traverse, en descendant, d’abord le district d’Idikel (composé
de 14 villages, tous sur son cours) ; puis, au-dessous, celui de
Talat n Ig (4 villages). L’un et l’autre sont des fractions des
Aït Tameldou.
L’Ouad Idikel n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Distances : de l’Idikel au Talat n Ig 5 heures.
du Talat n Ig à Dar Ougadir 1 h. 1/2.
du Talat n Ig à Aṛled Fouqani (route dans le 3 heures.
désert)
OUAD IZGROUZEN. — Il prend sa source au Tizi n Tamejjout. Il passe
d’abord par le village de Tamejjout, puis il traverse le territoire
des Izgrouzen, composé de 21 villages, tous sur son cours. De là il
se jette dans l’Ouad Tifnout. Tamejjout, ainsi que les Izgrouzen,
fait partie de la tribu des Aït Tameldou.
L’Ouad Izgrouzen n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Le Tizi n Tamejjout est traversé par un chemin allant des Izgrouzen
à Agoundis : d’Agoundis on peut gagner Dar El Genṭafi, et de
là Merrâkech.
Distances : du Tizi n Tamejjout à Tamejjout 1 heure.
de Tamejjout aux Izgrouzen 1 heure.
des Izgrouzen à Dou Ougadir 1 h. 1/2.
des Izgrouzen à Agoundis fort 1/2 jour.
d’Agoundis à Dar El Genṭafi fort 1/2 jour.
OUAD IKIS. — Il prend sa source dans le Grand Atlas et traverse
ensuite le territoire d’Ikis (composé de 14 villages, tous sur
son cours) ; de là il se jette dans l’Ouad Tifnout. L’Ikis est
une fraction des Aït Tameldou.
Cette rivière n’a d’eau que dans la saison des pluies.
Distances : de l’Adrar n Deren à l’Ikis 1/2 jour.
de l’Ikis à Agerd n Ougadir 1/2 jour.
OUAD INMARAKHT. — Il traverse d’abord la fraction d’Inmarakht
(composée de 7 villages tous sur son cours) ; de là il passe dans
celle des Aït Leti (composée de 15 villages, tous sur son cours),
puis dans celle d’Asif n Sous (3 villages) ; de là il se jette dans
l’Ouad Tifnout. Les divers groupes que traverse l’Ouad Inmarakht
font tous partie des Aït Tameldou.
Cette rivière a de l’eau en abondance sur tout son cours, pendant
l’année entière.
Distances : d’Inmarakht aux Aït Leti 1 heure 1/2.
des Aït Leti à Asif n Sous 1 heure.
d’Asif n Sous à Ouaounzourt 1 heure.
OUAD SAKSAD. — Il prend sa source au Djebel Saksad ; de là il
arrose successivement les deux villages d’Ifergan et d’Ạnd
Imzilen. L’un et l’autre font partie des Aït Iṛmor, fraction
des Aït Tameldou.
Il y a toujours de l’eau dans l’Ouad Saksad, et sur tout son cours.
Distances : du Djebel Saksad à Ifergan 1 heure.
d’Ifergan à Dar Ougadir 1 heure.
OUAD MSOUNT. — Il prend sa source dans le Khela Tamzernit (forêt
de teceft). Au sortir de ce désert, il entre sur le territoire des
Aït Msount, fraction des Aït Tameldou ; il y arrose successivement
les villages de Isḥerin, Izoukennan, Aït Ḥedin, Aït ou Allal,
Tidirmit, Imi n Msount.
De là il gagne Timiṭeṛ, où il se jette dans l’Ouad Tifnout.
Il n’a d’eau que dans la saison des pluies.
Distances : du Khela Tamzernit à Isḥerin 1 heure.
d’Isḥerin à Timiṭeṛ 1 heure.
AFFLUENT. — L’Ouad Msount en reçoit un, l’Ouad Aït Mesri,
se jetant sur sa rive gauche à Isḥerin.
=Ouad Aït Mesri.= — Il traverse le territoire des Aït Mesri
(7 villages, tous sur son cours), fraction des Aït Tameldou.
