LES MARIAGES ESPAGNOLS.

(Juillet-octobre 1846.)

I. Dispositions hostiles de Palmerston, particulièrement en

Espagne. M. Guizot donne comme instructions à M. Bresson de

marier le duc de Cadix à la Reine et le duc de Montpensier

a l'Infante. M. Bresson croit pouvoir promettre à la reine

Christine la simultanéité des deux mariages. Mécontentement

de Louis-Philippe qui veut désavouer son ambassadeur.--II.

Palmerston nous communique ses instructions du 19 juillet, où

il nomme Cobourg en première ligne parmi les candidats à la

main d'Isabelle. À Paris, on voit dans ce langage l'abandon

de la politique d'entente. M. Guizot ne consent pas encore la

simultanéité, mais il détourne le Roi de désavouer M. Bresson.

Ses avertissements au gouvernement anglais.--III. Lettres

confidentielles que Palmerston adresse à Bulwer pour compléter

ses instructions. Ce qu'il nous cache et ce qu'il nous montre.

Il est dès lors manifeste que Palmerston a rompu l'entente et

que la France est libérée de ses engagements.--IV. La reine

Christine, inquiète de l'appui donné par le ministre anglais

aux progressistes, nous revient; seulement elle exige la

simultanéité. Le Roi se résigne à laisser faire M. Bresson.

Répugnances de la reine Isabelle pour le duc de Cadix. L'accord

sur les deux mariages est enfin conclu à Madrid.--V. Irritation

de Palmerston. Il est appuyé par lord John Russell. Lord

Aberdeen donne tort à M. Guizot. La reine Victoria est très

blessée. Lettre justificative de Louis-Philippe et réponse de

la reine d'Angleterre. L'opinion anglaise prend parti pour

Palmerston.--VI. Attitude de l'opposition française. M. Thiers

la décide à attaquer les mariages.--VII. Palmerston veut

empêcher l'accomplissement du mariage du duc de Montpensier.

Efforts de Bulwer et de son ministre pour soulever une

opposition en Espagne et intimider le cabinet de Madrid. Tous

ces efforts échouent.--VIII. Palmerston cherche à effrayer

et à faire reculer le gouvernement français. Celui-ci ne se

laisse pas troubler et ne modifie rien à ses résolutions.--IX.

Palmerston demande aux autres puissances de protester avec

l'Angleterre. M. Guizot s'occupe de contrecarrer cette démarche.

M. de Metternich refuse de rien faire. La Prusse et la Russie

l'imitent. Célébration des deux mariages.

