13 juin 1916.

D’abord, Fineke, quand je lavai ses croûtes de poux et que je lui

demandai si je lui faisais mal, me répondait des yeux et en faisant oui

ou non de la tête. Puis un jour, comme je voyais qu’elle allait pleurer

pendant que je la maniais, je me mis à chanter: «Fineke est grande, elle

est jolie, elle est ma petite enfant et je l’aime.» Je vis son exquise

figure radieusement heureuse et elle leva vers moi des yeux d’adoration,

mais ne parla pas encore.

En la reconduisant, il pleuvait. J’ouvris mon parapluie et me rapetissai

pour marcher à son niveau, puis je chantai: «Il pleut, c’est une

bénédiction, les tuiles se mouillent, et Fineke et madame tombent sur

leur derrière.» Là, elle éclata de rire, et un flot de paroles de joie

et d’étonnement sortirent, tumultueux, de sa petite bouche enfin

déclose.

Depuis, elle parle, parle, me raconte, me fait des confidences et est,

quand je suis là, d’une joie si exubérante que sa mère et moi en sommes

tout émues.

Angelinette · 第 8 / 60 题