Il n’a d’eau que durant la saison des pluies.
Distance : des Aït Mesri à Isḥerin 1/2 jour.
OUAD TIZGI N MOUSI. — On l’appelle aussi Ouad Izgern. La source
en est dans le désert, peu au-dessus de Tizgi n Mousi. Il passe
d’abord par le village de Tizgi n Mousi, puis par l’Amzaourou
(6 villages, tous sur son cours) ; de là il traverse le territoire
des Izgern (9 villages) ; il rentre ensuite dans le désert, où il
reste jusqu’à son confluent avec l’Ouad Tifnout. Les villages
et fractions situés sur son cours font partie des Aït Tameldou.
Il n’a d’eau que durant la saison des pluies.
Distances : de Mial (Ouad Aït Tameldou) à Tizgi n Mousi 3 heures.
(désert)
de Tizgi n Mousi à l’Amzaourou 1 heure.
de l’Amzaourou aux Izgern 3 heures.
des Izgern à Mzi (Ouad Tifnout) 1/2 jour.
=REMARQUES SUR LES TRIBUS.= — Le territoire des Iouzioun se compose
exclusivement des villages que nous avons énumérés sur le cours
de l’Ouad Tifnout. Les Iouzioun forment une tribu séparée ; ils
sont indépendants du sultan, mais reconnaissent la suprématie des
deux puissants chikhs des Aït Tameldou : chacun de ces chefs a la
moitié d’entre eux sous son autorité. Les Iouzioun sont de race
et de langue tamaziṛt. Ils sont Chellaḥa. C’est une tribu riche
et commerçante. Un marché, le Tlâta Tabia. Deux mellaḥs.
2o _OUAD AIT TAMELDOU_. — On lui donne aussi parfois le nom d’Ouad
Tittal. Il prend sa source dans le désert d’Igisel. De là il entre
dans la tribu des Aït Tameldou, où il reste pendant tout son cours ;
il y arrose successivement les villages suivants :
Tittal, Mial, Tazoult, Aban, Bou Tizi, Aït Melloul, Ikouchoden,
Id Marmouch, Inmezzen, Igourzan, Ida ou Amṛar, Talat n Ougnal,
Arbalou, Iṛil, Tammarouin, Aït Qedni.
Ce village est le dernier de l’Ouad Aït Tameldou, qui de là
se jette sur la rive gauche de l’Ouad Tifnout, un peu au-dessous
de Taïssa.
L’Ouad Aït Tameldou a toujours beaucoup d’eau dans son lit,
tout le long de son cours.
Distances : de Tizi n Ougdour à Tittal 5 heures.
de Tittal à Mial 1 heure.
de Mial à Tazoult 1 heure.
de Tazoult à Aït Melloul 1 heure.
d’Aït Melloul à Arbalou 2 h. 1/2.
d’Arbalou à Aït Qedni 1 h. 1/2.
d’Aït Qedni à Taïssa 1 h. 1/2.
=AFFLUENTS.= — L’Ouad Aït Tameldou reçoit plusieurs affluents ;
ce sont :
RIVE DROITE :
Ouad Amzarou, s’y jetant à Tazoult.
Ouad Igemran, s’y jetant à Aït Melloul.
Ouad Mançour, s’y jetant à Arbalou.
RIVE GAUCHE :
Ouad Achakski, s’y jetant à Mial.
Ouad Aoullous.
OUAD AMZAROU. — Il prend sa source au désert d’Ifenouan. Tout
le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose
successivement les villages de Tagrioualt, Ạraben, Assaka, Ida El
Ḥasen Ạli, Aït Ouahou, Anrouz, Tazoult.
A ce dernier point, il se jette dans l’Ouad Aït Tameldou.
L’Ouad Amzarou a de l’eau pendant toute l’année et sur tout
son cours.
Distances : du Khela Ifenouan à Tagrioualt 3 heures.
de Tagrioualt à Assaka 1/2 heure.
d’Assaka à Tazoult 1 heure.