I

La rentrée de lord Palmerston au _Foreign office_, en juillet 1846,

était un fait gros de conséquences[243]. Il y arrivait avec des

desseins et un état d'esprit qui ne ressemblaient en rien à ceux de

son prédécesseur. Dans ses propos des premiers jours, alors même

que, pour dissiper les méfiances dont il se sentait l'objet, il

déclarait vouloir continuer l'entente cordiale, il ne pouvait cacher

son peu de foi dans cette entente. «Ces gens-là, disait-il à lord

Aberdeen en parlant des Français, sont essentiellement envahisseurs,

agressifs, provocants; en toute affaire, ils veulent se faire une

bonne part aux dépens des autres; comment bien vivre avec eux à

de telles conditions[244]?» Ayant reproché, depuis cinq ans, au

ministère tory d'avoir été «dupe» de Louis-Philippe et de M. Guizot,

d'avoir laissé partout «subordonner» la politique britannique à la

politique française, il entendait que son avènement renversât les

rôles. Sur chaque théâtre, il lui semblait que l'Angleterre avait une

revanche à prendre. Dans sa pensée, le souci permanent, dominant de

la diplomatie britannique devait être de faire partout échec à notre

ambition, de déjouer partout nos perfidies. C'était particulièrement

dans ce qui regardait l'Espagne que le nouveau secrétaire d'État

apportait ces dispositions méfiantes, jalouses et batailleuses. Lord

Aberdeen s'en était aperçu, pendant les entretiens qu'il avait eus

avec lui pour le mettre au courant de l'état des affaires, et, bien

qu'avec discrétion, il avait laissé voir à notre ambassadeur quelque

chose de son impression[245]. Certes, il y avait là, étant donné

l'état de la Péninsule, de quoi inquiéter le Roi et M. Guizot. On

était au lendemain de l'intrigue manquée de Christine et de Bulwer

pour enlever secrètement le mariage de la Reine avec le prince

de Cobourg[246]: si le chef de la légation britannique avait tant

osé sous l'administration de lord Aberdeen, que ne pouvait-on pas

attendre de lui avec un ministre dont le seul avènement devait lui

paraître une invitation à ne plus rien ménager? Le gouvernement

français n'était-il pas fondé à craindre quelque méchante surprise,

comme eût été un mariage Cobourg machiné à la façon du traité du 15

juillet 1840?

[Note 243: Les documents diplomatiques qui seront cités dans le

cours de ce chapitre et du chapitre suivant, sans indication de

source spéciale, sont tirés des recueils de pièces distribués par

les gouvernements français, anglais et espagnol, à leurs parlements

respectifs, des _Mémoires de M. Guizot_, de la _Revue rétrospective_,

enfin de nombreux _Documents inédits_ dont de bienveillantes

communications m'ont permis de prendre connaissance, notamment des

correspondances du comte Bresson, ambassadeur à Madrid, du comte de

Flahault, ambassadeur à Vienne, et du marquis de Dalmatie, ministre à

Berlin.]

[Note 244: Lettre de M. de Sainte-Aulaire à M. Guizot, du 7 juin

1846.]

[Note 245: Lettre du même au même, du 2 juillet 1846.]

[Note 246: Sur la situation de l'Espagne avant l'avènement de lord

Palmerston, voir plus haut le § I du chapitre précédent.]

Sans perdre un jour, dès le 5 juillet 1846, M. Guizot avertit son

ambassadeur à Madrid de l'hostilité probable du nouveau secrétaire

d'État. «Je m'y attends, lui écrivait-il, et je me conduirai en

conséquence. Ce ne sera pas moi qui livrerai l'Espagne à lord

Palmerston.» Il fallait avant tout détourner d'une nouvelle collusion

avec les Anglais la reine Christine, dont un passé très récent ne

nous donnait que trop raison de nous méfier. M. Guizot vit tout de

suite l'argument que lui fournissait la présence au _Foreign office_

de l'ancien protecteur d'Espartero. «Vous en tirerez à coup sûr grand

parti, mandait-il à M. Bresson, pour agir sur la reine Christine et

sur son mari. Ils auront beau faire, ils n'auront jamais dans lord

Palmerston qu'un ennemi, car il ne sera jamais que le patron du

parti progressiste, c'est-à-dire de leurs ennemis.» De plus, pour

s'alléger en vue de la campagne à faire, notre gouvernement n'hésita

pas à jeter par-dessus bord la candidature Trapani, décidément trop

impopulaire en Espagne, et il se rabattit sur l'un des deux fils

de l'infant François de Paule, le duc de Cadix, auquel, depuis

quelque temps, la reine Christine paraissait avoir, de plus ou

moins bonne grâce, «entr'ouvert la porte». Le frère de ce prince,

Enrique, duc de Séville, se trouvait hors de cause; il s'était fait

ouvertement l'homme des radicaux, et le scandale de certaines de ses

démarches l'avait fait exiler d'Espagne. «Le duc de Cadix pour la

Reine et le duc de Montpensier pour l'Infante», c'est ainsi que M.

Guizot résumait son programme. «Poussez décidément au duc de Cadix,

écrivait-il encore à son ambassadeur, et placez le duc de Montpensier

à côté de lui.»

