Le lendemain de notre arrivée, le général Anoutchine,

gouverneur-général de la Sibérie orientale, revint en ville, d'un

voyage prolongé qu'il avait fait à travers son gouvernement, jusqu'au

Japon et en Europe par la voie du canal de Suez, en prenant pour son

retour la route postale ordinaire. Il était accompagné de sa femme

et de sa fille, qui, non seulement avaient parfaitement supporté les

fatigues d'un aussi long voyage, mais qui se trouvèrent excessivement

bien de cette excursion. La compagnie américaine toute entière alla

présenter ses respects au gouverneur-général, qui la présenta à sa

famille et la retint à dîner. Toute la famille, comme on le suppose

sans peine, parlait le français couramment, et Mlle Anoutchine

ajouta encore à ses autres perfections la connaissance de la langue

anglaise. Le général Anoutchine est un homme encore jeune, quoique

déjà grisonnant, mais un homme d'une grande force de caractère. Il

est plein de politesse dans ses manières, et aimable envers tout le

monde, de sorte qu'il s'est rendu très populaire partout où il est

connu. Tandis que, récemment, de nombreux changements ont eu lieu

dans le personnel des gouverneurs des provinces de la Russie et de la

Sibérie, le général Anoutchine, dit-on, est plus solide dans son poste

que jamais. Sa position, en outre, est fort importante; car il est

absolument l'empereur de la Sibérie orientale, tout comme le czar l'est

de la Russie. Nous avons visité le jardin public, le soir du second

jour de notre arrivée à Irkoutsk, et nous y avons entendu un excellent

concert, exécuté par un petit orchestre composé d'instruments à cordes

et d'instruments de cuivre. Ce fut pour nous un spectacle inattendu et

agréable, de revoir des dames et des messieurs élégamment vêtus, se

promenant le long d'allées brillamment illuminées par de nombreuses

lanternes chinoises, et d'entendre des morceaux choisis et connus de

Wagner et de Strauss. Il y a, dans le jardin, un casino d'été, où nous

avons été introduits par un membre du club, dans lequel nous eûmes nos

entrées, moyennant une rétribution de 50 kopecks par personne et par

nuit. Le club y possède un bon restaurant, avec les meilleurs vins et

liqueurs qui se trouvent dans la ville, et on y passe la soirée en

jouant aux cartes, avec des enjeux peu considérables. La société est

d'autant plus brillante, que tous les officiers, en Russie et dans

les possessions russes, sont tenus d'être toujours en uniforme, et,

qu'à moins d'être un marchand, presque tout habitant est officier: les

uniformes resplendissants donc sont nombreux. Mais tous semblaient

être heureux de saluer les visiteurs américains, et de leur témoigner

de l'amitié, et ces derniers se souviendront longtemps avec plaisir du

court séjour qu'ils ont fait à Irkoutsk.

Ayant déjà raconté le voyage de M. Jackson, de Saint-Pétersbourg à

Orenbourg et à Irkoutsk, nous n'entreprendrons point de relater les

différents incidents qui ont pu signaler le voyage de retour des

membres de l'expédition.

Qu'il nous suffise de dire que quelques semaines plus tard, M. Melville

et ses compagnons arrivaient à Paris, d'où ils prenaient le chemin de

l'Amérique. Inutile, croyons-nous, de faire le récit des ovations qui

les attendaient. Tous avaient fait leur devoir, honneur à eux, mais à

côté des ovations se trouvent des deuils qu'on doit respecter.

TABLE DES MATIÈRES

QUATRIÈME PARTIE.

Nouvelles recherches.

CHAPITRE I.

Première entrevue de M. Jackson et des survivants de _la

Jeannette_.—Joie causée à ces derniers en recevant leurs lettres

et des nouvelles de la patrie.—Tous les naufragés arrivés à

Irkoutsk sont en bonne santé, à l'exception de Jack Cole et du

lieutenant Danenhower.—Accueil qui leur fut fait en arrivant à

Irkoutsk.—Danenhower dans l'embarras.—Pauvre Jack Cole!—Ses

excentricités.—Avis au lecteur sur la marche de l'ouvrage. 3

CHAPITRE II.

