«Paris, le 1er janvier 1810.
«Monsieur le maréchal, j'ai eu l'honneur de prévenir Votre Excellence,
par ma dépêche du 27 décembre, que, d'après les ordres de Sa Majesté,
les troupes qui se trouvaient dans la Croatie devaient être mises sur
le pied de paix.
«Par suite de nouveaux ordres de Sa Majesté, cette disposition
s'applique à toutes les troupes qui composent l'armée d'Illyrie.
«Je vous prie, monsieur le maréchal, de vouloir bien ordonner toutes
les dispositions nécessaires pour la mise sur le pied de paix de toutes
les troupes que vous commandez.
«En conséquence de ces dispositions, les officiers généraux qui font
partie de l'armée d'Illyrie ne recevront plus, à compter du 1er janvier,
présent mois, le supplément de guerre, et ne jouiront, indépendamment de
leur solde, que d'un traitement extraordinaire de six mille francs, pour
les généraux de division, et de trois mille francs pour les généraux de
brigade, le tout par année.
«Les adjudants-commandants ne toucheront plus le supplément de guerre,
et ceux qui sont chargés des fonctions de chefs d'état-major, dans les
divisions, ne recevront que cent cinquante francs par chaque mois.
«Les bataillons du train ne recevront que la solde déterminée pour le
pied de paix.»