I. Dispositions hostiles de Palmerston, particulièrement
en Espagne. M. Guizot donne comme instructions à M.
Bresson, de marier le duc de Cadix à la Reine et le duc
de Montpensier à l'Infante. M. Bresson croit pouvoir
promettre à la reine Christine la simultanéité des deux
mariages. Mécontentement de Louis-Philippe, qui veut
désavouer son ambassadeur. 203
II. Palmerston nous communique ses instructions du 19
juillet, où il nomme Cobourg en première ligne parmi
les candidats à la main d'Isabelle. À Paris, on voit
dans ce langage l'abandon de la politique d'entente.
M. Guizot ne consent pas encore la simultanéité, mais
il détourne le Roi de désavouer M. Bresson. Ses
avertissements au gouvernement anglais. 210
III. Lettres confidentielles que Palmerston adresse à
Bulwer pour compléter ses instructions. Ce qu'il nous
cache et ce qu'il nous montre. Il est dès lors manifeste
que Palmerston a rompu l'entente et que la France est
libérée de ses engagements. 216
IV. La reine Christine, inquiète de l'appui donné par le
ministre anglais aux progressistes, nous revient;
seulement elle exige la simultanéité. Le Roi se résigne
à laisser faire M. Bresson. Répugnances de la reine
Isabelle pour le duc de Cadix. L'accord sur les deux
mariages est enfin conclu à Madrid. 222
V. Irritation du Palmerston. Il est appuyé par lord John
Russell. Lord Aberdeen donne tort à M. Guizot. La reine
Victoria est très blessée. Lettre justificative de
Louis-Philippe et réponse de la reine d'Angleterre.
L'opinion anglaise prend parti pour Palmerston. 228
VI. Attitude de l'opposition française. M. Thiers la décide
à attaquer les mariages. 240
VII. Palmerston veut empêcher l'accomplissement du mariage
du duc de Montpensier. Efforts de Bulwer et de son
ministre pour soulever une opposition en Espagne et
intimider le cabinet de Madrid. Tous ces efforts
échouent. 244
VIII. Palmerston cherche à effrayer et à faire reculer le
gouvernement français. Celui-ci ne se laisse pas
troubler et ne modifie rien à ses résolutions. 248
IX. Palmerston demande aux autres puissances de protester
avec l'Angleterre. M. Guizot s'occupe de contrecarrer
cette démarche. M. de Metternich refuse de s'associer
aux protestations anglaises. La Prusse et la Russie
l'imitent. Célébration des deux mariages. 252
CHAPITRE VI.--LES SUITES DES MARIAGES ESPAGNOLS
(octobre 1846-avril 1847) 259
I. M. Guizot est fier, mais un peu ému de son succès. Lord
Palmerston cherche à se venger. Ses récriminations contre
le gouvernement français. Ses menées en Espagne. Ses
efforts pour attirer à lui les trois puissances
continentales. Il échoue auprès de l'Autriche et de la
Russie. Attitude plus incertaine de la Prusse. 259
II. Les trois cours de l'Est profitent de la division
de la France et de l'Angleterre pour incorporer Cracovie
à l'Autriche. Émotion très vive en France. Lord Palmerston
repousse notre proposition d'une action commune.
Protestations séparées des cabinets de Londres et de Paris.