Départ de la baie Saint-Laurent.—Traversée du détroit de

Behring.—Arrivée dans l'Océan Arctique.—Première entrevue avec les

Tchouktchis.—Descente à terre.—Excursion à la baie où le professeur

Nordenskjold a passé l'hiver.—Ce qu'on y trouve.—Les habitants de

cette baie.—Erreurs des cartes.—_La Jeannette_ prend la direction

du nord.—Premières glaces flottantes.—On aperçoit un navire

baleinier.—Un courant allant vers le nord-ouest.—L'île Herald

est en vue.—_La Jeannette_ reste prisonnière dans les glaces le 6

septembre.—Une chasse à l'ours.—Tentative infructueuse pour aborder

à l'île Herald.—Notre premier phoque.—Comment _more seals kill

him et make him more seal_?—_La Jeannette_ commence son mouvement

de dérive.—Nos premiers ours.—Curieux phénomènes.—Invocation à

la nouvelle lune.—La pression des glaces sur le navire.—Direction

de notre mouvement de dérive.—Le Rodostistua rosea.—La Terre de

Wrangel est en vue.—Difficultés des observations astronomiques dans

l'Arctique.—Première rupture des glaces.—Moments d'angoisse pour

l'équipage.—La nuit de trois mois.—Une aurore boréale.—Nouvelle

alerte.—La glace se rompt de nouveau et emporte la hutte bâtie

par les hommes de l'équipage et quatre chiens.—Histoire de

cette hutte.—_La Jeannette_ flotte librement.—Les glaces se

rapprochent.—Moment terrible.—La pression cesse.—Les fêtes de Noël

et du nouvel an.—Représentations théâtrales. 11

CHAPITRE III.

Débuts du mois de janvier 1880.—Retour de la lumière.—Alerte

du 19 janvier.—Une voie d'eau se déclare.—Efforts faits pour

la combattre.—Peine inutile; il faudra pomper pendant dix-huit

mois.—Position du navire à cette époque.—Cinquante milles en

cinq mois.—La théorie de Peterman réduite à néant.—Un ours à

bord.—Quinze jours d'été seulement.—Le gibier dans l'Océan

Arctique.—Visite d'une ourse et de ses deux oursons.—Désagréable

rencontre faite par le capitaine.—Nous sommes arrivés à la fin de

notre première année dans l'Arctique.—Théorie sur le mouvement des

glaces polaires.—Hypothèse sur la route probable de _la Jeannette_,

si elle résistait à la pression des glaces.—État sanitaire de

l'équipage, conditions du navire au commencement de septembre

1880. 39

CHAPITRE IV.

SECONDE ANNÉE DANS LES GLACES.

Le navire une seconde fois dans ses quartiers d'hiver.—Commencement

de la nuit de trois mois.—Observations astronomiques et

téléphoniques.—Fêtes de Noël et du nouvel an.—Canal Melville.—Trou

Dunbar.—Retour de la lumière.—Terre.—Extraits du livre

de _loch_.—L'île Jeannette.—Épaisseur de la glace.—État

de la glace.—Une seconde île.—L'île Henrietta.—Descente

d'une troupe d'explorateurs sur cette île.—Description de

l'île Henrietta.—Melville trompé par l'heure.—Il laisse un

cairn sur l'île avec des papiers pour constater sa prise de

possession.—Préparatifs à bord en vue de la rupture définitive des

glaces.—État de celles-ci.—La débâcle commence. 61

CHAPITRE V.

PERTE DE «LA JEANNETTE.»

_La Jeannette_ se trouve libre au milieu des glaces.—Moment

d'espoir.—Les glaces se rapprochent.—Horrible pression.—_La

Jeannette_ s'incline sous la pression.—Plus d'espoir de

la relever.—On se prépare à l'abandonner.—On l'abandonne

définitivement.—Le capitaine reste seul près d'elle.—Elle

sombre.—Fragment du journal de de Long.—Position de _la Jeannette_

la veille de la catastrophe.—Premières étreintes.—_La Jeannette_

menace de se séparer en deux sous l'effort d'une nouvelle

poussée.—Moment de refait.—La pression redouble.—L'eau pénètre à

travers la soute à charbon de tribord.—L'eau gagne le faux-pont.—Le

navire est abandonné.—État des provisions sauvées.—La première nuit

sur la glace.—Préparatifs de la retraite.—Ordre du jour.—Ordre de

marche.—Le départ est fixé au samedi 18 juin. 83

CHAPITRE VI.

LA RETRAITE.