AFFLUENT. — L’Ouad Amzarou reçoit un affluent, l’Ouad Tasoukt,
se jetant sur sa rive gauche à Assaka.
=Ouad Tasoukt.= — Il prend sa source dans le désert de Tiddes. Tout
le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou ; il y arrose
d’abord un groupe de 3 villages appelé Aït Ouartasa puis
successivement, Akchtim, Aït Iferd, Assaka, où est son confluent
avec l’Ouad Amzarou.
Il a de l’eau en toute saison sur tout son cours.
Distances : du Khela Tiddes à Aït Ouartasa faible 1/2 jour.
d’Aït Ouartasa à Assaka 1 heure.
OUAD IGEMRAN. — Il prend sa source au Djebel Agendi, montagne
boisée, couverte de grandes forêts de teceft. Tout le cours en est
sur le territoire des Aït Tameldou : il y arrose successivement les
villages suivants :
Igemran (formée de 2 villages), Tizgi n Ouḥakki, Tamjerjt (très
grand village), Aït Melloul.
Il n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Distances : du Djebel Agendi à Igemran 1/2 heure.
d’Igemran à Tamjerjt 1/2 heure.
de Tamjerjt à Aït Melloul 1/2 heure.
AFFLUENT. — L’Ouad Igemran reçoit l’Ouad Aït Tougda, se jetant
sur sa rive droite un peu au-dessus d’Aït Melloul.
=Ouad Aït Tougda.= — Il prend sa source au Djebel Agendi. Tout
le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose
successivement les villages suivants :
Aït Ouzaṛar, Aït Tougda.
Puis il se jette dans l’Ouad Igemran.
Il n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Distances : du Djebel Agendi à Aït Ouzaṛar 1 heure.
d’Aït Ouzaṛar à Aït Melloul 1/2 heure.
OUAD MANÇOUR. — Il prend sa source au désert de Timoures. Tout
le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose
successivement les villages suivants :
Mançour, Tlzoui, Amazzer, Agerd n Zarar, Tagadirt, Taṛeroucht,
Iloukous, Ilemsen, Taourirt, Imoula, Timiṭeṛ, Ouaouzgert, Arbalou.
A ce dernier village est le confluent de l’Ouad Mançour et de
l’Ouad Aït Tameldou.
La rivière a de l’eau sur tout son cours et pendant toute
l’année.
Distances : du Khela Timoures à Mançour 1 heure.
de Mançour à Tlzoui 1/2 heure.
de Tlzoui à Arbalou 1 h. 1/2.
AFFLUENT. — L’Ouad Mançour reçoit l’Ouad Tizgi, qui se jette
sur sa rive droite à Tlzoui.
=Ouad Tizgi.= — Il prend sa source au désert d’Ifenouan. Tout
le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose
successivement :
Tizgi, Talmoudat, Igourdan, Tichki, Ida Ạli ou Ḥammou, Imskal,
Timgdal, Tlzoui.
A ce dernier point est son confluent avec l’Ouad Mançour.
Il a toujours de l’eau dans son lit, sur tout son cours et en
toute saison.
Distances : du Khela Ifenouan à Tizgi 1 heure.
de Tizgi à Tlzoui 1 heure.
OUAD ACHAKSKI. — On l’appelle aussi Ouad Mial. Il prend sa source
au Djebel Achakski. Pas un seul lieu habité sur son cours.
Il n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
OUAD AOULLOUS. — On l’appelle aussi Ouad Aït Tedrart. Il prend sa
source dans le Siroua : il arrose sur son cours les villages suivants,
appartenant tous aux Aït Tedrart :
Tadmamt, Aoullous, Tamalout, Azgaour, Adṛeṛ, Tamalout Aït Ạmer
ou Ạli, Asif Zimer, Agerd n Oudrer, Aglagal, Askaoun.
De là, plus de lieu habité sur son cours jusqu’à son confluent
avec l’Ouad Aït Tameldou.
Les Aït Tedrart sont une fraction de la tribu des Aït Selîman.
