Vous voyez qu'il est difficile de se compromettre plus maladroitement.
Arrivons à la conclusion de cette longue lettre qui vous dira au moins
le fond de ma pensée: je n'ai aucun sentiment d'inimitié contre M. L.
Thibaut; je me regarderais comme le dernier des drôles si je faisais la
moindre des choses, fût-ce un simple _nutus_ pour l'aider à glisser hors
de son siège.
Mais enfin, si les événements tournaient contre lui, comme il y a
apparence, s'il était forcé de donner sa démission ou même simplement de
quitter le ressort....
Je vous rappellerais notre vieille amitié dans un billet courtois et
bien senti, en vous disant: «Cher maître, l'heure est venue. Vous qui
êtes sur les lieux, donnez-moi un coup d'épaule.»