Le premier jour de la retraite.—Les difficultés commencent dès

le début.—Les suites d'un malentendu.—Première crevasse dans la

glace.—Un travail pénible.—L'été est la plus mauvaise saison

pour voyager sur les glaces de l'Arctique.—Misère des naufragés

pendant cette saison.—Quelques-uns d'entre eux se sont chargés

d'objets non portés sur la liste réglementaire.—Conséquences de

cette infraction.—On traverse, en radeau de glace, les ouvertures

qui se sont produites dans la glace.—État des malades.—Notre

première bonne journée.—Notre ordre de marche.—Marchant au

sud et s'en allant au nord.—Pénible découverte.—Changement

de direction.—Pourquoi nous redoutons les crevasses dans la

glace.—Danenhower demande avec insistance à prendre part aux travaux

de la retraite.—Motifs de mon refus.—Le soleil, le brouillard

et la pluie alternativement.—La retraite continue.—Les bons et

mauvais jours se succèdent.—Les aiguilles de glace.—Première vue

de la terre.—Un ours.—Je vois distinctement la terre.—Quelle

est cette terre?—Espoir de trouver la mer libre.—Plus de

semelles de bottes.—M. Collins tue un phoque.—Mieux dîné que

chez Delmonico.—Un autre phoque.—Nouveau festin.—Chipp rayé de

la liste des malades.—Approche de la terre.—Difficultés pour

atteindre le rivage à travers les glaces flottantes.—Changements à

vue.—Alternatives de pluie, de brouillard et d'éclaircies.—Le vent

fait rage.—Enfin nous mettons le pied à terre.—Prise de possession

de l'île Bennett au nom des États-Unis. 115

CHAPITRE VII.

L'ILE BENNETT.—LA SÉPARATION.

L'île Bennett.—Excursions de M. Newcomb dans l'île.—Observations

astronomiques et hydrographiques.—Les marées de l'île Bennett.—Un

mot sur nos chiens.—Départ de l'île.—Melville reçoit le

commandement de la baleinière en remplacement de Danenhower.—Ses

instructions.—En vue de l'île Fadiewski.—«Le camp des

Dix-Jours.»—Nos embarcations.—Accident arrivé à la baleinière.—On

perd de vue le canot de Chipp.—Celui-ci nous rejoint au bout de deux

jours.—Koltenoï.—Semenowski.—Une chasse au renne.—Nouvel accident

survenu à la baleinière.—La tempête.—Position respective des trois

canots.—Les trois canots sont séparés par la tempête.—Continuation

du voyage de la baleinière.—Une manœuvre difficile.—La tempête

s'apaise peu à peu.—Nous gouvernons à l'est.—La terre.—Difficultés

pour aborder.—Nous entrons dans une rivière.—Discussion au sujet

de cette rivière.—Nous continuons à la remonter.—Nous abordons

enfin.—Les bas-fonds entravent notre marche en remontant la

rivière.—Une journée agréable à terre.—Trois indigènes.—Nous

sommes sauvés.—La bienheureuse médaille. 165

CHAPITRE VIII.

PARMI LES TONGOUSES.

