D’abord, Fineke, quand je lavai ses croûtes de poux et que je lui
demandai si je lui faisais mal, me répondait des yeux et en faisant oui
ou non de la tête. Puis un jour, comme je voyais qu’elle allait pleurer
pendant que je la maniais, je me mis à chanter: «Fineke est grande, elle
est jolie, elle est ma petite enfant et je l’aime.» Je vis son exquise
figure radieusement heureuse et elle leva vers moi des yeux d’adoration,
mais ne parla pas encore.
En la reconduisant, il pleuvait. J’ouvris mon parapluie et me rapetissai
pour marcher à son niveau, puis je chantai: «Il pleut, c’est une
bénédiction, les tuiles se mouillent, et Fineke et madame tombent sur
leur derrière.» Là, elle éclata de rire, et un flot de paroles de joie
et d’étonnement sortirent, tumultueux, de sa petite bouche enfin
déclose.
Depuis, elle parle, parle, me raconte, me fait des confidences et est,
quand je suis là, d’une joie si exubérante que sa mère et moi en sommes
tout émues.