Distances : de Tadmamt à Askaoun 2 heures.
d’Aoullous à Amasin (Ikhzama) 1/2 jour.
d’Agerd n Oudrer à Iṛil n Oro (en traversant 1/2 jour.
le désert de Teddref)
d’Agerd n Oudrer à Taïssa 3 h. 1/2.
AFFLUENT. — L’Ouad Aoullous reçoit à Askaoun l’Ouad Id ou
Illoun, qui se jette sur sa rive gauche.
=Ouad Id ou Illoun.= — Il reste pendant tout son cours sur le
territoire des Id ou Illoun, où il arrose successivement les
villages de :
Tinzert, Iferṛan, Agni, Almessa, Aouzrout.
Les Id ou Illoun sont une fraction de la tribu des Aït Selîman.
Distances : de Tinzert à Aouzrout 1 heure.
d’Agni à Aglagal (Ouad Aoullous) 1 heure.
d’Agni à Outoura (Ouad Zagmouzen) 2 heures.
=REMARQUES SUR LES TRIBUS.= — Nous avons rencontré sur les
cours d’eau que nous venons d’étudier trois tribus : les
Iouzioun, dont il a déjà été parlé, les Aït Selîman et les
Aït Tameldou. Toutes trois sont indépendantes et de race comme
de langue tamaziṛt. Elles sont Chellaḥa : il n’existe point
de Ḥaraṭîn dans le bassin du Sous. Elles sont sédentaires :
le bassin du Sous ne renferme à peu près point de nomades.
AIT SELIMAN. — Tribu se subdivisant en deux fractions,
les Aït Tedrart et les Id ou Illoun. La première est la plus
nombreuse. Chacune se compose d’une certaine quantité de villages,
les uns sur les cours d’eau, où nous les avons mentionnés, les
autres dans la montagne, alimentés par des sources. Les Aït Selîman
sont gouvernés par un chikh, dont le pouvoir est héréditaire : le
chikh actuel s’appelle Ạbd Allah Aït Ạli ou Ious : la maison des
Aït Ạli ou Ious réside à Aoullous ; elle n’a aucune relation
ni avec le sultan ni avec le Telouet. Pas de marché chez les Aït
Selîman. Deux mellaḥs.
AIT TAMELDOU. — Ils sont indépendants et gouvernés par leurs chikhs
héréditaires : ceux-ci sont au nombre de deux : voici comment ils
se partagent le pouvoir.
A Tamjerjt réside la famille de chikhs des Id ou Mḥind ; le chef
en est en ce moment Moḥammed ou Ḥammou ; il a sous son autorité
une partie de l’Ouad Tifnout, une partie de l’Ouad Inmarakht,
l’Ouad Amoumen, la moitié de l’Ouad Idikel, la moitié de l’Ouad
Izgrouzen, l’Ouad Ikis, l’Ouad Msount, l’Ouad Tizgi n Mousi,
l’Ouad Amzarou, l’Ouad Igemran, l’Ouad Aït Tougda, l’Ouad
Mançour, la moitié de l’Ouad Tizgi. De plus, en dehors des Aït
Tameldou, sa suprématie est reconnue d’une part par la moitié
des Iouzioun, de l’autre par les Ikhzama (bassin de l’Ouad Iriri).
A Aït Iferd réside la seconde famille de chikhs ; c’est une branche
de la maison des Aït Ouzanif. Le chef actuel en est Moḥammed ou
Ạbd Allah ; il a sous son pouvoir le reste de l’Ouad Tifnout
(les Aït Iṛmor), les Aït Leti sur l’Ouad Inmarakht, la moitié
de l’Ouad Idikel (Talat n Ig), l’Ouad Saksad, la moitié de
l’Ouad Izgrouzen, l’Ouad Aït Tameldou, l’Ouad Achakski,
l’Ouad Tasoukt, la moitié de l’Ouad Tizgi. Il faut y joindre,
hors des Aït Tameldou, le reste des Iouzioun et les Aït Marlif
(bassin de l’Ouad Iriri).
