I. L'entente cordiale en Espagne. Réaction favorable à
l'influence française. La candidature du comte de Trapani
à la main d'Isabelle se heurte à de graves difficultés.
La candidature du prince de Cobourg n'est pas abandonnée.
M. Bresson, inquiet, interroge son gouvernement. Le duc
de Montpensier est proposé pour l'Infante. Déclarations
faites à ce sujet dans l'entrevue d'Eu, en septembre 1845.
On continue à s'agiter en faveur de Cobourg. Le cabinet
français instruit M. Bresson et avertit le cabinet de
Londres qu'il reprendrait sa liberté si le mariage Cobourg
devenait imminent. Intrigue nouée entre la reine Christine
et Bulwer, au printemps de 1846, pour conclure ce mariage
à l'insu de la France. Lord Aberdeen la fait échouer en
la révélant à notre ambassadeur. Le ministre anglais fait
au duc de Sotomayor une réponse qui semble inspirée par
un sentiment différent. Impression que ces incidents
laissent au gouvernement français. 152
II. L'Orient après 1840. L'Égypte. La question du Liban.
Efforts peu efficaces de la diplomatie française. 175
III. La Grèce. Fâcheux débuts du nouveau royaume. M. Guizot
propose à l'Angleterre de substituer, en Grèce, l'accord
à l'antagonisme. L'entente cordiale à Athènes. Colettis
au pouvoir. Opposition que lui fait la diplomatie anglaise.
Succès de Colettis. La légation de France le soutient et
l'emporte sur la légation britannique. Inconvénients de
ce retour à l'ancien antagonisme. 180
IV. L'entente cordiale se maintient surtout par l'amitié
personnelle de M. Guizot et de lord Aberdeen. Leur
correspondance. Première démission du cabinet tory. Émoi
causé en France à la pensée que Palmerston va reprendre
la direction du _Foreign office_. M. Thiers, au contraire,
qui a partie liée avec lui, s'en réjouit. Le ministère whig
ne peut se former, à cause des objections faites contre
Palmerston. Voyage de ce dernier en France. Chute définitive
du ministère Peel et rentrée de Palmerston. 192