19 septembre.

Kenza tourmente une dent de lait prête à tomber... elle l’enlève enfin.

Un filet de sang glisse entre ses lèvres.

--Prends un peu d’eau pour te laver, lui dis-je.

Kenza ne veut rien écouter. Il importe avant tout d’accomplir les rites.

Elle grimpe à la terrasse et lance la dent vers le ciel, en suppliant,

très grave:

--Œil du soleil, je te donne une dent d’ânillon, rends-moi une dent de

gazelle!

Tout est bien! Kenza se sent tranquille et satisfaite, car, pour

l’avenir, elle vient d’assurer un peu de beauté à son visage.

Derrière les vieux murs en ruines: roman marocain · 第 65 / 94 题