Ces deux puissantes familles entretiennent avec le qaïd du Telouet
des relations analogues à celles qu’a avec lui le Zânifi :
c’est leur seul lien avec le makhzen.
Les principaux produits de la tribu sont les noix et les olives, qui
abondent sur tout son territoire. On récolte aussi des raisins et
des grenades sur les rives de l’Ouad Tifnout. La vallée de cette
rivière est la partie la plus riche du pays des Aït Tameldou. Peu
d’abeilles. De grands troupeaux de moutons et de bœufs ; beaucoup
d’ânes et de mulets ; des chevaux et des chameaux.
Les Aït Tameldou sortent peu de chez eux pour faire le commerce ;
mais on se rend en leur pays de Tazenakht, de l’Aït Zaïneb,
du Telouet, des bords de l’Ouad Sous, pour acheter des grains et
des fruits ; on en exporte ainsi du blé, de l’orge, des fèves,
des noix, de l’huile.
Le centre le plus important de la tribu est Ạraben (120 familles
musulmanes et 3 familles israélites).
Minerai de fer dans le désert d’Ifenouan.
Un seul marché chez les Aït Tameldou, le Ḥad Tamjerjt.
Les Israélites sont nombreux sur leur territoire : ils y ont seize
mellaḥs.
2o. — OUAD ZAGMOUZEN.
On l’appelle aussi quelquefois Ouad Aït Oubial et Ouad Aït
Ọtman. Il prend sa source au mont Siroua. De là, il coule pendant
quelque temps dans le désert, puis il entre dans la tribu des Aït
Oubial ; il y arrose successivement les villages suivants :
Aït ou Alman, Aït Sin, Assaka, Tagouïamt.
De là il passe immédiatement dans la tribu des Aït Ọtman, où
il arrose :
Aït Sin d Aït Ọtman, Tammenout, Outoura, Aït Sạd, Takchtamt,
Aït Ạïcht, Tagmout (murailles rocheuses avec cavernes inaccessibles
et restes de constructions).
Là finissent les Aït Ọtman : la rivière s’engage dans le long
désert de Tifergin, où elle reste durant plusieurs heures ; elle
entre ensuite sur le territoire des Zagmouzen, où elle baigne :
Arfaman, Tagjdit, Anammer, Ikerouan, Tifourt, Irzi, Timicht, Taserga,
Agadir Zagmouzen, Armed Zagmouzen, Iṛil n Oro (très grand village),
Tabia, Taltnezourt, Taourirt, Tirest, Iṛil Mechtiggil, Dou Ouzrou,
Taleouin, Tabia n Boro, Tagergoust, Bou Oulga, Timellilt.
De là, l’ouad, sans que les cultures s’interrompent sur ses rives,
passe dans la tribu des Aït Semmeg ; il y arrose de nombreux villages,
dont voici les principaux :
Imjijouin.
Targa n Mimoun rive droite.
Ez Zaouïa (en face de Targa n Mimoun) rive gauche.
Tazdeṛt Fouqani.
Tazdeṛt Taḥtani.
Tagenza.
Puis il passe dans la tribu des Aït Iaḥia, où il baigne un grand
nombre de villages, dont les principaux sont :
Imi n Ougni.
Taourirt el Ḥad rive droite.
Arfaman.
Tazarin.
Tastift.
Amzaourou.
Bitgan.
Imiḍeṛ.
Imirgel.
A Imirgel finissent les Aït Iaḥia. Quelques pas plus bas, la
rivière se réunit à l’Ouad Tifnout, au village de Tinmekkoul,
sur le territoire des Iouzioun.
Au-dessous d’Aït Ạïcht, l’Ouad Zagmouzen a toujours de l’eau,
quelle que soit la saison. Plus haut, il est quelquefois à sec.
Distances : d’Aït Oubial à Tagmout 1/2 jour.
de Tagmout à Iṛil n Oro 1/2 jour.
d’Iṛil n Oro à Imirgel 1 jour.
d’Imirgel à Tinmekkoul 1/2 heure.
d’Arfaman (Aït Iaḥia) à Tinksif 1/2 jour.
de Tinksif à Tasdṛemt (Aït Ououlouz) 1 heure.