À Madrid, la situation du comte Bresson était difficile. La

reine Christine paraissait plus mobile, plus insaisissable, plus

mystérieuse, plus inquiétante que jamais. Le lendemain du jour où

l'on pouvait croire qu'elle ne voyait pas de trop mauvais oeil le

duc de Cadix, elle semblait revenir à Trapani; puis, au même moment,

avec les amis de l'Angleterre, elle affectait de regretter Cobourg.

Ses confidents, Rianzarès et Isturiz, faisaient même des ouvertures

plus ou moins expresses au sujet de ce dernier prince, comme si,

encouragés par le changement du ministère britannique, ils voulaient

renouer l'intrigue que lord Aberdeen avait fait échouer trois mois

auparavant[247]. Quant à notre nouveau candidat, le duc de Cadix,

il n'avait, ni par son origine, ni par sa personne, un prestige qui

pût nous aider. La jeune reine Isabelle ne cachait pas le peu de

goût qu'il lui inspirait. Nos adversaires tenaient sur ce prince des

propos fort méprisants, ne reculant même pas, pour le déclarer un

candidat inadmissible, devant les assertions physiologiques les plus

étranges[248]. Ajoutez, dans la presse anglaise et chez ceux qui lui

faisaient écho à Madrid, une recrudescence d'invectives injurieuses

contre Louis-Philippe, qui, disait-on, prétendait dicter ses

volontés à l'Espagne[249]. La seule bonne carte de notre jeu était

que le nom du duc de Montpensier se trouvât accolé à celui du duc

de Cadix. Le premier rehaussait le second. M. Guizot le comprenait

bien, quand, tout en recommandant à son ambassadeur de «pousser au

duc de Cadix», il ajoutait: «Placez le duc de Montpensier à côté de

lui.» Toutefois le sens de ces mots ne devait pas être forcé: si le

ministre entendait par là que, dans les pourparlers, on réunît les

deux projets de mariage et que l'un aidât à faire passer l'autre, il

ne revenait pas sur l'engagement pris envers l'Angleterre d'attendre,

pour célébrer le mariage de l'Infante, que la Reine ait eu un enfant.

[Note 247: Ce fait ressort des dépêches et des lettres de Bulwer à

lord Palmerston. (_Parliamentary Papers_, et _The Life of lord John

Russell_, par Spencer WALPOLE, t. II, p. 3.) Il est aussi affirmé

dans une lettre écrite, en novembre 1846, par M. Panizzi à M. Thiers,

sous l'inspiration et d'après les renseignements de lord Palmerston.

(_The Life of sir Anthony Panizzi_, par Louis FAGAN.)]

[Note 248: Lettre inédite du comte Bresson à M. Guizot, du 12 juillet

1846.]

[Note 249: Louis-Philippe écrivait à ce propos au roi des Belges: «Je

suis tellement froissé de ce débordement d'injustice et d'absurdité,

que je préfère ne plus rien dire et n'opposer que le dédain à ces

crédulités volontaires.»]

M. Bresson vit ou feignit de voir dans la lettre du ministre plus

que celui-ci n'avait voulu y mettre. Préoccupé surtout des obstacles

qu'il rencontrait à Madrid et de la lutte qu'il devait soutenir

contre sir Henri Bulwer, estimant que les intrigues récemment

dévoilées de ce dernier et les menaces résultant de l'avènement de

lord Palmerston suffisaient à nous délier vis-à-vis de l'Angleterre,

convaincu d'autre part qu'on n'obtiendrait jamais de la reine

Christine l'abandon réel de Cobourg et l'acceptation sincère de Cadix

si l'on ne lui faisait quelque concession sur le mariage Montpensier,

il crut pouvoir lui annoncer cette concession. Il lui dit donc, le

11 juillet, en lui demandant le «secret», que «le Roi, tenant compte

des embarras de la Reine et voulant lui donner un nouveau témoignage

de sa sollicitude et de son amitié, était disposé à consentir que,

dans toute combinaison Bourbon, M. le duc de Montpensier prît place à

côté du mariage de la Reine, c'est-à-dire que les deux mariages, si

l'un devait faciliter l'autre, se célébrassent ou fussent du moins

déclarés simultanément». La reine Christine accueillit «avec joie»

cette communication. En en rendant compte aussitôt à son ministre, M.