Les trois indigènes conduisent les naufragés dans une hutte et

leur donnent du poisson.—L'un des indigènes nommé Caranie les

quitte.—Le lendemain les deux autres refusent de leur servir de

guide.—Melville veut partir quand même.—Vaine tentative pour

remonter la rivière.—Les naufragés sont obligés de revenir sur

leurs pas.—Surpris par une tempête, ils sont forcés de passer

la nuit dans la baleinière.—Enfin ils arrivent à la hutte qu'ils

avaient quitté la veille.—Wassili Koolgyork ou Wassili oreilles

coupées.—Ce Tongouse consent à servir de pilote aux naufragés pour

aller à Boulouni.—Village de Spiridon.—Portrait peu avantageux

de ce dernier.—Sa conduite vis-à-vis de ses hôtes.—Arrivée à

Gemovyalack.—L'exilé Yaphem Kopelloff.—Nicolaï Chagra, chef du

village.—Après une vaine tentative pour continuer leur voyage vers

le sud, les naufragés sont obligés de rester à Gemovyalack.—Conduite

des habitants à leur égard.—Arrivée de l'exilé Kusmah

Jeremiah.—Le lieutenant Danenhower se rend chez lui.—Sa généreuse

hospitalité.—Il promet de se rendre à Boulouni.—Pourquoi Melville

ne le fait pas accompagner et ne lui remet pas ses lettres et ses

dépêches.—Conséquences de cette décision.—Le lieutenant Danenhower

retourne chez Kusmah avant le départ de celui-ci pour Boulouni,

et commence des recherches vers le nord pour trouver les gens des

deux autres canots.—Ses tentatives infructueuses pour se rendre à

Barkin.—Kusmah, parti pour Boulouni, ne revient qu'au bout de treize

jours.—Il raconte qu'il a trouvé sur son chemin deux hommes de la

troupe du capitaine, et remet une dépêche de Ninderman et Noros

adressée au ministre des États-Unis à Saint-Pétersbourg.—Départ de

Melville pour Boulouni.—Danenhower reste à la tête des gens de la

baleinière.—Arrivée du commandant de Boulouni à Gemovyalack.—Ce

dernier, nommé Bieshoff, apporte également une dépêche de Ninderman

et de Noros.—Portrait de cet homme.—Départ pour Boulouni.—Nous

rencontrons Melville à Burulak.—Instructions qu'il me

donne.—Danenhower explique la conduite de Melville dans son plan de

recherche.—Il continue son voyage jusqu'à Irkoutsk.—Une lettre de

Danenhower. 205

CHAPITRE IX.

Réflexions de M. Jackson sur la conduite de l'ingénieur

Melville.—Celui-ci eût pu se dispenser de venir à Yakoutsk.—Le

parti de Melville. Sa marche vers le sud.—Où se trouvait de Long

au moment du départ de Ninderman et de Noros.—Récit de son voyage

à travers le delta depuis le jour du débarquement.—Il passe

près d'une hutte contenant des vivres et près d'un village sans

en avoir connaissance.—Faute qu'il a commise en tenant tous ses

hommes réunis près de lui.—Recherches de l'ingénieur Melville.—Où

il trouva les dernières traces de de Long.—Records laissés par

celui-ci dans différents endroits.—Une entrevue avec Noros.—Le

débarquement.—Marche vers le sud.—Tristes adieux.—Le lieu de la

séparation.—Un terrible voyage.—Véracité de Noros.—La troupe de

Danenhower part pour l'Amérique.—M. Jackson se met en route pour

Yakoutsk.—M. Gilder.—Arrivée à Yakoutsk.—L'état des routes en

Sibérie au moment du départ des voyageurs. 245

CHAPITRE X.

D'IRKOUSTK A YAKOUTSK.

Les dangers d'un voyage en traîneau sur la Léna.—Un exemple de

rapidité extraordinaire sur cette route.—Voyages d'aujourd'hui

et voyages d'autrefois sur ce fleuve.—Voyage de John Dundas

Cochrane.—Autres voyages remarquables sur la Léna.—Les habitants

des rives de la Léna.—Descendants des criminels exilés sur les bords

de ce fleuve.—Châtiments des récidivistes.—Les Yakoutes.—Nombre

considérable de goîtreux.—Cause de cette infirmité.—Les

Mammouths.—Nous sommes obligés de prendre la route d'été.—Voyage

dans la forêt.—Charme d'un pareil voyage.—Un accident.—Vitimsk,

tête de station de bateaux à vapeur.—Avenir du commerce de la

Léna.—Essais infructueux du professeur Nordenskjold avec le vapeur

_Léna_.—Thèse de M. Nordenskjold, sur la possibilité d'établir des

relations commerciales avec la Sibérie.—Les véritables chemins

commerciaux de l'avenir.—Les Skopzi sur la Léna.—Yakoutsk. 265

CINQUIÈME PARTIE.

La catastrophe.

CHAPITRE XI.

DÉCOUVERTE DE LA TROUPE DE DE LONG.

M. Melville arrive à Boulouni.—Sa première dépêche.—Arrivée à Cath

Cartha.—Voyage de Melville au cap Bykoff pour s'y procurer des

chiens et du poisson.—Quelques détails sur Cath Cartha.—Un hiver

extraordinairement rigoureux.—Des indigènes morts de froid.—Dépêche

du 24 mars.—Premiers détails sur la découverte des cadavres de de

Long et de ses compagnons.—Liste des hommes retrouvés.—Lettre de

M. Jackson.—Nouveaux détails sur la découverte de de Long et de

ses hommes.—Sépulture.—Description du mausolée.—Premiers détails

sur les recherches faites pour retrouver le lieutenant Chipp et les

hommes du canot nº 2. 293

CHAPITRE XII.

LES DERNIERS JOURS DE DE LONG ET DE SON PARTI.