=AFFLUENTS.= — L’Ouad Zagmouzen reçoit deux affluents, l’un
et l’autre sur sa rive gauche ; ce sont : l’Ouad Amaliz, s’y
jetant à Timicht (Zagmouzen), et l’Ouad Aït Semmeg, s’y jetant
à Tagenza (Aït Semmeg).
OUAD AMALIZ. — Il prend sa source dans le désert Talaṛt Imadid. De
là il traverse le territoire des Imadiden, fraction des Seketâna,
puis il entre sur celui des Aït Ạbd el Ouirt, où il arrose
successivement les villages de Miggar el Ḥedid et d’Amaliz,
séparés l’un de l’autre par le désert d’Igidi n Oumaliz. Les
jardins d’Amaliz touchent à ceux de Timicht, où la rivière se
jette dans l’Ouad Zagmouzen.
Les Aït Ạbd el Ouirt sont une tribu à part, habituellement
alliée aux Imadiden ; elle ne se compose que des deux villages
que nous venons de citer et de deux autres, Tafrent et Tasṛent,
situés dans la montagne, à peu de distance des premiers.
L’Ouad Amaliz a de l’eau sur tout son cours et en toute saison.
Distance : d’Amaliz au désert Talaṛt Imadid 3 heures.
AFFLUENT. — L’Ouad Amaliz reçoit un affluent, l’Ouad Sidi
Ḥaseïn, se jetant sur sa rive droite à Amaliz.
=Ouad Sidi Haseïn.= — Il prend sa source dans le Khela Tasṛirt,
passe au pied de la qoubba de Sidi Ḥaseïn, puis entre sur le
territoire des Seketâna, dans la fraction des Imskal. Il y arrose
d’abord Iṛri, puis Tinfat, et se jette dans l’Ouad Amaliz au
village d’Amaliz.
OUAD AIT SEMMEG. — C’est une rivière importante, qui presque
partout a de l’eau : elle prend sa source dans le Petit Atlas,
reçoit divers affluents et arrose sur son cours supérieur plusieurs
tribus (on ne peut me donner de renseignements sur cette portion) ;
puis elle entre sur le territoire des Aït Semmeg ; elle y arrose
successivement un grand nombre de villages, dont voici les principaux :
Asedmer, Timichcha, Agadir Djedid, Ammeïn (groupe de plusieurs
qçars), Doutourirt, Imzil, Taṛzout.
Distance : d’Asedmer à Tagenza 4 heures.
=REMARQUES SUR LES TRIBUS.= — Les tribus que nous avons mentionnées
sur l’Ouad Zagmouzen et ses affluents sont toutes indépendantes
et toutes de race et de langue tamaziṛt. D’ailleurs le bassin de
l’Ouad Sous tout entier, sauf une ou deux exceptions insignifiantes,
n’est peuplé que de Chellaḥa, et la langue tamaziṛt y est
partout l’idiome en usage. Parmi les tribus du bassin de l’Ouad
Zagmouzen, les unes, telles que les Aït Oubial, les Aït Ọtman, les
Zagmouzen, les Aït Iaḥia, les Aït Ạbd el Ouirt, ne possèdent que
les villages que nous avons énumérés et d’autres intercalés entre
eux, et ne s’étendent pas en dehors des vallées des rivières ;
deux, au contraire, les Aït Semmeg et les Seketâna, sont de grandes
tribus dont nous n’avons mentionné qu’une faible portion.
Les Aït Oubial n’ont point de marché. Ils sont renommés pour
l’excellent safran qui se récolte sur leur territoire ; on en
trouve dans la plus grande partie du haut Sous, mais celui de leur
pays est réputé le meilleur.
Les Aït Ọtman ont un marché, le Tenîn Aït Sin.
Les Zagmouzen en ont un aussi, le Khemîs Iṛil n Oro. On trouve,
dit-on, du minerai d’argent sur leur territoire.