Bresson reconnaissait que «cette grande, importante, indispensable

concession n'était pas aussi formellement exprimée» dans la lettre de

M. Guizot, en date du 5 juillet; mais il invoquait les «commentaires

et développements» que lui avaient envoyés en même temps M. Désages,

directeur au ministère des affaires étrangères, et le jeune duc de

Glucksberg, premier secrétaire à l'ambassade de Madrid, alors à

Paris[250]. De plus, pour prémunir le ministre contre la tentation

d'un désaveu, l'ambassadeur le félicitait chaleureusement de la

décision qu'il lui attribuait: «Grâces vous soient rendues, lui

écrivait-il. J'en suis certain, en sondant votre coeur, vous y

trouvez le contentement d'avoir pris cette résolution!... Dégagé,

affranchi, vous l'êtes mille fois par les procédés des agents

anglais. Je ne prétends pas diminuer vos regrets de la retraite de

lord Aberdeen; mais permettez-moi de vous faire remarquer qu'il n'a

jamais empêché le mal, qu'il s'est borné à vous en avertir quand il

était fait[251].»

[Note 250: Le duc de Glucksberg, qui devait être plus tard duc

Decazes, avait écrit à M. Bresson, le 5 juillet: «Pour sa part, M.

Guizot ne faiblira pas sur le Cobourg. Il n'est pas sans inquiétude

sur le mécontentement qu'on pourra éprouver en Angleterre, en

nous voyant faire immédiatement le mariage Montpensier; mais, se

considérant comme dégagé vis-à-vis d'elle, il est résolu à le

braver.»]

[Note 251: Lettre de M. Bresson à M. Guizot, du 12 juillet 1846.]

Tel était bien le comte Bresson, homme de décision et d'initiative,

ne craignant pas les responsabilités, mais d'une hardiesse prompte

qui risquait parfois d'être un peu compromettante. Sa démarche déplut

au gouvernement français; celui-ci croyait sans doute aux mauvais

desseins de lord Palmerston, mais, jusqu'à ce que ces desseins se

fussent manifestés, il voulait demeurer fidèle à l'accord. Le Roi

surtout protesta avec une vivacité et une émotion dont nous avons

une preuve absolument irrécusable: ce sont les lettres mêmes qu'il

écrivit alors à M. Guizot, retenu au Val Richer par les soins de

son élection; rien ne montre mieux avec quelle loyauté scrupuleuse

et presque timide Louis-Philippe voulait tenir la parole donnée à

l'Angleterre. Ces lettres tout intimes n'eussent peut-être jamais vu

le jour, si les émeutiers de février 1848 ne s'en étaient emparés

en saccageant les Tuileries et l'hôtel du ministère des affaires

étrangères, et si elles n'avaient été, par suite, publiées dans

la _Revue rétrospective_. Ce n'est pas la seule fois où cette

publication s'est trouvée servir la réputation du prince dont on

s'imaginait dévoiler les ténébreuses et perfides machinations[252].

[Note 252: Louis-Philippe, parlant, à la fin de 1849, du mal que

lui avait fait le «mensonge imprimé», disait «qu'il y avait en

revanche un livre auquel il devait un beau cierge, c'était la

_Revue rétrospective_». (_Abdication du roi Louis-Philippe racontée

par lui-même et recueillie par M. Édouard Lemoine_, p. 69.)--Lord

Clarendon, qui avait été collègue de lord Palmerston et l'un des plus

animés contre notre politique espagnole, vint voir Louis-Philippe

à Claremont après la publication de la _Revue rétrospective_, et

lui tint ce langage: «Sire, vous voyez devant vous un de ceux qui

éprouvent le besoin de vous faire amende honorable. Je n'ai jamais

cessé d'admirer votre politique, mais, hier encore, vous n'étiez

à mes yeux que le plus habile des rois; aujourd'hui, je reconnais

sincèrement que vous n'avez jamais cessé d'être en même temps le

plus habile et le plus loyal.» Cet incident est rapporté par M.

