CHAPITRE V.--LES MARIAGES ESPAGNOLS (juillet-octobre 1846) 203

I. Dispositions hostiles de Palmerston, particulièrement

en Espagne. M. Guizot donne comme instructions à M.

Bresson, de marier le duc de Cadix à la Reine et le duc

de Montpensier à l'Infante. M. Bresson croit pouvoir

promettre à la reine Christine la simultanéité des deux

mariages. Mécontentement de Louis-Philippe, qui veut

désavouer son ambassadeur. 203

II. Palmerston nous communique ses instructions du 19

juillet, où il nomme Cobourg en première ligne parmi

les candidats à la main d'Isabelle. À Paris, on voit

dans ce langage l'abandon de la politique d'entente.

M. Guizot ne consent pas encore la simultanéité, mais

il détourne le Roi de désavouer M. Bresson. Ses

avertissements au gouvernement anglais. 210

III. Lettres confidentielles que Palmerston adresse à

Bulwer pour compléter ses instructions. Ce qu'il nous

cache et ce qu'il nous montre. Il est dès lors manifeste

que Palmerston a rompu l'entente et que la France est

libérée de ses engagements. 216

IV. La reine Christine, inquiète de l'appui donné par le

ministre anglais aux progressistes, nous revient;

seulement elle exige la simultanéité. Le Roi se résigne

à laisser faire M. Bresson. Répugnances de la reine

Isabelle pour le duc de Cadix. L'accord sur les deux

mariages est enfin conclu à Madrid. 222

V. Irritation du Palmerston. Il est appuyé par lord John

Russell. Lord Aberdeen donne tort à M. Guizot. La reine

Victoria est très blessée. Lettre justificative de

Louis-Philippe et réponse de la reine d'Angleterre.

L'opinion anglaise prend parti pour Palmerston. 228

VI. Attitude de l'opposition française. M. Thiers la décide

à attaquer les mariages. 240

VII. Palmerston veut empêcher l'accomplissement du mariage

du duc de Montpensier. Efforts de Bulwer et de son

ministre pour soulever une opposition en Espagne et

intimider le cabinet de Madrid. Tous ces efforts

échouent. 244

VIII. Palmerston cherche à effrayer et à faire reculer le

gouvernement français. Celui-ci ne se laisse pas

troubler et ne modifie rien à ses résolutions. 248

IX. Palmerston demande aux autres puissances de protester

avec l'Angleterre. M. Guizot s'occupe de contrecarrer

cette démarche. M. de Metternich refuse de s'associer

aux protestations anglaises. La Prusse et la Russie

l'imitent. Célébration des deux mariages. 252

CHAPITRE VI.--LES SUITES DES MARIAGES ESPAGNOLS

(octobre 1846-avril 1847) 259

I. M. Guizot est fier, mais un peu ému de son succès. Lord

Palmerston cherche à se venger. Ses récriminations contre

le gouvernement français. Ses menées en Espagne. Ses

efforts pour attirer à lui les trois puissances

continentales. Il échoue auprès de l'Autriche et de la

Russie. Attitude plus incertaine de la Prusse. 259

II. Les trois cours de l'Est profitent de la division

de la France et de l'Angleterre pour incorporer Cracovie

à l'Autriche. Émotion très vive en France. Lord Palmerston

repousse notre proposition d'une action commune.

Protestations séparées des cabinets de Londres et de Paris.

