(Écrite et signée par Mme veuve Péry. _Aux soins de la fermière du
Bois-Biot, pour remettre à M. L. Thibaut._ Sans date. Ce devait être le
7 ou le 8 mai.)
Adieu, mon cher enfant, les deux lettres ci-jointes vous donneront les
raisons de notre départ ou plutôt de notre fuite.
On aurait pu, je le crois, user de moyens moins cruels envers nous, mais
n'oubliez pas ceci: la dureté apparente de Madame votre mère n'a d'autre
origine que son affection pour vous. N'essayez pas de nous retrouver. Ce
serait mal, et notre peine en serait aggravée. Entre vous et Jeanne ce
n'était qu'une tendresse d'enfants. Vous oublierez. Adieu. Soyez bien
heureux.
_Note de Geoffroy_.--Au-dessous de la signature qui suivait cette
dernière ligne, il y avait encore une fois le mot: _Adieu._ Mais ce
n'était pas la même écriture, et la pauvre petite main de Jeanne avait
bien tremblé en le traçant.