Les Aït Iaḥia possèdent un marché, le Tenîn Taourirt el
Ḥad. Ils sont gouvernés par un chikh héréditaire résidant
à Arfaman.
Pas de marché dans la petite tribu des Aït Ạbd el Ouirt.
Les Juifs sont nombreux dans ces régions : il y a douze mellaḥs
dans le bassin de l’Ouad Zagmouzen.
SEKETANA. — Toutes les populations du bassin du Sous et toutes celles
comprises entre Sous et Dra, à l’exception du Sahel, se divisent
en deux grandes familles : les Gezoula et les Seketâna. Nous avons
énuméré plus haut les tribus et les groupes divers dont se composent
l’une et l’autre. Dans le bassin du Sous, deux noyaux séparés
ont conservé l’un le nom de Gezoula, l’autre celui de Seketâna,
et se les sont attribués comme dénominations particulières : nous
parlerons plus loin des Gezoula, quand nous en serons à l’Ouad
Sous proprement dit ; ici, dans le bassin de l’Ouad Zagmouzen,
se trouve la tribu dite des Seketâna.
Les Seketâna sont cantonnés dans le Petit Atlas, sur la rive
gauche de l’Ouad Zagmouzen, à environ 6 ou 8 kilomètres de ce
cours d’eau, à peu près à hauteur de la tribu des Zagmouzen. La
plupart de leurs villages sont alimentés par des sources : les deux
rivières qui traversent leur territoire, l’Ouad Amaliz et l’Ouad
Sidi Ḥaseïn, n’arrosent qu’un petit nombre de localités. Les
Seketâna possèdent en outre, à proximité de l’Ouad Zagmouzen,
un gros village isolé, Ihoukern. Il s’élève à 2 kilomètres au
sud de la rivière, entre Tagmout et Aït Ạïcht. Quoique presque
enclavé dans les Aït Ọtman, c’est aux Seketâna qu’il
appartient.
Ceux-ci se divisent en trois fractions : Seketâna proprement dits,
Imadiden, Imskal. Les premiers habitent la portion ouest du territoire,
les seconds le centre, les derniers l’est.
_Seketâna proprement dits._ — Voici leurs principaux villages :
Tizgi, Tirikiou, Allegou, Tanfekht, Aouirst, Imgoun, Taglaout,
Taourirt, Aït Abbou, Iṛil n Ouaman, Aït Delḥa, Agdz, Tabadricht,
Aït Ḥeddou, Tilioua, Aït Roḥou.
_Imadiden._ — Voici leurs principaux villages : Aderdour, Iṛil
n Tefraout, Ṭaddart, Tazga, Aït Roḥou, Ifri Imadiden.
_Imskal._ — Voici leurs principaux villages : Argoummi, Iṛri,
Gounin, Ifran, Imṛid, Tazoult, Tizi n Tifourt, Imi n Ougni,
Tamskourt, Agoudal, Timasinin, Timersit. Les cinq derniers portent
le nom collectif de Tinfat. Le village isolé d’Ihoukern compte
avec les Imskal.
Ces trois fractions sont à peu de distance les unes des autres,
surtout les deux dernières : dans chacune, les villages sont fort
rapprochés et se touchent entre eux par leurs cultures.
Les principaux centres sont Imgoun, Aouirst, Tanfekht. Un marché,
le Ḥad Tirikiou.
Chacune des trois fractions des Seketâna est gouvernée séparément
par son chikh héréditaire.
Les principales productions du pays sont les olives, les noix, les
figues, et surtout le safran.
AIT SEMMEG. — C’est une puissante tribu, atteignant les bords de
l’Ouad Zagmouzen et s’étendant au loin sur les pentes du Petit
Atlas, qui forme le flanc gauche de la vallée de cette rivière. Elle
se divise en nombreuses fractions ; plusieurs cours d’eau en arrosent
le territoire. Elle est sous l’autorité d’un chikh héréditaire
résidant à Tagenza. Le chikh actuel s’appelle Ould Aḥmed ou
Aḥman. Un marché, l’Arbạa Doutourirt, qu’on appelle aussi
Arbạa Ammeïn.