Le samedi, 1er octobre, 111e jour de la retraite.—Erickson subit

l'amputation des doigts de pied.—Passage de la rivière.—Record

laissé sur la rive orientale.—Une route glacée et des rations

pour un jour encore.—Quatre quatorzièmes de livre de pemmican par

homme et un chien mourant de faim pour provisions.—On trouve des

empreintes de pas d'homme.—Alexis prend une butte de terre pour

une hutte.—Conséquences de cette erreur.—Le lieutenant de Long, M.

Collins et Gortz, passent à travers la glace.—Le dernier chien est

tué et mangé.—Effroyable nuit.—L'état d'Erickson s'aggrave.—Il a

les mains gelées.—La troupe cherche un abri dans une hutte.—Une

ration de thé et une demi-livre de chien.—Mort d'Erickson.—Ses

funérailles.—Dernière demi-livre de chien.—Départ.—Record laissé

dans la hutte.—Alexis rapporte un ptarmigan.—Départ de Ninderman

et de Noros.—Des morceaux de peau de renne pour nourriture.—Plus

de thé.—Une cuillerée de glycérine pour nourriture.—La glycérine

fait défaut.—L'infusion de saule arctique la remplace.—Lee

supplie ses compagnons de l'abandonner.—Une demi-cuillerée à thé

d'huile douce par homme et par jour.—Du thé de saule et deux

vieilles bottes.—Alexis meurt.—Knack et Lee meurent.—Iverson

meurt.—Dressler meurt.—Boyd et Gortz meurent.—M. Collins

mourant.—Plus rien.—Jusqu'à quel point la fatalité s'est acharnée

sur de Long et ses compagnons. 315

SIXIÈME PARTIE.

Le retour.

CHAPITRE XIII

RETOUR

Position du lieu où furent retrouvés les corps du capitaine de

Long et de ses compagnons.—Erreur du premier sur le chemin qu'il

avait parcouru et sur sa véritable position.—Stolboï.—M. Jackson

reprend la route suivie par Ninderman et Noros.—Il arrive à

Boulouni.—Son départ pour Verschoyansk où il espère rattraper M.

Melville.—En route il apprend qu'il est précédé de deux officiers

américains.—Quand il arrive à Verschoyansk, Melville est parti,

ainsi que les deux officiers américains.—Qui sont ces derniers.—Le

capitaine Berry, commandant du _Rodgers_.—Après plusieurs jours

de marche forcée, M. Jackson rejoint le capitaine Berry et le

lieutenant Hunt, son compagnon.—Nouvelles qu'il en reçoit.—Le

lieutenant Putnam emporté par les glaces.—Récit du voyage du

capitaine Berry.—Les trois voyageurs rejoignent M. Melville, retenu

à Kengurack par les neiges. 345

CHAPITRE XIV.

Nouveaux détails fournis par l'ingénieur Melville à M. Jackson sur

les difficultés de la retraite à travers les glaces de l'Océan

Glacial.—Héroïsme de l'équipage.—Où _la Jeannette_ a péri, tout

autre navire eût péri.—A l'île Semenowski.—Choix d'un point de

débarquement sur la côte de la Sibérie.—Pourquoi on choisit le

cap Barkin comme point de ralliement.—La séparation des trois

canots.—Recherche du lieutenant Chipp et de son parti.—Où il

aurait dû aborder s'il eût atteint la côte.—Instructions données

à Ninderman et à Bartlett pour les recherches.—Explorations de

Ninderman.—Exploration de Bartlett.—L'ingénieur Melville visite

la côte nord-ouest jusqu'à l'Oleneck.—Il visite ensuite la baie

Barkhaya et va jusqu'à Ustyansk.—Des localités du delta habitées

pendant l'hiver.—Voies pour entrer dans la Léna. 373

CHAPITRE XV.

M. GILDER.—RETOUR DE L'EXPÉDITION.

M. Gilder apprend la nouvelle du désastre de _la Jeannette_ à

Nishne Kolymsk.—Il part pour Verschoyansk.—A Yakoutsk.—Le

capitaine Jurgens.—Les bords de la Léna.—Voyage à la

remorque.—A Irkoutsk.—La soupe froide et le _quass_.—Le général

Anoutchine.—Arrivée à Paris. 389

FIN DU TOME II.

PARIS.—Imp. TOLMER et Cie, Succursale à Poitiers.—(157).

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord, racontée par tous les membres de l'expédition - volume 2 ouvrage composé des documents reçus par le 'New-York Herald' de 1878 à 1882 · 第 24 / 24 段