, son défenseur.