3o. — OUAD SOUS JUSQU’A TAROUDANT.
La portion de la vallée de l’Ouad Sous comprise entre Tinmekkoul,
où il commence à prendre ce nom, et Taroudant s’appelle Ras el
Ouad. Cette dénomination est vague : tantôt elle ne s’applique
qu’à la plaine au milieu de laquelle coule le fleuve, tantôt on
y comprend les versants des montagnes qui la bordent.
L’Ouad Sous, l’Asif n Sous, comme on l’appelle le plus souvent,
est très habité sur tout son cours ; pas un seul point désert sur
ses rives : depuis Tinmekkoul jusqu’à la mer, elles sont couvertes
de cultures et de villages se succédant sans interruption. Le fleuve
coule au milieu d’une plaine très unie qui prend bientôt une
grande largeur ; cette largeur augmente sans cesse à mesure qu’on
s’avance vers la mer. C’est partout un sol d’une fertilité
admirable ; mais une partie seulement en est cultivée, le reste est
laissé en pâturages et en forêts. Plusieurs tribus habitent sur
le cours du Sous : les unes s’étendent sur ses deux rives, comme
les Rḥala ; les autres sur une seule, comme les Menâba ou les
Indaouzal ; les unes ne possèdent que les bords mêmes du fleuve :
tels les Rḥala et les Menâba ; d’autres s’enfonçent au loin
dans les terres : tels les Oulad Iaḥia, les Indaouzal.
Au-dessous de Tinmekkoul, l’Ouad Sous entre immédiatement dans la
tribu des Rḥala. Elle se compose de trois fractions : Ida ou Gemmed,
Aït Ououlouz, Ida ou Tift. Les Ida ou Gemmed sont sur la rive droite,
les deux autres groupes en face d’eux sur la rive gauche ; les Aït
Ououlouz sont en amont, les Ida ou Tift en aval.
Tous les villages des Rḥala se trouvent sur les bords mêmes du
fleuve ; voici les principaux d’entre eux :
Sur la rive droite : fraction des Ida ou Gemmed :
Iṛanimin.
Koulat.
Sidi Ọmar.
Tir.
Tasḥmoumt en face d’Amerli.
Ikhfri en face de Tloussa.
Tagenza.
Aderdour en face de Tloussa 120 fusils
Zaouïa Sidi Ious en face d’Aït Oumbarek.
Tagadirt n Tafoukt en face de Tasserlit.
Zaouïa el Ferfar en face de Tigider.
El Ferfar en face de Timikert.
Tigemmi n Talaṛt en face de Taḥalla.
Igedad.
Tiourza (appelé aussi Aourz) en face de Taḥalla.
Aourir en face d’Imilan.
Imilan en face de Bouour.
Aoumselart en face de Tassoumat.
Aougeddim entre Tassoumat et Assaka.
Irk.
Taṛlemt.
Tagadirt Aït Ḥamed ou Ḥoummou en face de Taḥalla.
Agdour en face de Bouour.
Aït Selîman.
Tiflit en face de Louleïza.
Tagendout.
Aït Ouasạou.
Tinnikt.
Talat n Tiout.
Sur la rive gauche : d’abord la fraction des Aït Ououlouz :
Tasdṛemt.
Agerd.
Tamgout.
Agadir n Ousekti.
Agadir n Iblaz.
Zaouïa Moulei Ạli.
El Qaçba.
Adouz.
Tamdrart.
Aourir.
Tagergoust.
Ces huit derniers villages sont compris sous le nom collectif
d’Aoulouz.
Viennent ensuite ceux des Ida ou Tift :
Amerli 300 fusils.
Iferd n Khalifa.
Igedad 150 fusils.
Amari.
Tagoust.
Agadir Aït Ḥaseïn.
Tloussa.
Zaouïa Sidi Mḥind ou Iạqob.
Aït Oumbarek.
Taserlit.
Tigider.
Timikert.
Imejjat.
Bouour.
Tagadirt n Ououddiz.