Croker, dans un article écrit pour une revue anglaise, d'après les

renseignements mêmes du Roi. Cet article fut traduit et reproduit

dans la _Revue britannique_ d'octobre 1850.]

La première de ces lettres est du 20 juillet: le Roi venait

d'apprendre que son ambassadeur avait consenti en son nom «la

simultanéité des deux mariages»: il ne pouvait comprendre comment

avait pu être faite une démarche aussi «diamétralement contraire à

sa volonté», et il ajoutait: «Un désaveu formel est indispensable.

Comment le faire est la seule question à examiner; mais je n'ai

jamais trompé personne, et je ne commencerai pas aujourd'hui à

laisser tromper qui que ce soit sous mon nom.» La chose lui tenait

tellement à coeur qu'il y revint dans une nouvelle lettre, le soir du

même jour: «Le duc de Montpensier concourt _très vivement_ à tout ce

que je vous ai écrit ce matin. Il faut effacer, annuler formellement

tout ce que Bresson a dit en sus de ce que j'avais autorisé. Il faut

que les reines sachent qu'il était interdit à Bresson de dire ce

qu'il a dit, et que la simultanéité est inadmissible. Il nous a fait

là une rude campagne; il est nécessaire qu'elle soit _biffée_, et

le plus tôt possible. Je ne resterai pas sous le coup d'avoir fait

contracter en mon nom un engagement que je ne peux ni ne veux tenir,

et que j'avais formellement interdit. Voyez comment vous pouvez

arranger ce désaveu. J'attends votre réponse avec impatience.»

Entre un ambassadeur qui s'était avancé trop vite et un souverain

qui voulait reculer avec une sorte d'emportement, M. Guizot était

dans un grand embarras. Il n'approuvait pas entièrement ce qui avait

été fait, mais il craignait qu'un brusque désaveu ne ruinât notre

cause à Madrid[253]. Il s'efforça donc, tout en contenant M. Bresson,

d'apaiser Louis-Philippe. «J'avais déjà écrit à Bresson, mandait-il

au Roi le 22 juillet; je lui ai récrit. Je lui ai envoyé les propres

paroles du Roi. Il fera la retraite nécessaire. Certainement il est

allé trop loin et fort au delà de mes instructions; mais je ne crois

pas qu'il soit allé aussi loin que le Roi le suppose. Il n'a jamais

pu entendre ni dire que le mariage de Mgr le duc de Montpensier

serait conclu, célébré, ou même définitivement arrêté, en même temps

que celui de la Reine.» Ces explications ne satisfirent pas le Roi.

Dans une lettre en date du 24 juillet, il insista plus que jamais

pour un désaveu immédiat, formel, qui «fût remis par écrit» à la

reine Christine, et il pressa son ministère de le rédiger.

[Note 253: M. Guizot se rendait bien compte de l'effet qu'un désaveu

produirait sur M. Bresson. Celui-ci, en effet, à la première nouvelle

qui lui en arriva, écrivit à M. Guizot, le 26 juillet: «Ce serait

tout renverser, tout livrer à nos adversaires, et je ne me chargerais

pas de suivre une négociation aussi délicate dans de pareilles

conditions.»]

Les choses en étaient là, quand une démarche de lord Palmerston

lui-même vint donner raison aux soupçons de M. Bresson et fournir de

quoi lever les scrupules de Louis-Philippe.

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 6 / 7) · 第 43 / 84 题