Les trois cours peuvent ne pas s'en inquiéter. En quoi

l'Autriche n'avait pas compris son véritable intérêt. 269

III. M. Thiers se concerte avec lord Palmerston. Sa

correspondance avec Panizzi et ses rapports avec lord

Normanby. M. Greville vient à Paris pour préparer un

rapprochement entre l'Angleterre et la France. M. Thiers,

dans ses conversations avec M. Greville et ses lettres à

Panizzi, excite le cabinet britannique à pousser la lutte

à outrance. 279

IV. Ouverture de la session française. Discussion à la Chambre

des pairs. Le duc de Broglie et M. Guizot. 289

V. Langage conciliant du Parlement britannique. M. Thiers

s'en plaint. La publication des documents diplomatiques

anglais rallume la bataille. 294

VI. L'adresse à la Chambre des députés. Hésitation de M.

Thiers à engager le combat. Son discours. Réponse de

M. Guizot. Forte majorité pour le ministère. Impression

produite par ce vote, en France et en Angleterre. 299

VII. Querelle de lord Normanby et de M. Guizot. Lord Normanby

est soutenu par lord Palmerston. Incident du bal. Lord

Normanby, blâmé même en Angleterre, est obligé de faire

des avances pour une réconciliation. Cette réconciliation

a lieu par l'entremise du comte Apponyi. Dépit de

l'ambassadeur anglais. 308

VIII. Nouveaux efforts de lord Palmerston pour obtenir quelque

démarche des trois puissances continentales. Malgré les

efforts de lord Ponsonby, M. de Metternich refuse de se

laisser entraîner. La Prusse est plus incertaine, mais,

intimidée par notre ferme langage et retenue par l'Autriche,

elle ne se sépare pas de cette dernière. La Russie est en

coquetterie avec la France. 320

IX. Conclusion: comment convient-il de juger aujourd'hui la

politique des mariages espagnols? 331

CHAPITRE VII.--LES DERNIÈRES ANNÉES DU GOUVERNEMENT DU MARÉCHAL

BUGEAUD EN ALGÉRIE (1844-1847) 337

I. Grande situation du maréchal Bugeaud après la bataille

d'Isly. Ovations qui lui sont faites en France. 337

II. L'insurrection de Bou-Maza. Le colonel Pélissier fait

enfumer des Arabes. Incursions d'Abd el-Kader dans le

Sud. Expédition en Kabylie. 341

III. Idées de Bugeaud sur le gouvernement civil de la colonie.

Pour lui, «l'armée est tout». Ordonnance du 15 avril

1845 sur l'administration de l'Algérie. 348

IV. Le problème de la colonisation. La crise de 1839. La

colonisation administrative. Villages créés autour

d'Alger. 353

V. La Trappe de Staouëli. Bugeaud et les Jésuites. Les

premiers évêques d'Alger. 358

VI. Bugeaud et la colonisation militaire. Ce système est

très critiqué. Le maréchal cherche, sans succès, à

entraîner le gouvernement. 366

VII. Bugeaud, mécontent, parle de donner sa démission. Son

voyage en France et son entrevue avec le maréchal Soult. 371

VIII. L'insurrection éclate en septembre 1845. Massacre de

Sidi-Brahim. Capitulation d'Aïn-Temouchent. Bugeaud

revient aussitôt en Algérie. Sa lettre au préfet de la

Dordogne. 378

IX. Nombreuses colonnes mises en mouvement pour guetter et

poursuivre Abd el-Kader. L'émir, insaisissable, fait

une incursion dans l'Ouarensenis. Son irruption sur le

bas Isser. La Métidja est en péril. Sang-froid de Bugeaud.

Abd el-Kader battu par le général Gentil et rejeté dans

le Sud. 385

X. Le maréchal fait poursuivre l'émir dans le désert.

Il eût désiré porter la guerre sur le territoire

marocain, mais le gouvernement l'en empêche. Massacre

des prisonniers français dans la Deïra. Abd el-Kader, à

bout de forces, est réduit, après sept mois de campagne,

à rentrer au Maroc. 394

XI. Bugeaud supporte impatiemment les critiques qui lui

viennent de France. Discussion à la Chambre, en juin 1845.

Le maréchal parle de nouveau de donner sa démission. 401

XII. Le gouvernement promet à Bugeaud de proposer un essai

de colonisation militaire. Délivrance des prisonniers

français survivants. Soumission de Bou-Maza. 407

XIII. Efforts infructueux de Bugeaud pour convertir l'opinion

à la colonisation militaire. Voyage de M. de Tocqueville

et de quelques députés en Algérie. La Moricière propose,

sur la colonisation, un système opposé à celui du

maréchal. 411

XIV. Projet déposé par le gouvernement pour un essai de

colonisation militaire. Il y est fait mauvais accueil.

Bugeaud, qui s'en aperçoit, conduit une dernière expédition

en Kabylie et donne sa démission. Son départ d'Alger. Le

gouvernement accepte la démission du maréchal et retire

le projet de colonisation militaire. 419

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 6 / 7) · 第 83 / 84 题