Les trois cours peuvent ne pas s'en inquiéter. En quoi
l'Autriche n'avait pas compris son véritable intérêt. 269
III. M. Thiers se concerte avec lord Palmerston. Sa
correspondance avec Panizzi et ses rapports avec lord
Normanby. M. Greville vient à Paris pour préparer un
rapprochement entre l'Angleterre et la France. M. Thiers,
dans ses conversations avec M. Greville et ses lettres à
Panizzi, excite le cabinet britannique à pousser la lutte
à outrance. 279
IV. Ouverture de la session française. Discussion à la Chambre
des pairs. Le duc de Broglie et M. Guizot. 289
V. Langage conciliant du Parlement britannique. M. Thiers
s'en plaint. La publication des documents diplomatiques
anglais rallume la bataille. 294
VI. L'adresse à la Chambre des députés. Hésitation de M.
Thiers à engager le combat. Son discours. Réponse de
M. Guizot. Forte majorité pour le ministère. Impression
produite par ce vote, en France et en Angleterre. 299
VII. Querelle de lord Normanby et de M. Guizot. Lord Normanby
est soutenu par lord Palmerston. Incident du bal. Lord
Normanby, blâmé même en Angleterre, est obligé de faire
des avances pour une réconciliation. Cette réconciliation
a lieu par l'entremise du comte Apponyi. Dépit de
l'ambassadeur anglais. 308
VIII. Nouveaux efforts de lord Palmerston pour obtenir quelque
démarche des trois puissances continentales. Malgré les
efforts de lord Ponsonby, M. de Metternich refuse de se
laisser entraîner. La Prusse est plus incertaine, mais,
intimidée par notre ferme langage et retenue par l'Autriche,
elle ne se sépare pas de cette dernière. La Russie est en
coquetterie avec la France. 320
IX. Conclusion: comment convient-il de juger aujourd'hui la
politique des mariages espagnols? 331
CHAPITRE VII.--LES DERNIÈRES ANNÉES DU GOUVERNEMENT DU MARÉCHAL
BUGEAUD EN ALGÉRIE (1844-1847) 337
I. Grande situation du maréchal Bugeaud après la bataille
d'Isly. Ovations qui lui sont faites en France. 337
II. L'insurrection de Bou-Maza. Le colonel Pélissier fait
enfumer des Arabes. Incursions d'Abd el-Kader dans le
Sud. Expédition en Kabylie. 341
III. Idées de Bugeaud sur le gouvernement civil de la colonie.
Pour lui, «l'armée est tout». Ordonnance du 15 avril
1845 sur l'administration de l'Algérie. 348
IV. Le problème de la colonisation. La crise de 1839. La
colonisation administrative. Villages créés autour
d'Alger. 353
V. La Trappe de Staouëli. Bugeaud et les Jésuites. Les
premiers évêques d'Alger. 358
VI. Bugeaud et la colonisation militaire. Ce système est
très critiqué. Le maréchal cherche, sans succès, à
entraîner le gouvernement. 366
VII. Bugeaud, mécontent, parle de donner sa démission. Son
voyage en France et son entrevue avec le maréchal Soult. 371
VIII. L'insurrection éclate en septembre 1845. Massacre de
Sidi-Brahim. Capitulation d'Aïn-Temouchent. Bugeaud
revient aussitôt en Algérie. Sa lettre au préfet de la
Dordogne. 378
IX. Nombreuses colonnes mises en mouvement pour guetter et
poursuivre Abd el-Kader. L'émir, insaisissable, fait
une incursion dans l'Ouarensenis. Son irruption sur le
bas Isser. La Métidja est en péril. Sang-froid de Bugeaud.
Abd el-Kader battu par le général Gentil et rejeté dans
le Sud. 385
X. Le maréchal fait poursuivre l'émir dans le désert.
Il eût désiré porter la guerre sur le territoire
marocain, mais le gouvernement l'en empêche. Massacre
des prisonniers français dans la Deïra. Abd el-Kader, à
bout de forces, est réduit, après sept mois de campagne,
à rentrer au Maroc. 394
XI. Bugeaud supporte impatiemment les critiques qui lui
viennent de France. Discussion à la Chambre, en juin 1845.
Le maréchal parle de nouveau de donner sa démission. 401
XII. Le gouvernement promet à Bugeaud de proposer un essai
de colonisation militaire. Délivrance des prisonniers
français survivants. Soumission de Bou-Maza. 407
XIII. Efforts infructueux de Bugeaud pour convertir l'opinion
à la colonisation militaire. Voyage de M. de Tocqueville
et de quelques députés en Algérie. La Moricière propose,
sur la colonisation, un système opposé à celui du
maréchal. 411
XIV. Projet déposé par le gouvernement pour un essai de
colonisation militaire. Il y est fait mauvais accueil.
Bugeaud, qui s'en aperçoit, conduit une dernière expédition
en Kabylie et donne sa démission. Son départ d'Alger. Le
gouvernement accepte la démission du maréchal et retire
le projet de colonisation militaire. 419